
Tout est toujours trouble dans les eaux de la vérité.
« Le remède au mal consiste parfois à oublier le mal et à oublier le remède » - Baltasar Gracias y Morales, L’homme de cour.
27 Novembre, le commandant de police Laurent Cape, et Elisa Parx, son adjointe, sont envoyés sur une scène de crime. Un homme a été assassiné dans une maison de passe. Très vite les soupçons du commandant se tournent vers Fanny, épouse de la victime et Rose, une mystérieuse prostituée. Qui de ces deux femmes en voulait à la victime ? Sont-elles vraiment les seules suspectes ? Qui se cache derrière les casinos Stercorat ?
L’enquête menée par Cape et Parx les enverra sur différentes pistes qui leur permettront de faire tomber les masques. Tous les masques… Ou pas.
Comment notre cerveau est-il capable de nous faire oublier complètement des souvenirs, même récents, pour nous protéger ? Jusqu'à quel point notre propre vérité est-elle brouillée ? C'est après avoir écouté et lu différents témoignages de personnes atteintes d'amnésie post-traumatique que j'ai décidé d'écrire Dérapage(s).
C'est sous cet angle que j'ai choisi de développer l'histoire de Laurent Cape, tellement bouleversé par un évènement émotionnellement impactant, qu'il se love dans une enquête qui n'existe pas pour se sauver de sa culpabilité.
L'amnésie dissociative dont il est question, trouble complètement sa mémoire et le pousse à s'enfermer dans une histoire de meurtre abracadabrante où le vrai et le faux se mélangent pour le perdre dans ses délires.
J’ai toujours aimé les énigmes. Et en littérature, au théâtre comme au cinéma j’aime quand on joue avec la construction narrative. Je me suis tout naturellement orientée vers le thriller. En utilisant les flash-back et les différents points de vues des protagonistes pour les mêmes moments de vie j’avais envie de piquer la curiosité du spectateur, de le désorienter, pour lui livrer une enquête où lui-même ne sait pas vraiment qui est le coupable.
Comme fil conducteur, un lieu : le commissariat de police où se déroule l’interrogatoire, ramenant toujours l’intrigue au présent.
Le rapport père-fille a une place prédominante dans Dérapage(s). Un homme est tué. Les suspectes ont, chacune, un père très différent. D'un autre côté, le commandant chargé de l’enquête est lui-même dans un rapport très fusionnel avec sa fille. Sans répondre à des questions cliniques, j’ai choisi de mettre ce rapport père/fille au centre de mon histoire, comme une clef qui permettrait de déceler les vérités qui se cachent derrière ce meurtre.
Laura Charpentier
77 rue de Charonne 75011 Paris