L'oiseau vert

le 16 décembre 2010
2h15 sans entracte

L'oiseau vert

CLASSIQUE Terminé

Hymne à la théâtralité, L'Oiseau vert fait revivre le merveilleux et l'absurde du théâtre de la commedia dell'arte.

  • La pièce

Le roi de Montagne ronde, Tartaglia parti depuis 18 ans se battre contre " les rebelles " , revient de guerre. Pendant son absence, sa femme, la reine Ninette est accusée d'infidélité par la reine mère, l'affreuse Tartagliona, Reine des Tarots. Celle-ci fait donc enterrer Ninette vivante sous l'évier...

Mais cette dernière survit dans le plus grand secret grâce aux soins d'un étrange oiseau vert. Ses jumeaux, que Pantalon, le premier ministre du roi, était chargé de supprimer, ont été recueillis par un charcutier, Truffaldino, et sa femme, Sméraldine.

Les jumeaux, jeunes philosophes présomptueux, apprenant qu'ils ne sont pas les enfants de Truffaldino et de Sméraldine, décident de partir à la découverte de la vie et de l'identité de leurs parents véritables...

  • Note de mise en scène

Comédie loufoque, mêlant la tradition " typologique " de la commedia dell'arte, L'Oiseau Vert est un théâtre du merveilleux toujours contaminé par le trivial. La pièce touche pourtant par détour, sans se l'avouer, à l'extrême sensibilité des êtres, tout comme elle est une réflexion sérieuse sur les formes philosophiques et les travers de la nature humaine. Théâtre de l'action poétique, du mouvement, la pièce impose un espace scénographique multiple, jouant des juxtapositions, du traitement en profondeur, en à-plat, hymne à la machinerie du deus ex-machina des théâtres italiens des XVIIème et XVIIIème siècles...

Pour ce qui est des masques, un choix s'impose tant il est impossible de faire cohabiter ou de mettre en concurrence acteurs masqués et acteurs dévoilés, le risque est grand ici que l'une ou l'autre composante apparaîsse fausse ou hypocrite. Ainsi, outre les rôles de Barbarina et celui de Pompea (rôles de la jeunesse, de la quête d'identité, de l'avenir) ou encore celui de Ninette (la mère enterrée vivante), tous les autres personnages féminins, issus de la tradition italienne (Sméraldine et Tartagliona), seront joués par des hommes. Utiliser le visage de l'homme comme un masque, une artificialité qu'un travail sur le maquillage et les perruques viendra peaufiner et rendre homogène avec les rôles masculins.

Le merveilleux de Gozzi impose d'inventer un endroit de l'acteur, de la représentation du personnage, qui le rende exceptionnel et de mettre le spectateur directement en lien avec le propos de la pièce. La fonction d'emploi ici est impossible. Le jeu ici est d'entrer dans l'énergie , la vivacité, la faconde, la truculence contenues dans cette réinvention de la commedia dell'arte qu'est le théâtre fiabesque de Gozzi. Pas de psychologie évolutive, c'est le merveilleux qui compte ici, questionnant la nature même de l'illusion théâtrale.

Nous nous attacherons par ailleurs à faire vivre la musique au coeur du texte, en exhumant des partitions oubliées de chansons de la commedia dell'arte. Retraduites pour les acteurs chanteurs et pour un musicien (luth, théorbe, guitare et percussions), les chansons et " mélodies " rythmeront le voyage de Renzo et de Barberina depuis le Royaume de Montagne Ronde jusqu'au jardin de la fée Serpentine.

Sandrine Anglade


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Spectacle terminé depuis le jeudi 16 décembre 2010

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