Galilée, le mécano

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Reine Blanche , Paris

Du 14 septembre au 28 octobre 2018
Durée : 1h30

CONTEMPORAIN

,

Biopic

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Pièce historique

Ce spectacle, joué pour la première fois en France, nous conte la vie tumultueuse de cet immense scientifique, génial inventeur de la lunette astronomique, qui fit de la physique une science expérimentale.
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Galilée, le mécano

De

Francesco Niccolini

,

Marco Paolini

Mise en scène

Gloria Paris

Avec

Jean Alibert

  • Pour la première fois en France

« Et pourtant, elle tourne ! » En rupture avec son époque, Galilée valide la thèse de Copernic : la Terre tourne autour du Soleil ! Les complications peuvent commencer… Ce spectacle, joué pour la première fois en France, nous conte la vie tumultueuse de cet immense scientifique, génial inventeur de la lunette astronomique, qui fit de la physique une science expérimentale. Avec humour, elle éclaire des notions telles que l’espace et le temps… et nous tient en haleine : comment Galilée n’a t-il pas été brûlé ?

Avec la participation artistique de l’ENSATT.

  • La presse

« Aborder avec humour des notions complexes... Un spectacle brillant, passionnant et parfaitement mis en scène par Gloria Paris. À ne pas manquer ! » Sortir à Paris, 30 août 2018

  • Notes d'intention

La création d'un texte de Marco Paolini est une première, en France.
Je ne me serais jamais retrouvé à répéter Galilée, le mécano, si je n'avais pas rencontré Elisabeth Bouchaud.
J'ai rencontré Elisabeth il y a deux ans lorsque j’ai joué au Théâtre la Reine. Au cours de notre première conversation, avant même de nous connaître, nous avons parlé de Galilée.
Même si je suis, depuis longtemps, comme l'espèce humaine tout entière, fasciné par le ciel et les étoiles, rien ne m'aurait décidé à prendre la parole un jour, sur le fondateur de la pensée scientifique moderne. Je n'aurais pas osé.
Cependant j'ai toujours eu une attirance particulière pour la vie de cet homme, Galilée, dont l'humiliation subie par l’abjuration est étroitement liée à la force de sa pensée et à son destin. Je ne suis pas scientifique. Je ne suis pas historien. Je suis comédien.
La pièce de Brecht m'a toujours semblé traiter plus de Brecht que de Galilée. Il me manquait l'instrument extravagant pour approcher Galilée avec les yeux et les oreilles écarquillés.
Il me fallait un récit.
Marco Paolini est un des noms les plus connus, en Italie de ce qu'on appelle le Théâtre de narration. C'est un auteur-acteur, son théâtre se fonde entièrement, en parenté avec Dario Fo, sur la figure du narrateur. Il y a plus de trente ans, à Venise, nous avons joué sur le même tréteau.
« Jean, j'espère que tu trouveras la patience nécessaire pour faire tien ce travail. Le talent ne te manque pas, le reste il faudra le construire. Je t’embrasse. » Marco.
Un frère de masques m'a transmis son récit comme un cadeau, pour le porter à l'assemblée des spectateurs, et les tenir en haleine.
Voilà le sens du défi que je me propose de relever avec celle et ceux que la fortune à placé sur ma route Gloria Paris, Anouk Audart et Laurent P. Berger, mes complices.

Jean Alibert

Quand j’ai quitté l’Italie pour venir m’installer en France j’ai emporté trois livres : mon manuel de philosophie, celui d’histoire de l’art et le Dialogue sur les deux grands systèmes du monde de Galilée, sans savoir pourquoi. Ce n’est certainement pas un livre distrayant à lire dans le fameux Palatino, le train de nuit qui reliait Rome à Paris. Mais la jeune bachelière que j’étais savait que ce livre était un symbole du savoir et de la liberté de penser et qu’il était important de l’avoir dans ses bagages !
Je l’ai oublié depuis, bien sûr, mais quand Jean m’a contactée pour me proposer cette aventure, je l’ai retrouvé dans ma bibliothèque, et me suis dit que peut-être le rendez-vous avec Galileo Galilei avait été pris il y a très très longtemps, et qu’il fallait y être !
Je n’aurais jamais imaginé mettre en scène un texte de Paolini. L’écriture du chef de file du théâtre-récit en Italie est très particulière, c’est du cousu-main, du sur mesure. Paolini conçoit, écrit et met en scène ses spectacles, il n’écrit pas un texte théâtral qui sera mis en scène par un tiers à travers les siècles. C’est un acteur/auteur, qui, dans la lignée de Dario Fo, prend la liberté dans ses spectacles de nous raconter une vérité historique, politique ou scientifique par le prisme de l’anecdote et nous ouvre les portes du laboratoire de la pensée. Il nous raconte ici que les découvertes scientifiques sont un acte de création basé sur l’arbitraire du chercheur/penseur : et si Galilée ne s’était pas égaré pendant la messe en regardant le pendule, est-ce que la terre serait encore plate ?…
Il ne s’agit donc pas de porter sur scène simplement un texte mais l’idée d’un spectacle, d’un genre à part entière. Ce double rendez-vous avec Galileo et Paolini, qui a été pris à l’insu de mon plein gré, est possible seulement parce que Jean Alibert a partagé les tréteaux en Italie avec Dario Fo et Paolini. Je peux partager avec lui l’ADN de ma culture théâtrale, et ça, c’est un cadeau qui s’était caché au fond de ma valise !

Gloria Paris

Je suis extrêmement reconnaissante à Jean Alibert de m’avoir fait connaître ce texte, et de m’avoir proposé de le produire à La Reine Blanche. Quel cadeau ! Porter à la scène un personnage aussi important que Galilée dans l’histoire des idées, est, aujourd’hui plus que jamais, essentiel.
Au-delà de la légende, et du fameux aparté, probablement apocryphe, « Et pourtant, elle tourne ! », qui sait aujourd’hui ce que Galilée a véritablement apporté ? Et bien, s’il est un texte qui montre en quoi Galilée a bouleversé l’histoire de la pensée, c’est bien Galilée, le mécano. Car il s’agit en effet d’un bouleversement. Si la révolution de notre vision de l’univers s’était déjà produite, quelque soixante-dix ans auparavant, avec l’héliocentrisme découvert par Copernic, celle apportée par Galilée tient dans le perfectionnement et l’exploitation de la lunette astronomique. La physique devient alors science expérimentale, et se sépare en cela de la philosophie à laquelle elle était intimement liée depuis l’antiquité. La confrontation de la théorie à une réalité mesurable devient alors centrale.
L’objectif n’est plus de répondre à la question « pourquoi ? », qui continue d’être celle de la métaphysique, mais à la question « comment ? ». La physique moderne et sa vision mécaniste du monde sont nées.
Quant à l’abjuration, elle n’a plus guère d’importance : avec la lunette, les générations futures détiennent à jamais la vérité sur le monde…

Elisabeth Bouchaud

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