Aida

Opéra Bastille , Paris

Du 10 octobre au 16 novembre 2013

MUSIQUE & DANSE

Commandé pour célébrer la concorde entre les peuples, Aida est tout entier un opéra de guerre, hiératique et flamboyant, spectaculaire et intérieur. Il revient enfin à l’Opéra de Paris après plus d’un demi-siècle d’absence. La mise en scène est signée Olivier Py et la direstion musicale est assurée par Philippe Jordan. En langue italienne.
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Spectacle terminé depuis le 16 novembre 2013

 

Aida

De

Antonio Ghislanzoni

,

Giuseppe Verdi

Mise en scène

Olivier Py

Direction musicale

Philippe Jordan

Avec

Marcelo Alvarez

,

Elena Bocharova

,

Alexei Botnarciuc

,

Carlo Cigni

,

Robert Dean Smith

,

Luciana D'Intino

,

Oksana Dyka

,

Lucrezia Garcia

,

Elodie Hache

,

Sergei Murzaev

,

Roberto Scandiuzzi

En langue italienne.

  • Opéra en quatre actes (1871)

Commandé pour célébrer la concorde entre les peuples, Aida est tout entier un opéra de guerre, hiératique et flamboyant, spectaculaire et intérieur. Il revient enfin à l’Opéra de Paris après plus d’un demi-siècle d’absence.

Musique de Giuseppe Verdi (1813-1901)
Livret d'Antonio Ghislanzoni d'après Auguste Mariette
Direction musicale : Philippe Jordan
Mise en scène : Olivier Py
Décors et costumes : Pierre-André Weitz
Lumières : Bertrand Killy
Chef du Chœur : Patrick Marie Aubert

Avec en alternance dans le rôle de Amneris : Luciana D’intino (10, 15 et 25 octobre et 2, 9 et 14 novembre) et Elena Bocharova (12, 20 et 29 octobre et 6, 12 et 16 novembre). Dans le rôle de Aida : Oksana Dyka (10, 15 et 25 octobre et 2, 9 et 14 novembre) et Lucrezia Garcia (12, 20 et 29 octobre et 6, 12 et 16 novembre). Dans le rôle de Radamès : Marcelo Alvarez (10, 15 et 25 octobre et 2, 9 et 14 novembre) et Robert Dean Smith (12, 20 et 29 octobre et 6, 12 et 16 novembre). Et dans le rôle de Ramfis : Roberto Scandiuzzi (10, 12, 15, 20, et 29 octobre et 2, 6, 9, 12, 14 et 16 novembre) et Alexei Botnarciuc (25 octobre).

Avec l'Orchestre et Choeur de l’Opéra national de Paris.

  • Un témoignage d'égyptomanie

Avec sa fascination pour l’Égypte, l’Europe du XIXe siècle semble s’être embarquée sur quelque bateau ivre, s’émerveillant des couleurs du Nil et du ciel, redécouvrant ces monuments qui sont moins des palais et des villes que des sanctuaires énigmatiques de la folie et du génie humains.

De cette égyptomanie, Aida est l’un des plus célèbres témoignages et cependant l’un des plus contradictoires : faite à l’initiative d’Ismaïl Pacha, la proposition d’une création pour le nouveau Théâtre du Caire, et à l’occasion de l’inauguration du Canal de Suez, fut d’abord refusée par Verdi puis acceptée avec condescendance. Rien dans l’univers de Verdi ne le prédisposait en effet à l’exotisme et Aida ne devait être en rien une concession. Cet opéra qui doit célébrer, comme on le fait en des occasions si solennelles, la concorde universelle, l’harmonie entre les peuples, est tout entier un opéra de guerre : celle qui oppose l’Égypte à l’Éthiopie n’est presque rien face à celle qui oppose les personnages entre eux. Et leurs sanglants affrontements doivent à leur tour s’incliner devant les combats intérieurs que se livre chacun des personnages. Œuvre à la fois flamboyante et hiératique, spectaculaire et intérieure, l’un des plus beaux chefs-d’œuvre de Verdi revient enfin à l’Opéra de Paris après plus d’un demi-siècle d’absence.

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Jean-LucF (22 avis) 24 octobre 2013

RE: Aida Je suis d'accord et ça devient dramatique ces metteurs en scène qui se prennent pour l'auteur et nous imposent leurs visions délirantes. A quand les Noces de Figaro dans la piscine de décontamination de Fukushima??? Mais tant qu'on continuera à y aller il ne s'arrêteront pas!
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Calin L. (1 avis) 21 octobre 2013

Aida Mise en scène déplorable et qualité mélodique plus que discutable... Vous verrez ainsi au temps de l'Italie et du Fascisme des décors clinquants, un char d’assaut, des soldats à moitié nus se tapant sur les fesses avec des femmes à leurs genoux en train de caresser de manière subjective leurs fusils, un charnier, le Klu Klux Klan... Si vous aviez une certaine idée d'Aida et que vous souhaitez la retrouver, passez votre chemin où mettez-vous un bon CD à la maison. Si vous aimez la provocation et le travail bâclé, vous serez comblés. Évitez cependant de faire découvrir l'Opéra à un enfant dans ces conditions... Mr Py oublie un détail: l’Oeuvre existait déjà, ne lui doit rien et si dans 100 ans Aida restera Aida, il ne sera plus au mieux qu’une page terne de son Histoire. Son travail était de tenter d’offrir un écrin à un bijou d’exception et non une sépulture. Mais comme disait Audiard « les C… ça ose tout, c’est à cela qu’on les reconnait ».
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