La Vie parisienne

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Trianon , Paris

Du 11 au 21 décembre 2008
Durée : 2 heures 30 entracte compris

MUSIQUE & DANSE

L'opérette d'Offenbach revit : une gare parisienne pleine de voyageurs perdus et d’employés affairés, une brochette de quémandeurs, un zeste de gandins décalés et de demi-mondaines rouées, un arrivage tonitruant d’étrangers impatients de conquérir ce Paris mythique et d’y dépenser leur argent...
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Spectacle terminé depuis le 21 décembre 2008

 

La Vie parisienne

De

Jacques Offenbach

Mise en scène

Gilbert Lemasson

Avec

Florence Barbara

,

Jose Luis Barreto

,

Lauredana Bernardini

,

Rachel Brichler

,

Cybèle Castoriadis

,

Marguerite Chotard

,

Delphine Doriola

,

Emmanuel Frecon

,

Alain Giron

,

James Godet

,

Jean Goyetche

,

Jean-Marie Juhel

,

Nora Ketir

,

Marie-Pierre Laurent

,

Didier Loze

,

Isabelle Mallet

,

Denise Muller

,

Michèle Plocoste

,

Jean-Louis Raymond

,

Catherine Simon-Vermot

,

Claude Teyssedre

,

Danielle Tourrier

,

Lucrèce Vincente

Laurent Zaïk et Bernard Thomas : deux chefs d’orchestre passionnés
L'histoire
Notes diverses de mise en scène
Description et intentions
Le Groupe Lyrique de La Poste et de France Telecom

  • Laurent Zaïk et Bernard Thomas : deux chefs d’orchestre passionnés

Leur rencontre remonte à mars 2007, lors du concert inaugural de Musicora. Ce jour-là, Le Groupe Lyrique de la Poste et de France Telecom que dirige Laurent Zaïk, interprétait des extraits d’Une nuit à Venise de Johann Strauss et de La Belle Hélène de Jacques Offenbach. La qualité et l’enthousiasme de ce choeur firent merveille et déclenchèrent en eux l’envie de partager une aventure artistique : réunir un talentueux orchestre professionnel, avec son histoire et son style propre, avec une troupe lyrique qui a démontré depuis de nombreuses décennies son savoir-faire dans la production d’opérettes.

L’oeuvre était toute trouvée : ils rêvaient tous les deux de monter La Vie Parisienne. Et ils étaient d’accord sur la manière de la réaliser : ils ne voulaient pas d’arrangement orchestral, de choeur réduit ou d’acteurs poussant la chansonnette. La fête devait être grandiose, avec de vrais chanteurs pour les premiers plans, une mise en scène d’époque, et, surtout par l’orchestre complet de 26 musiciens dont disposait Offenbach dans son Théâtre des Bouffes Parisiens. L’Orchestre de Chambre Bernard Thomas allait faire merveille dans ce rôle taillé pour lui.

Choisir La Vie Parisienne pour leur première collaboration n’était pas se placer sous le signe de la facilité. Certes, les clichés de « musique de fête – champagne – cancan – Paris » qui entoure cette partition ont la vie dure. Mais ce qui les a toujours séduit dans l’oeuvre, au-delà de sa célébrité, c’est une fausse simplicité toute mozartienne : un raffinement de l’écriture mélodique au service du théâtre et de la caractérisation psychologique de ces personnages inoubliables, de cette galerie de portraits dans un Paris qui reste étonnamment moderne. Et plus ils étudiaient la partition, plus ils comprenaient la justesse de la remarque de Rossini : par son sens de la scène, par la justesse de ses descriptions, Offenbach est bien le « Mozart des Champs Elysées ».

C’est dans cet enthousiasme que débuta donc une véritable co-direction musicale : pas de hiérarchie ou de préséance, mais une envie commune de partager leurs expériences, leurs idées et leurs envies. Ils ont donc décidé qu’il n’y aurait pas de directeur musical et d’assistant ; ou plutôt si : qu’il y aurait deux directeurs musicaux et deux assistants, chacun d'eux à tour de rôle. Comme lors des douze représentations où ils prennent en alternance la baguette.

