Une adaptation au féminin de Koltès, entre manifeste intime et quête de l’autre.
Une femme traverse la nuit et s’accroche aux mots pour survivre, ne pas disparaître. Un solo physique, drôle et politique adapté de Koltès. Dans la nuit, une femme parle.
Elle parle pour tenir, pour ne pas s’écrouler, pour ne pas disparaître. Elle cherche quelqu’un — une présence, une écoute, un regard — et s’accroche aux mots comme à une ligne de vie. Adapté de La Nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès, Juste la nuit en propose une traversée au féminin. Une femme en marche, exposée à la menace et aux regards, livre une parole urgente, physique, qui déborde. Au cœur de l’expérience, les spectateurs, équipés de lampes torches, dessinent la présence de Léa Dumont, la comédienne — fragment par fragment.
Juste la nuit fait ainsi surgir de l’ombre une parole politique et intime, à la fois manifeste et confession. Une parole qui refuse le silence, qui cherche à dire ce qui reste coincé, ce qui ne trouve plus sa place. Entre tension, humour et fragilité, ce seule-en-scène interroge notre époque : comment parler quand le monde déborde déjà de mots ? Comment être entendu ? Et surtout, comment continuer à croire en l’autre ?
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