La Chambre d'Isabella

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MC93 , Bobigny

Du 12 au 13 avril 2019
Durée : 2 heures

CONTEMPORAIN

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A ne pas manquer

,

Coups de coeur

,

En langue étrangère

,

In English

,

Théâtre musical

Neuf interprètes disent, jouent, dansent et chantent la vie d’Isabella, dans une forme théâtrale particulièrement ouverte et invitante, explosive et bouleversante. Une pièce magique de Jan Lauwers, à ne surtout pas manquer ! En français et en anglais surtitré en français.
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Photos & vidéos

La Chambre d'Isabella

De

Jan Lauwers

Mise en scène

Jan Lauwers

Avec

Anneke Bonnema

,

Hans Petter Dahl

,

Viviane De Muynck

,

Misha Downey

,

Julien Faure

,

Yumiko Funaya

,

Benoît Gob

,

Muriel Hérault

,

Jan Lauwers

,

Tijen Lawton

,

Maarten Seghers

En français et en anglais surtitré en français.

  • Comédie musicale tragique

Isabella Morandi, quatre-vingt-quatorze ans, aventurière sans doute un brin fabulatrice, a traversé le XXe siècle à la vitesse d’un météore. Aveugle et solitaire, recluse dans sa petite chambre parisienne, entourée de milliers d’objets exotiques lui rappelant son étonnante existence, elle revient sur le secret de sa naissance. Isabella raconte sa vie, ses amours vivants et morts. Elle participe à une expérience scientifique au cours de laquelle une caméra projette des images directement dans son cerveau. Les souvenirs défilent, prennent vie et corps sur scène, comme un flash-back cinématographique.

Par la Needcompany.

  • Une inoubliable claque

Depuis sa création au festival d’Avignon en 2004, La Chambre d’Isabella n’en finit pas de diviser le public : il y a ceux qui l’ont vue (et très souvent revue), et puis ceux qui en rêvent. Il y a ceux qui veulent en parler et ceux qui guettent le rais de lumière sous la porte. Les premiers tentent de raconter ce qui est devenu un moment de leur vie : le récit d’Isabella Morandi, aveugle et majestueuse, 94 ans, 73 amants, et la légende du prince du désert, et cette chanson, aussi, We just go on, qui revenait sans cesse, et ces objets africains par milliers… Mais hélas, les autres, perplexes, restent devant la porte de cette chambre, qu’ils sont impuissants à imaginer.

N’attendez donc pas d’y pénétrer avec des mots, car La Chambre d’Isabella est un spectacle en forme de pièce à vivre, où se croisent avec une unique fluidité le récit, la danse, la musique et le théâtre. Beau paradoxe : elle offre tout ensemble un moment d’infinie douceur et une inoubliable claque. Culte, mythique, légendaire : ces termes génériques viennent à point nommé pour présenter un spectacle qui ne ressemble à rien de connu et qu’on ne saurait décrire sans l’amoindrir.

La chambre d’Isabella renferme un secret et, ce secret à peine dévoilé, elle devient elle-même un secret : impossible à raconter, seulement possible à vivre. Considérons les choses : sur le plateau, une multitude d’objets exotiques, des hommes et des femmes qui traversent la scène en chantant, en dansant, en jouant de la guitare, et au centre de la scène comme au centre du récit, Isabella Morandi, vieille et majestueuse, lumineuse et aveugle, incarnée par l’extraordinaire Viviane De Muynck.

Vous ne voyez pas ? Et si l’on vous raconte la vie d’Isabella, ses parents, Arthur et Anna, le gardien de phare et le prince du désert, leur mensonge noyé dans l’alcool et dans la mer, les 73 hommes passés entre ses bras, son chagrin, sa tendresse, sa chambre ? Et puis, un siècle d’histoire, d’histoires d’amour, d’histoires d’Afrique, l’histoire du monde en fait… Non, vous ne voyez toujours pas ?

« Quand mon père est décédé, il y a deux ans, il m’a laissé en héritage environ 5 800 objets ethnologiques et archéologiques, racontait Jan Lauwers en 2004. Mon père était médecin, mais à ses heures il était aussi ethnographe amateur. Enfant, ça n’a jamais suscité de questions chez moi : j’ai grandi parmi ces objets. Après coup, on se demande évidemment ce qui suscitait cette passion. Quand on se retrouve avec cette collection sur les bras, on doit de surcroît décider quoi en faire. C’est également une question éthique, car nombre de ces objets ont sans doute été dérobés à ceux qui les ont réalisés, et se sont ainsi retrouvés dans un contexte qui n’est pas le leur. Tout cela m’a amené à écrire une histoire à propos de cette collection. Bien entendu, elle contient beaucoup d’éléments (auto)biographiques. Mais l’histoire est racontée par une femme, Isabella Morandi, qui en réalité n’a jamais existé. Son récit commence en 1910 et il va jusqu’à nos jours. »

Vous commencez à y voir un peu plus clair ? Admettons. Mais une chose continue sans doute à vous étonner : l’effet fantastique que ce spectacle semble exercer sur l’entièreté de son public partout dans le monde, ces gens qui l’ont vu deux, trois ou quatre fois, leurs soupirs, leurs sourires, et ce mystère encore. Qu’ont-ils vu de si important ? Qu’ont-ils senti de si fort ? Que cherchent-ils à retrouver ? Peut-être la clé est-elle dans les intentions de Jan Lauwers : « Par le passé, j’ai souvent fait des spectacles noirs. Morning Song a été un tournant à ce point de vue. Comment cela se fait-il ? Ce qui se passe actuellement sur la scène du monde réel me pèse énormément. De plus, il y a eu, récemment, la mort de mon père. C’est sans doute pour cela que j’avais besoin de faire un spectacle blanc. (…) Je voulais que cette pièce donne un peu de bonheur aux gens. Ce n’est pas que je fais des compromis. Je traite toujours les mêmes thèmes, l’érotisme, le pouvoir, la mort, mais cette fois-ci, les comédiens ménagent le public. »

Hésitez-vous encore, devant la porte entrebâillée ? Pensez-vous avoir compris ? Non, vous n’avez rien vu, et vous n’aurez rien vu tant que vous n’aurez pas pénétré, pour de vrai, dans La Chambre d’Isabella. Pour y aller, pour y revenir, la porte est grande ouverte.

  • La presse

« Entre exotisme revendicateur, message de tolérance et voracité existentielle, une « comédie musicale tragique » dont on garde longtemps en bouche le goût épicé.» Télérama

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