Il faut qu’une porte soit ouverte (…) / On ne saurait penser à tout

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Nanterre - Amandiers , Nanterre

Du 16 mars au 09 avril 2011
Durée : 2h

CLASSIQUE

Tout le talent théâtral de Musset dans deux petites comédies « à proverbe » aux dialogues alertes et rythmés, véritables petits trésors à redécouvrir, qui sous une apparente fantaisie savent dire la complexité des rapports humains en général et des rapports amoureux en particulier.
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Spectacle terminé depuis le 09 avril 2011

 

Il faut qu’une porte soit ouverte (…) / On ne saurait penser à tout

De

Alfred de Musset

Mise en scène

Frédérique Plain

Avec

Jean-Jacques Blanc

,

Rodolphe Congé

,

Johan Daisme

,

Jonathan Manzambi

,

Caroline Piette

Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée et On ne saurait penser à tout de Musset.

  • Deux pièces à redécouvrir

Tout le talent théâtral de Musset dans deux petites comédies « à proverbe » aux dialogues alertes et rythmés, véritables petits trésors à redécouvrir, qui sous une apparente fantaisie savent dire la complexité des rapports humains en général et des rapports amoureux en particulier. Ces petites comédies, qui ont connu un très grand succès à leur création, sont tombées dans l’oubli et considérées comme mineures. C’est pour cela que Frédérique Plain veut les faire entendre de nouveau dans leur radicalité, leur drôlerie, leur légèreté, leur incroyable « modernité ».

  • Deux comédies

Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée est une discussion/débat sur l’amour, en même temps qu’une scène de séduction amoureuse. Cet écart passionnant entre les allégations des protagonistes et le rapport qui s’instaure entre eux, contredisant pleinement ces allégations, fait toute la saveur de la pièce.

On ne saurait penser à tout est une pièce plus anarchique. Le vieux baron y représente la caricature de la société corsetée du second Empire, tandis que le marquis et la comtesse sont déjà dans une autre époque, plus libre en apparence, voulant s’aimer « librement », sans se plier aux règles. Cette pièce a des allures de fantaisie mais, dans sa folie même, elle porte en germe un puissant moteur de dérision et de contestation des normes établies.

  • Jouer Musset

Jouer Musset, c’est marcher sur un fil. Sa langue mêle poésie, trivialité, ironie et humour. Il écrit d’un seul jet, par bouffées d’inspiration poétique parfois délirante. Il jette sur le papier des personnages saisis sur le vif, inachevés, brouillons. Ces pièces sont des pièces intimes. Les personnages sont chez eux, dans leur quotidien. Le spectateur assiste à leurs discussions comme un voyeur. Plus les acteurs s’efforceront de ne pas jouer des personnages, en interrogeant sans cesse la frontière entre eux-mêmes et leur rôle, plus les situations quotidiennes de ces pièces entreront en résonance avec notre présent, et plus la langue de Musset, sans perdre de sa poésie, parviendra au spectateur dans son concret et sa modernité.

Frédérique Plain

  • Extrait

Le comte se lève et prend son chapeau : Tenez, marquise, je vous dis adieu. Vous me feriez dire quelque sottise.
La marquise : Quel excès de délicatesse !
Le comte : Non ; mais, en vérité, vous êtes trop cruelle. C’est bien assez de défendre qu’on vous aime, sans m’accuser d’aimer ailleurs.
La marquise : De mieux en mieux. Quel ton tragique ! Moi, je vous ai défendu de m’aimer ?
Le comte : Certainement, de vous en parler, du moins.
La marquise : Eh bien ! je vous le permets ; voyons votre éloquence.
Le comte : Si vous le disiez sérieusement…
La marquise : Que vous importe ? pourvu que je le dise.
Le comte : C’est que, tout en riant, il pourrait bien y avoir ici quelqu’un qui courût des risques.
La marquise : Oh ! oh ! de grands périls ? monsieur.
Le comte : Peut-être, madame ; mais, par malheur, le danger ne serait que pour moi.
La marquise : Quand on a peur, on ne fait pas le brave. Eh bien ! voyons ; Vous ne dites rien ? Vous me menacez, je m’expose, et vous ne bougez pas ? Je m’attendais à vous voir au moins vous précipitez à mes pieds comme Rodrigue ou M. Camus lui-même. Il y serait déjà, à vote place.
Le comte : Cela vous divertit donc beaucoup de vous moquer du pauvre monde ?
La marquise : Et vous, cela vous surprend donc bien, de ce qu’on ose vous braver en face ?

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