7 rue des Alouettes

Paris 11e

du 2 au 24 février 2026 1h30

7 rue des Alouettes

CONTEMPORAIN Terminé

Au 7 rue des Alouettes, cinq personnes se croisent et se rencontrent.

7 rue des Alouettes - Photographies

  • Apprendre à se connaître

Dans une société où le lien social se délite, les pouvoirs publics mettent à disposition des salles de quartier, sans autre moyen, pour lutter contre la solitude. Livrés à eux-mêmes dans cet espace sans âme, ces femmes et ces hommes vont reprendre la parole et apprendre à se connaître. Des amitiés se tissent au fil des confidences. Toutes et tous cherchent une manière d’être au monde, se refusant de désespérer des autres.

  • Note d'intention

La solitude est un sentiment qui fait peur, et nous essayons à tout prix de la mettre à distance, même si elle est vécue par tous et par toutes, à des degrés différents et de manière plus ou moins visible. Elle est indétectable chez certaines personnes, quand chez d’autres elle se manifeste de manière évidente. La vieille dame qui marche seule dans la rue avec son sac plastique, le monsieur un peu éméché au comptoir du bistrot du coin, la maman solo qui travaille de nuit... Dès la cour de récréation, la solitude nous terrifie, et nous avons tous et toutes l’image de cet enfant jouant seul, et à qui on ne voulait surtout pas ressembler.

Cette pièce donne la parole à ces personnes que l’on veut à tout prix oublier. Celles qu’on pense inadaptées à la société, parce qu’elles vivent dans un isolement social, celles qu’on abandonne parce qu’elles nous renvoient immédiatement à notre propre solitude. La solitude inquiète comme si elle pouvait être une maladie contagieuse.

Ayant vécu dans un bistrot toute mon enfance, dans une petite ville des terres normandes, à Louviers, j’ai grandi aux côtés d’une partie de ces gens solitaires, ceux qui vont dans les bars. Pour certain.e.s la solitude était au départ un choix, puis au bout de quelques années, iels finissaient par la subir. Pour d’autres, elle n’a jamais été un choix. Iels venaient au café de mes parents à des heures bien précises, et plusieurs fois par jour : un petit café à 8h30, un petit blanc à 11h, un demi à 16h, un porto à 19h... et le lendemain, ça recommençait. Je jouais aux dominos avec certains, au sudoku avec d’autres, j’allais à la piscine avec Véro, et Edouard partait au marché avec la liste de course que ma mère lui avait donnée. Ces gens n’étaient pas tous alcooliques, en dépression, précaires, ou abandonnés par leur famille. Il y avait une grande part de mystère sur leur parcours de vie. Du haut de mes 8, 11 ou encore 15 ans, je n’ai jamais osé questionner ces personnes, par respect d’abord, par peur aussi peut-être, et puis parce que je n’avais pas besoin d’en savoir plus.

Aujourd’hui je souhaite aller plus loin en imaginant le portrait de cinq personnes isolées socialement. Je veux questionner toutes les solitudes, celle que je connais et celles que j’imagine. D’où elles viennent, pourquoi et comment elles finissent par nous emprisonner, pourquoi elles nous effraient. C’est au travers de cinq portraits que je veux tenter de montrer la complexité de ce sentiment qui nous traverse tous et toutes une fois dans notre vie.

L’écriture ne résout pas le parcours de ces cinq figures ; elle révèle la part de mystère qui les entoure. Et ce mystère nous met face à un choix : celui d’accepter ou non l’autre avec ce qu’il veut bien partager. Ces personnes se rencontrent et se lient d’amitié. Je ne m’intéresse pas à la finalité de cette rencontre mais je m’attèle plutôt à disséquer chaque infime moment qui participe à la naissance de ce groupe. C’est pourquoi le montage cherche à mettre en lumière la fragilité de chaque rencontre. Je veux faire le zoom sur l’expérience, la mise à nu, le vertige que l’on vit lorsqu’on est prêt•e à s’ouvrir à l’autre.

J’écris sur nos drames, à nous les humains, comme l'abandon, la solitude, le désespoir amoureux ou le désespoir tout court mais toujours avec une certaine distance qui tire jusqu'à l'absurde. Ce que je veux partager avec le public ce n'est pas la tristesse brute de l'état de notre monde, mais plutôt, questionner certaines problématiques sociétales en faisant appel à l'empathie et à l'autodérision des spectateur.ice.s. C’est pourquoi je cherche toujours le sourire, ou le rire dans les situations dramatiques. Je crois que le rire apporte la distance nécessaire au public, pour qu’il puisse par la suite s’identifier.

Elodie Guibert

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