Situé juste aux pieds du quartier de Montmartre, le Trianon est un lieu emblématique du spectacle depuis plus de 120 ans !
Créé en 1894, il a accueilli les plus grands artistes de la Belle Epoque et même inspiré Jacques Brel. Suite à un incendie en 1900, le Trianon a été reconstruit en théâtre à l'italienne, lui donnant la forme qu'on lui connait aujourd'hui. Rénové en 2010, le Trianon devient une veritable institution, une salle de spectacles et notamment de concerts au charme certain et à l'acoustique parfaite.
Avec une capacité de 1000 à 1500 spectacteurs, la salle accueille aujourd'hui de grands artistes français et internationaux, des artistes montants comme des grandes stars.
Le retrait des places s'effectue 1h avant le début du spectacle.
La salle est accessible aux personnes à mobilité réduite, merci de le préciser avant votre commande au 01 44 92 78 05 (pour vérification des disponibilités).
La salle dispose d’un ascenseur permettant d’accéder au niveau principal : fosse d’orchestre, bar et toilettes handicapés.
Un bar est à votre disposition dans l'enceinte du théâtre, il est ouvert 1h avant chaque représentation.
Les trottinettes, vélos ainsi que leurs batteries si ceux-ci sont électriques, ne pourront pas être déposés au vestiaire pour des raisons de sécurité. Aucune batterie ne sera être acceptée dans l’enceinte de l’établissement.
Dans ce théâtre, le personnel d'accueil est rémunéré au pourboire.
En 1894 le jardin de l’Elysée Montmartre est réquisitionné pour permettre la construction du nouveau café concert le « Trianon-Concert », premier nom de cette salle de spectacles, l’une des plus anciennes de Paris et un des haut- lieux de la vie des plaisirs à Montmartre au 19ème siècle.
En 1897, Le Trianon et l’Élysée-Montmartre sont réaménagés par leur nouveau propriétaire: on sépare le bal du café-concert. Au Trianon, opérette, les tours de chants, les revues, autres poètes-chansonniers, et à l’Élysée-Montmartre, la danse et le patinage. Pour ce faire, l’architecte et décorateur Édouard Jean Niermans (1859- 1928) réutilise la charpente métallique récupérée du Pavillon de France édifié par Gustave Eiffel pour l’Exposition universelle de 1889.
Mais alors que la Belle Epoque battait son plein, un incendie détruisit le music-hall et une partie des dépendances de l’Elysée-Montmartre dans la nuit du 17 au 18 février 1900.
Le journal «Le Petit Bleu» fit une description du sinistre : «Trianon, le joyeux music-hall montmartrois a vécu. Hier encore, Frégoli, le protéiforme personnage, y attirait tout Paris. Aujourd’hui, ce n’est plus qu’un amas de cendres, un chaotique enchevêtrement de ferrailles tordues, demi-rompues. De la salle de théâtre, il ne reste que la place. Le jardin d’hiver est dévasté, tout y est détruit, à peine a-t-on pu sauver la carcasse de la grande salle des fêtes élevée l’année dernière dans le jardin. Le feu a jailli là où s’ébaudirent les provinciaux devant les jeux désopilants des artistes chorégraphiques : La Goulue, Grille d’Egoût, Valentin le désossé, qui, avant Trianon, vinrent à la même place, illustrer les lieux qui s’appelèrent alors Elysée-Montmartre.»
Albert Chauvin, le propriétaire, commande la reconstruction de l’établissement par Joseph Cassien-Bernard (architecte du Pont Alexandre- III et élève de Charles Garnier) et, le 18 décembre 1902, ouvre un élégant « théâtre à l’italienne » de 1 000 places, sous le nom de « Trianon-Théâtre ».
