
Et si les grandes grèves de mai 68 ne s’étaient jamais arrêtées ? Désenchanté•es par la défaite du mouvement, les trois comédien•nes de France-Fiction décident de réécrire l’histoire en direct.
À partir de 12 ans.
Et si les grandes grèves de mai 68 ne s’étaient jamais arrêtées ? Désenchanté•es par la défaite du mouvement, les trois comédien•nes de France-Fiction décident de réécrire l’histoire en direct. Des figures oubliées envahissent alors le plateau : Françoise d’Eaubonne et Delphine Seyrig mettent Pompidou et Giscard au placard et reprennent la parole confisquée. C’est la naissance d’une « uchronie », une histoire alternative où les années 70 deviennent une véritable bascule sociale, écologique et féministe. Une fable drolatique pour rêver à nouveau de lendemains qui chantent.
« Ils sont tout jeunes et ne manquent pas d’idée pour imaginer, à travers la lucarne de la télévision, ce qu’aurait donné notre société si Mai 68 avait été une véritable révolution ! » Coups d'Œil
« Les trois comédiens, bourrés d'énergie et d'inventivité, refont le monde, tente de réécrire l'Histoire pour qu'elle soit moins bancale et ce faisant, nous montrent aussi le chemin parcouru. » Théâtral Magazine
« Trois jeunes comédiens nous entraînent dans une joyeuse uchronie. Ils nous offrent un spectacle sans prétention didactique surfant avec humour et autodérision sur les actualités des années 70 [...] Un bon moment de gaieté dont on ressort sourire aux lèvres mais aussi regonflé pour appréhender la réalité et peut-être encore rêver aux possibles. » TSILIBIM le blog
« Quelle bonheur de tomber sur un ovni théâtral comme France-Fiction [...] qui ose rêver tout haut ce que notre monde aurait pu être et nous donne envie de continuer à le changer [...]. Porté par un trio détonnant - deux garçons et une fille - aussi convaincus que convaincants, [...] France-Fiction offre une jubilatoire réécriture de notre Histoire. » Club de la Presse Grand Avignon Vaucluse
Depuis longtemps, je m’intéresse de près aux archives audiovisuelles des années 60 et 70 : leurs codes, leurs figures emblématiques, leur charme suranné et leur mentalité pour le moins datée. Le plus souvent il s’agit d’une télévision très masculine, conservatrice même dans la gaudriole post-soixante-huit, qui impose une certaine idée du monde à son public.
Pourtant, si l’on s’attarde un peu sur ces archives, on voit émerger, quelquefois, des paroles qui, loin de mal vieillir, nous paraissent extraordinairement contemporaines et pertinentes. Je pense aux discours radicalement écologistes de Françoise d’Eaubonne, de René Dumont, du Club de Rome, à la colère avant-gardiste d’une Delphine Seyrig sur la condition des femmes, je pense au coup d’éclat éco-féministe d’une Anne Sylvestre sur un plateau d’Apostrophes ouvertement sexiste.
Un cadre narratif s’impose à moi : celui des archives de la télévision, qu’il s’agit de réécrire pour proposer un passé alternatif. Pour cela, je m’inspire d’une forme de réécriture populaire et satirique : la goguette.
Nicolas Robinet
94, rue du faubourg du temple 75011 Paris