Cirque Aïtal - Pour le meilleur et pour le pire

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Le Monfort théâtre , Paris

Du 04 au 15 juin 2019
Durée : 1 heure

JEUNE PUBLIC

,

Cirque

,

Coups de coeur

,

Poésie

Lui brun de Toulouse, elle, blonde de Finlande. Le colosse et la voltigeuse, ensemble à la ville comme sur scène, pour le meilleur et pour le pire, comme l’indique le titre de ce nouveau spectacle qui raconte les hauts, très hauts et les bas d’une vie amoureuse et artistique.
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Photos & vidéos

Cirque Aïtal - Pour le meilleur et pour le pire

De

Victor Cathala

,

Kati Pikkarainen

Mise en scène

Victor Cathala

,

Michel Cerda

,

Kati Pikkarainen

Avec

Victor Cathala

,

Kati Pikkarainen

  • Tout en opposition et en harmonie

« Pour nous, le corps raconte beaucoup plus que les mots. » À cela, Victor Cathala, cofondateur du cirque Aïtal, n’a pas besoin d’ajouter de longues explications. Il suffit de considérer le couple qu'il forme avec la voltigeuse Kati Pikkarainen : 1,87 m contre 1,53 m, 100 kilos contre 47. Lui brun de Toulouse, elle, blonde de Finlande. Lui au sol, elle en l’air. Le colosse et la voltigeuse, ensemble à la ville comme sur scène, pour le meilleur et pour le pire, comme l’indique le titre de ce nouveau spectacle, qui raconte les hauts, très hauts, et les bas d’une vie de cirque, vie amoureuse et artistique, compagnonnage de chaque instant.

Tout en opposition et en harmonie, Victor et Kati réussissent à effacer la prouesse physique des portés acrobatiques pour laisser libre cours à des situations poétiques ou burlesques. Au-delà de la performance et presque sans un mot, ils racontent la fragilité d’une relation affective, la confiance, le souffle partagé. « On parle de corps de métier et nous, notre métier, c’est le corps : être artisan de soi-même, se fabriquer son travail. On part de rien, on arrive à quelque chose. »

Peut-être connaît-on déjà l’histoire de ce couple, qu’a priori tout oppose et qui semble ne se définir que par effet de contraste. D’un côté, Victor qui se destinait à l’agriculture, BEP élevage et culture fourragère, puis bac pro conduite et gestion d’une exploitation agricole pendant quatre ans, et enfin brusque départ au galop dans une autre direction : la voltige équestre pratiquée dans son lycée de Haute-Garonne, qui le conduit à l’école Circomania en Ariège, puis à l’Ecole nationale de cirque de Rosny. C'est là qu'il rencontre Kati, 17 ans. Le cirque, elle est tombée dedans lorsqu’elle était (déjà) petite : huit ans passés au Suvelan Sirkus, à Espoo en Finlande, représentations en France, en Allemagne, en Russie... Là encore, on se passera des mots : « Quand nous avons commencé à travailler ensemble, je ne parlais ni finnois ni anglais, elle ne parlait pas français, et les professeurs étaient Polonais… »

De la connivence du grand et de la petite naît un duo de portés acrobatiques : main à main, banquine, colonne. Ils intègrent ensemble le Centre national des arts du Cirque de Châlons-en-Champagne, en sortent en 2003 avec mention spéciale et félicitations du jury. L’année suivante, ils fondent le Cirque Aïtal ; un premier numéro leur vaut une moisson de récompenses internationales. Ils créent La Table là, passent dans Öper Öpis du duo Zimmermann & de Perrot, explorent musique, prestidigitation, art du clown.

  • La presse

« Il y a là un beau morceau de théâtre monstrueux extirpé par de jeunes artistes qui, faisant front tous ensemble, veulent en découdre avec leur art et leur époque. » JP Thibaudat, Mediapart

« Portés intrépides sur le front de Victor Cathala, jeux de bascules virevoltantes, le duo franco-finlandais tire sur l’élastique de sa différence sans jamais se faciliter la tâche de l’exploit. C’est toujours beau, fragile, avec ce côté sanguin à fleur de peau qui fait oublier la technique » Rosita Boisseau, Le Monde

  • Virtuoses de l’équilibre

De toutes ces expériences, ils tirent La Piste là, « assemblage des différentes histoires de cirque qu’on a vécues », un spectacle qui va tourner pendant quatre ans sur les routes du monde, jusqu’au Brésil et en Argentine (en passant par Paris quartier d’été 2010), laissant dans son sillage des légions de spectateurs réjouis. Leur nouvelle création poursuit un peu plus avant le récit de leurs biographies liées, Pour le meilleur et pour le pire.

Ce spectacle, c’est eux : leur vie, leurs chiens, leur Simca 1000. Un road movie sous chapiteau, où l’on est à la fois dans le décor et à l’envers, en l’air et sur terre. Est-on sur la route ou sur la piste ? Invités à la maison ? À l’entraînement ? En représentation ? Sous le chapiteau, même la voiture a un secret, la radio devient autonome, les objets apparaissent, les animaux disparaissent, le pot d’échappement devient une perche, le siège devient une trinka, un chien devient un éléphant, un couple devient le cirque.

Virtuoses de l’équilibre, ils s’y tiennent droit entre dévoilement et pudeur, fidèles au choix d’une piste à 360° au centre des regards, au milieu, sans issue de secours, et conservant au cirque ses fonctions premières : « Ça doit être accessible à tous les publics, émouvoir et faire rire. »

Faire rire et faire rêver, pendant une petite heure, c’est le beau projet pas modeste d’Aïtal. « Ce sont les rêves qui m’ont amenée à faire du cirque, écrit Kati. Les rêves m’ont fait oublier la vie. Le cirque me fait rêver, tous mes rêves, je les ai vécus. Et si je ne rêvais plus… Peut-être que c'est à moi de faire rêver maintenant. »

Vaut-il mieux une vie de rêve ou une vie bien rêvée ? Question de goût. Mais on notera que s’il est toujours facile d’imaginer le pire, l’usure, la séparation, la chute, on ne peut que rêver au meilleur…

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