Valse des noms au rythme des modes et de la destination du lieu. Il y eut successivement le “Théâtre Victor Hugo” (1903), un théâtre subventionné, qui accueillait des pièces classiques, le “Trianon Lyrique”, entre 1917 et 1920, puis “Le Trianon” tout court. En 1908, c’est une succursale de l’Opéra-Comique spécialisée dans l’opérette.
En 1936, le Trianon se consacre entièrement au music-hall avec la célèbre Yvette Guilbert habituée du Trianon depuis ses débuts, et aussi sont à l’affiche des artistes très populaires à l’époque tels que Marie Dubas, Fréhel ou Pierre Dac.
Un peu avant la seconde guerre mondiale de 1939, le cinéma récupère cette magnifique et immense salle de 1000 places (deux niveaux de balcons, comme au Grand Rex) et devient le Cinéphone Rochechouart, un cinéma à temps plein où films hexagonaux et grands films hollywoodiens se côtoient sous les moulures 1900.
Changement imposé par l’histoire, les années de guerre et leur bouleversement démographique : pénurie d’artistes, manque de musiciens, qui partent de Paris en nombre…, mobilisations, départs au front et au STO. Les projecteurs installés depuis 1939 tournent désormais à fond. La salle connait un grand succès.
Cela ne devait pas durer, mais après-guerre, le lieu reste dédié au cinéma : pas d’hésitation à avoir, l’offre de films américains est pléthorique, et c’est bien l’âge d’or des salles de cinéma de quartier. La couleur et le cinémascope attirent le public.
Cinéma populaire que fréquenta Jacques Brel lors de son 1er séjour à Paris, au début des années 1950, alors qu’il logeait à l’hôtel Stevens à Pigalle et chantait aux Trois Baudets. L’auteur y écrivit plusieurs de ces textes à succès, installé dans l’une des loges à l’abri du froid. Brel composait dans une semi pénombre, car on avait conservé des années d’occupation l’habitude de garder une faible lumière dans la salle pendant les spectacles.
Dans les années 1970, le Trianon se spécialise dans les films de karaté et de kung-fu, l’époque de Bruce Lee va durer une vingtaine d’années.
Mais à partir de 1985 le cinéma traversa une crise très importante et vît peu à peu disparaître sa clientèle. Les salles dites «populaires» fermèrent les unes après les autres, les premiers touchés étant les exploitants indépendants. Le Trianon restera une des dernières grandes salles parisiennes de cette catégorie et devra à son tour fermer les portes à son public cinéphile en 1992.
Néanmoins, le Trianon gardera un lien particulier avec le 5ème art. En 1983, le Ministre de la Culture Jack Lang y a inauguré le 1er festival Kung-Fu organisé par le journal Libération et en 1992, le Festival International du Film à Cannes y a fêté les 15 ans d’ «un certain regard».
Quelques temps plus tard, d’autres spectacles verront le jour sur la scène du « Trianon », mais dans un autre registre. Le Trianon revient à sa première activité, le spectacle.
En 2010, il a été complètement restauré par Julien Labrousse et Abel Nahmias dans un souci de préservation du patrimoine et de sa patine originale. Il a ouvert avec une série d’artistes de premier plan tels que Rihanna, Vanessa Paradis, M, Stromae, Johnny Hallyday, Texas, ou encore Pharrell Williams.
Après une saison à guichets fermés au Théâtre de la Porte Saint-Martin, au Théâtre Antoine et au Théâtre Montparnasse, La prochaine fois que tu mordras la poussière revient à Paris. Adaptation du roman éponyme de Panayotis Pascot vendu à plus de 400 000 exemplaires, la pièce sera à l'affiche au Trianon en fin d'année 2026 pour dix représentations exceptionnelles.
Venez voir ce que vous adorez écouter. Depuis dix ans, Transfert vous raconte des histoires vraies. Celles de gens ordinaires qui ont traversé l’extraordinaire. Le 8 septembre, pour la première fois, ces histoires s’invitent sur scène au Trianon, à Paris.
80, boulevard Rochechouart 75018 Paris