Pour réaliser leur rêve, il leur fallait trouver un écrin. Ils connaissaient tous les deux le Théâtre du Trianon pour y avoir donné à plusieurs reprises des concerts ou des représentations. Un lieu étonnant : un véritable théâtre lyrique avec sa fosse - lieu devenu rare à Paris - et aussi une acoustique exceptionnelle pour les voix. Sans parler de son histoire, qui, depuis 1902, a vu naître nombre d’ouvrages lyriques de La Belle Epoque et des Années Folles. Pour ces fêtes de fin d’année, ils espérent juste que vous prendrez autant de plaisir qu'eux à voir revivre la Vie Parisienne.

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  • L'histoire

Une gare parisienne pleine de voyageurs perdus et d’employés affairés, une brochette de quémandeurs, un zeste de gandins décalés et de demi-mondaines rouées, un arrivage tonitruant d’étrangers impatients de conquérir ce Paris mythique et d’y dépenser leur argent. Parmi eux un couple de nobliaux suédois, le baron et la baronne de Gondremarck, et un brésilien sans scrupules... Gardefeu, vicomte oisif moyennement fortuné est venu attendre sa nouvelle maîtresse, la courtisane Métella. Sur le même quai et pour la même raison le joyeux Bobinet, dragueur sans fortune, est également venu attendre... La belle apparaît bien, mais aux bras d’un troisième homme... Voila l’acte 1 de cette Vie Parisienne vue par le trio " infernal " Offenbach, Meilhac et Ludovic Halèvy.

A l’acte 2, Gardefeu déçu par le " lâchage " de Métella a jeté son dévolu sur la belle baronne et va tenter d’écarter le baron. Il a emmené le couple chez lui, lui faisant croire qu’il était au Grand Hôtel. Nous retrouvons tout un petit monde d’immigrés juifs allemands (situation qui sera totalement gommée dans les versions de La Vie Parisienne adaptées après 1870), invité par Gardefeu à une table d’hôte exigée par le baron. Les invités font éclater une joie de vivre bon enfant tout en s’amusant aux dépends du baron éberlué mais au fond amusé... Cependant, particulièrement dans les relations entre Métella revenue bien vite s’expliquer chez Gardefeu, mais surtout dans les relations ambiguës du bottier Frick et de la gantière Gabrielle, il flotte dans cet acte une atmosphère sous-jacente de plaisirs plus ou moins interdits... Bagues, bracelets, collier d’un coté et, de l’autre, la botte... le gant... le cuir... la peau...

A l’acte 3 l’ambiance est toute autre. Dans un hôtel particulier bien pensant, notre baron suédois, persuadé d’être invité dans le " grand monde parisien ", sera l’objet des moqueries et des mystifications d’une maisonnée moqueuse et impitoyable... Bobinet, pour permettre à Gardefeu de rester seul avec la baronne, a organisé une fête de nuit en l’honneur du baron, mais sans vrais invités, rien que des domestiques déguisés. Poussés par Bobinet, avec Pauline à leur tête, les domestiques vont se livrer à une parodie du dit " grand monde " et entraîner le baron dans une fête alcoolisée pour que tout "  tourne, tourne, tourne "... A l’inter-tableau, la baronne revenant de l’opéra reçoit une lettre de Métella qui lui dévoile la situation. Elle va se venger autant de Gardefeu que de son mari qu’elle pense infidèle...

A l’acte 4 nous sommes au bal masqué et les masques tombent ! Tout le monde se " déboutonne ", y compris Métella qui se découvre encore amoureuse de Gardefeu... Et après tout, pourquoi ne pas jouir de cette ville superbe, de ce Paris lumineux et pour certains heureux... Restons joyeusement inconscients : " Oui voilà, voilà la vie parisienne " et ayons donc le " feu partout " ! Dans peu de temps nous serons en 1870 qui sonnera la fin de l’empire de Napoléon III et le désastre...

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  • Notes diverses de mise en scène

La Vie Parisienne... Photographie d’une époque ? Ou plutôt miroir de toutes les époques où chacun peut se voir ? Et même miroir sans tain laissant deviner derrière une réalité que l’on se refuse à voir vraiment... Jeu de miroir à l’infini. Devant le miroir, c’est la folle gaîté, c’est le clinquant, c’est la joie, c’est l’amour, c’est l’argent, c’est le jeu, c’est la danse... Derrière le miroir : la réalité. Offenbach et ses deux librettistes et amis ( Henri Meilhac et Ludovic Halévy ) n’étaient pas hommes à ignorer cette réalité, ils l’ont simplement enveloppée d’un voile qu’il est facile de lever.

