Baal

Une pièce sur l'appétit de vivre, sur une jeunesse traumatisée par la guerre, rebelle et déterminée, voilà ce que nous sert Armel Roussel en reprenant la toute première version de la pièce de Brecht.

Une pièce sur l'appétit de vivre, sur une jeunesse traumatisée par la guerre, rebelle et déterminée, voilà ce que nous sert Armel Roussel en reprenant la toute première version de la pièce de Brecht.

  • C’est toute la complexité de l’homme qui transparaît

Pour son retour à la Tempête, après L’Éveil du printemps, Armel Roussel s’est saisi d’un texte ultra-pulsionnel, brûlant comme son protagoniste.

Baal est sans doute la pièce la plus personnelle de Brecht. Il n’a que 20 ans, en 1919, quand il en écrit la première version, ici traduite par Éloi Recoing. Baal est un jeune poète qui, après avoir mené jusqu’à ses 30 ans une vie sans histoire, va complètement vriller. Brutal, cru, lyrique, scandaleux, détestable, étrangement drôle aussi, il boit à outrance et s’adonne à tous les excès jusqu’à en oublier tous les codes sociaux. Ses obsessions sexuelles ne connaissent aucune limite morale. D’une cruauté sans nom, il a tout pour déplaire. Et pourtant dans sa monstruosité, il parvient à susciter l’empathie.

Dans une succession de 26 tableaux, c’est toute la complexité de l’homme qui transparaît, avec sa part d’ombre et de sauvagerie. Comme une sorte d’anti-Faust, Baal révèle les autres à eux-mêmes. C’est l’humour assurément qui sera l’allié d’Armel Roussel et de sa troupe pour aborder cette pièce vorace et scandaleuse dans toutes ses dimensions festives.

  • La presse

« "Profondément pulsionnelle et brutale", cette œuvre permet à Armel Rousssel de s'intéresser, une nouvelle fois, à cette fougueuse jeunesse, à "ces personnages d'avant la résignation", qui, à l'image de la palette de comédiennes et de comédiens qu'il convoque au plateau, "ont encore un appétit suffisamment grand pour pouvoir tout espérer, et tout donner. » Télérama, Vincent Bouquet

« Aujourd’hui, Baal est campé avec génie par un jeune acteur qui, sorti il y a peu de sa formation théâtrale, a déjà tout de l’étoffe d’un grand. C’est Anthony Ruotte. L’allure tendre et gaillarde, le tempérament bouillonnant, il fait fougueusement éclater toute l’ardeur et l’impudeur du personnage dont il exalte la liberté et l’entièreté radicales. En plus de ne faire qu’une bouchée de ce rôle écrasant, il le met à nu, physiquement et symboliquement. Si bien que Baal, tel qu’il est montré, gagne en profonde humanité. » Sceneweb, Christophe Candoni

« Sur scène, neuf acteurs et actrices prennent en charge toute l’histoire et tous les personnages autour de celui de Baal. Un grand plateau, un bar au milieu d’une forêt, un espace unique que transforment la lumière et la musique en live : voilà pour le décor. […] La pièce interroge la manière dont on se détermine, librement ou pas, dans l’époque à laquelle on vit, la manière dont on gère ses pulsions et la manière dont on aménage les catégories morales. » La Terrasse, Catherine Robert

« Ce qui caractérise également la direction d’acteurs, c’est le jeu choral des dix comédiens. Le seul personnage qui se détache vraiment de la troupe homogène, jeune et énergique, de "l’ensemble" qu’ils forment au sens brechtien du terme, c’est Baal. Il émane de l’interprétation d’Antony Ruotte le magnétisme trouble, toxique du jeune poète. Son hystérie, sa violence semblent avoir contaminé son entourage. » Ubu Scène d'Europe, Chantal Boiron

  • Note d'intention

Libre. Voilà un mot tout simple et bien compliqué. Baal est-il libre ? Est-ce qu’être vraiment libre, c’est s’affranchir de toute règle, de tout code, de toute morale ? Ou sommes-nous aussi protégés par ce qui nous contraint ? Que ferions-nous et que serions-nous si nous n’avions pas de limite ?

