Au plus noir de la nuit

Cartoucherie - Théâtre de la Tempête , Paris

Du 21 septembre au 21 octobre 2018
Durée : 1h45

CONTEMPORAIN

,

Pièce historique

André Brink prend conscience, dans les années soixante, de l’ignominie du régime de l’apartheid : « Je découvrais avec horreur ce que les «  miens » faisaient depuis toujours, sur quelles atrocités et perversions notre fière civilisation blanche avait construit son édifice de moralité et de lumière chrétienne. »
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Spectacle terminé depuis le 21 octobre 2018

 

Au plus noir de la nuit

De

André Brink

Adaptation

Nelson-Raffael Madel

Chorégraphie

Jean-Hugues Mirédin

Mise en scène

Nelson-Raffael Madel

Avec

Adrien Bernard-Brunel

,

Ulrich Rodrigue Kibiti N'Toyo

,

Mexianu Medenou

,

Gilles Nicolas

,

Karine Pédurand

,

Claire Pouderoux

  • L'apartheid

Né en 1935 dans une famille Afrikaner – descendant de colons européens arrivés trois siècles auparavant – André Brink prend conscience, dans les années soixante, de l’ignominie du régime de l’apartheid : « Je découvrais avec horreur ce que les «  miens » faisaient depuis toujours, sur quelles atrocités et perversions notre fière civilisation blanche avait construit son édifice de moralité et de lumière chrétienne. »

Au plus noir de la nuit relate l’histoire tragique d’un jeune Noir et d’une femme blanche. Publiée en 1974, l’oeuvre est censurée et son auteur menacé. Lui s’appelle Joseph Malan : il est noir, né en plein apartheid ; son ascendance a connu un destin à la fois pathétique et fascinant, et s’il grandit à la ferme, c’est au théâtre plus tard qu’il découvre la liberté… jusqu’à devenir comédien et remporter à Londres un certain succès. De retour au pays natal, il rencontre Jessica, une Blanche avec qui, malgré les interdits, il vit une passion amoureuse. Jusqu’au soir où…

Aujourd’hui, depuis la cellule où il attend un procès qui le mènera à la mort, Joseph fait revivre son passé, convoque les figures marquantes de son destin et s’interroge : quelle fatalité, mais aussi quelle soif de liberté, quelle révolte mais aussi quelles passions et illusions l’ont fait plonger au plus noir de la nuit ?

D’après le roman Looking on Darkness d'André Brink.

  • La presse

« Avec les six comédiens qui participent à l'aventure, Nelson-Rafaell Madel porte haut et fort le texte publié en 1974 par André Brink, lui même né dans une famille Afrikaner. […] Sur le plateau, dans une belle énergie, enjambant les époques, sans jamais couper le fil de l’aventure, se découpent à vif des tranches de passions et de désespoirs. » Gérald Rossi, L'Humanité

« Nelson-Rafaell Madel s’est lancé dans ce projet d’adaptation théâtrale avec l’énergie de la sincérité. […] Tout en clair-obscur, la traversée de vie qu’il nous propose au Théâtre de la Tempête est portée par un très beau groupe d’interprètes. » Manuel Piolat Soleymat, La Terrasse

« Cette pièce, d’une force rare et d’une affirmation souveraine, est magnifiquement mise en scène et interprétée. […] Au plus noir de la nuit, sans nul excès de pathos mais dispensateur plutôt de joie et de vie, est un moment sublime de densité humaine et de joie de vivre. A voir absolument ! » Sébastien Descours, I/O Gazette

« Ce spectacle attachant qui gratte le fond du désespoir offre, en même temps que la dénonciation de l’iniquité de l’apartheid, un appel à une résistance de l’intérieur et une ode au pouvoir libérateur de l’art et de l’amour. » Sarah Franck, Arts-chipels

« Menée tambour battant par une troupe bouillonnante, cette mise en scène de Madel nous emmène au-delà de l’histoire personnelle de Joseph Malan et Jessica et raconte l’épopée de tout un pays. » Dany Toubiana, Théâtrorama

« Ce spectacle nous poursuit longtemps encore, une fois les lumières éteintes. » Gérard Noël, RegArts

« Verbe clair, musique et chorégraphie, le rythme de croisière du spectacle enchante. » Véronique Hotte, Hotello

  • Un destin épique et bouleversant

Il y a des œuvres qui deviennent de véritables partenaires de vie : c’est le cas de Au plus noir de la nuit dont la dimension théâtrale s’est imposée à moi, avec ses dialogues ciselés, des scènes puissantes, des envolées poétiques... et ces personnages qui prennent corps pour raconter. Mettre en scène ce roman magistral, c’est poursuivre un questionnement qui m’est cher : l’exil, aussi bien géographique qu’intérieur, et affronter cette questio n : comment survivre et s’épanouir dans des époques et des pays marqués par l’injustice, l’inégalité, les fléaux, les conflits ? « Le plus difficile, c’est de ne pas haïr. Il faut absolument s’empêcher de haïr. »

Joseph Malan raconte son destin épique et bouleversant. Nous sommes avec lui dans sa cellule de prison, où il attend son procès, puis la mort, et où il décide d’écrire, d’entrer en lui, dans ses souvenirs, pour fouiller, pour tenter de comprendre. Quelle fatalité héréditaire a lié son père, son aïeul et les générations d’avant ? Qu’est-ce qui dans son enfance, entre la découverte des mots, son goût pour l’interdit, sa curiosité naissante, va lui permettre de découvrir le théâtre ? Quelle intuition, quelle instabilité, quel manque entraîneront son retour au pays natal ? Joseph Malan retourne vivre en Afrique du Sud et y crée une troupe de théâtre qui sillonne le pays : ce sont six acteurs et actrices qui racontent son épopée. Les registres de jeu varient en fonction des épisodes évoqués : tantôt incarnation de personnages, tantôt travail choral.

Le roman de Brink est extrêmement charnel. Le rythme du corps, ses impulsions, son langage sont souvent déterminants dans la compréhension de l’histoire et des enjeux. Avec Jean-Hugues Mirédin, chorégraphe, nous chercherons comment, par la danse et le mouvement, les destins et les situations aussi se racontent et créerons, pour chacun des interprètes, une partition entre parole et mouvement : des rituels, des instants de saisissement, avec et au-delà du texte. Une épopée, racontée, dansée, incarnée, menée tambour battant par une troupe : c’est sans doute dans une urgence maîtrisée et douce que nous pourrons faire apparaître la terrible envie de vivre d’un Joseph Malan, si proche de sa dernière nuit.

Nelson-Rafaell Madel

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Avis du public : Au plus noir de la nuit

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Marie D. (3 avis) 15 octobre 2018

au plus noir de la nuit une très bonne adaptation du roman d'André Brink et des comédiens exceptionnels
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Dminique L. (8 avis) 13 octobre 2018

soirée superbe Comédiens doués, histoire intéressante, un vrai spectacle
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Joël M. (1 avis) 09 octobre 2018

Génial!
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