En ces années 1866/1867, Paris est la ville lumière, elle attire les visiteurs éblouis venant pour l’exposition. Sous les yeux du petit peuple de Paris, assez misérable, accourent les visiteurs. Ce sont des gens aisés et même des grands de ce monde, des monarques, des puissants accueillis par une aristocratie, qui, si elle a perdu de sa superbe, garde encore un sens aigu de sa position sociale.

Le monde des petits est un monde où il faut survivre et qui garde en lui les effets des révolutions (75 ans seulement nous séparent de 1789). Nous verrons ainsi les domestiques s’ériger en censeurs de ceux qui se croient encore des maîtres, se jouer d’eux, les imiter, les parodier grotesquement et si possible les gruger. Pour survivre, il y a comme toujours d’autres expédients, la prostitution visible ou cachée est permanente. Elle va des demi-mondaines célèbres, cultivées et courtisées (Métella) à des filles issues de l’immigration qui trouvent une position sociale précaire et a l’occasion se donnent pour de l’argent (dans la version de la création, Gabrielle est une gantière juive allemande immigrée qui ne résistera pas aux avances du richissime brésilien).

On y lit, on y voit, on y entend Offenbach et ses créatures mythiques, personnages fabuleux que sont déjà ou seront plus tard les Deux Aveugles, La Belle Hélène, La Grande Duchesse, Le Brésilien, La Périchole, Croquefer, La Fille du Tambour-major et bien d’autres... Sa musique les fait naître, les fait vivre...

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  • Description et intentions

Pièce en 4 actes et 1 inter tableau donnée en 2 parties (actes 1 et 2 enchaînés, entracte unique puis acte 3, inter-tableau et acte 4 enchaînés).
Livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy. Musique de Jacques Offenbach.

Elle est créée à Paris dans sa version d'origine en 5 actes en 1866. Puis elle est reprise à Paris dans une version en 4 actes en 1873 (donc après la guerre de 1870). La reprise de 1873, outre la suppression d'un acte (dont le spectacle actuel garde la pièce importante - un air de la baronne- sous la forme de l'inter tableau placé entre les actes 3 et 4), elle était caractérisée par l'effacement de toutes les allusions et de toutes les paroles allemandes qui avaient été utilisées à la création (1866). C’est particulièrement net au 2ème acte où tous les invités, y compris la gantière Gabrielle, étaient immigrés juifs allemands à Paris. C'est cette version que l'équipe du spectacle a voulu rétablir, cela apporte à cette pièce réputée superficielle une profondeur qui ne nuit cependant pas à son entrain et sa gaîté.

Comme dans beaucoup d'ouvrages d'Offenbach, la critique sociale est toujours présente même si elle est volontairement voilée et peut ne pas être perceptible lors d'une lecture rapide au 1er degré... La demi-mondaine Métella, le joyeux brésilien, la pimpante gantière, le bottier amoureux de son art, le naïf baron et sa pure épouse, les domestiques plein d'esprit peuvent être vus sous des angles différents : la prostituée de haut vol (Métella), le bandit voleur (le brésilien), la fausse midinette en quête de position sociale (Gabrielle), le souteneur connu sous l'appellation de " major de table d'hôte " (le bottier Frick), le jouisseur venu s'en fourrer jusque là à Paris et son épouse un peu gourde (le Baron et la Baronne), les domestiques sournois et méchants (Prosper et Urbain)... A chacun sa lecture, à chacun sa vision, à chacun son plaisir... Et à nous le devoir de plaire à tous sans trahir l'oeuvre.

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  • Le Groupe Lyrique de La Poste et de France Telecom

C'est une association de personnel soutenue par La Poste (DNAS) et les C.E. de France Telecom. Elle a pour but premier de développer au sein du personnel des deux entreprises le goût de la musique vocale, en tant que spectateur ou en tant qu’acteur. Son action se concrétise par la réalisation de spectacles qui sont, essentiellement, des représentations d’opérettes ou des concerts de choeurs.

En plus des représentations dédiées principalement aux agents et à leurs familles, ces spectacles sont fréquemment donnés dans des buts caritatifs ou sociaux à Paris et en province. La troupe comporte 45 chanteurs, danseurs et techniciens.

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