Baal est un poète mais c’est aussi un porc. Peut-on, en 2022, faire d’un porc le héros d’une pièce ? Je crois que c’est aussi cette question qui m’amène vers ce texte. Parce qu’il y a une impossibilité quelque part. J’ai failli appeler le spectacle : Baal – déconstruction. Puis je me suis ravisé, je trouvais cela trop... je ne sais pas... précis ? Provocant ? Limitatif ? Moral ? Et puis les ayants droit de Brecht ne seraient pas OK. À la base, Ils ont des droits ! Nous des devoirs ! Nous sommes contraints. Baal aurait envoyé tout cela balader. Brecht, je ne sais pas. Et nous, nous ferons avec.

Baal, c’est le premier texte de Brecht. Il l’a écrit en 1919 à 19 ans. C’est à la fois son autoportrait et le portrait d’une jeunesse fracassée à l’issue de la Première Guerre mondiale. Je pense que jouer Baal c’est aussi faire l’autoportrait de celui qui le joue et sans doute aussi un peu de celui qui le met en scène. Nous allons nous confronter à des choses dangereuses de nous. Il n’y aura pas de concession. J’ai toujours pensé que le moment du spectacle... même si on y parle de choses difficiles... que ce moment devait être joyeux. Non pour faire rire, mais parce que placer la recherche de la joie au centre de tout, c’est encore laisser palpiter la vie et le désir.

Le spectacle Baal sera une fête. Que nous célébrerons à neuf acteurices. Ça va être rock. Ça va être fou. Ça va être ivre. Y a-t-il de l’amour dans le personnage de Baal ? Comment allons-nous l’aimer ?

Armel Roussel

Sélection d’avis du public

Superbe piece Par VINCENT M. - 10 juin 2023 à 13h51

Je recommande chaudement, acteur principal magnifique

Synthèse des avis du public

5,0 / 5

Pour 1 Notes

100%
0%
0%
0%
0%

Vous avez vu ce spectacle ? Quel est votre avis ?

Note

Excellent

Très bon

Bon

Pas mal

Peut mieux faire

Ce champ est obligatoire
Ce champ est obligatoire

Vous pouvez consulter notre politique de modération

5 1 5
Superbe piece Par VINCENT M. (7 avis) - 10 juin 2023 à 13h51

Je recommande chaudement, acteur principal magnifique

Informations pratiques

Cartoucherie - Théâtre de la Tempête

Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris

Accès handicapé (sous conditions) Bar Cartoucherie
  • Métro : Château de Vincennes à 1 km
  • Bus : Cartoucherie à 174 m, Plaine de la Faluère à 366 m
  • Navette : Sortir en tête de ligne de métro, puis prendre soit la navette Cartoucherie (gratuite) garée sur la chaussée devant la station de taxis (départ toutes les quinze minutes, premier voyage 1h avant le début du spectacle) soit le bus 112, arrêt Cartoucherie.

    En voiture : A partir de l'esplanade du château de Vincennes, longer le Parc Floral de Paris sur la droite par la route de la Pyramide. Au rond-point, tourner à gauche (parcours fléché).
    Parking Cartoucherie, 2ème portail sur la gauche.

Calcul d'itinéraires avec Apple Plan et Google Maps

Plan d’accès

Cartoucherie - Théâtre de la Tempête
Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris
Spectacle terminé depuis le vendredi 23 juin 2023

Pourraient aussi vous intéresser

Une Bête sur la Lune

Guichet Montparnasse

Les Moments doux

Théâtre du Rond-Point

Le Firmament

Théâtre du Rond-Point

- 44%
Des ombres et des armes

Manufacture des Abbesses

La réunification des deux Corées

Théâtre de la Porte Saint-Martin

- 33%
Les Poupées persanes

Pépinière Théâtre

Spectacle terminé depuis le vendredi 23 juin 2023