3 folles journées ou la trilogie de Beaumarchais

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Théâtre de la Commune , Aubervilliers

Du 07 au 15 décembre 2011
Durée : 2h20

CLASSIQUE

,

Coups de coeur

Sophie Lecarpentier (metteur en scène notamment du grand succès Le jour de l'Italienne) nous propose une version personnelle des pièces de Beaumarchais, condensée en 3 folles journées de mariage, qui en respecte brillamment l’esprit et la lettre.
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Spectacle terminé depuis le 15 décembre 2011

 

3 folles journées ou la trilogie de Beaumarchais

De

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Mise en scène

Sophie Lecarpentier

Avec

Valérie Blanchon

,

Stéphane Brel

,

Frédéric Cherbœuf

,

Florent Guyot

,

Guillaume Marquet

,

Solveig Maupu

,

Julien Saada

A partir de 14 ans.

  • Trois journées de mariage chez Beaumarchais

« …Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, comme j’en sortirai sans le vouloir, je l’ai jonchée d’autant de fleurs que ma gaieté me l’a permis… » Le Mariage de Figaro, Acte V, scène 3

« Aux vertus qu’on exige dans un domestique, Votre excellence connait-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d’être valets ?… »
Le Barbier de Séville, Acte 1 scène 1

Beaumarchais ( 1732-1799), écrivain, journaliste, dramaturge, éditeur, horloger, espion, vendeur d’armes, révolutionnaire, a écrit son théâtre comme un roman, avec des rebondissements fous et des intrigues qui se croisent et s’entremêlent.

Il a su associer l’efficacité de l’action dramatique à une vérité psychologique subtile des personnages. Mais au-delà de la gaieté de leur caractère, de leur esprit, une joie plus profonde sous-tend le texte : on y sent la délectation d’un auteur amoureux de l’écriture. La parole est objet de désir, c’est par elle que les êtres se construisent.

Le barbier de Séville ou la précaution inutile est représenté pour la première fois en 1775, La folle journée ou le mariage de Figaro en 1784 et enfin La mère coupable en 1792. La Trilogie trouve sa spécificité dans cette temporalité étendue à 23 ans, tant sur le plan de l’écriture que sur celui de la narration, qui permet de mettre en lumière la construction de destins et de parcours singuliers.

Trois journées de mariages nous sont présentées, chacune dans un esprit différent : Le barbier, celui de franche comédie, renouant avec le canevas italien ; Le mariage, celui de prolifération, faisant alterner gaieté légère et pressentiment de drame ; enfin La mère coupable se développe dans une tonalité plus noire, plus proche de l’esprit du drame bourgeois en vogue en cette fin de XVIIIème.

Par la cie Eulalie

  • Une affinité élective

J’ai toujours su que je mettrais en scène un jour la Trilogie de Beaumarchais, sujet de mes recherches et publications. Il y a dans la mise en contact des trois pièces un mystère qui développe tout un kaléidoscope de notre vision du monde. Remarquable et unique, est la convergence des deux comédies vers le drame final, qui par rebond, les colore d’une irrémédiable noirceur.

Monter la totalité des trois pièces semblait bien sûr intéressant, mais, lors des lectures préparatoires avec les comédiens, la nécessité, et par là même, le défi de resserrer notre propos nous est clairement apparu.

J’ai, par conséquent, travaillé une adaptation de l’ensemble, focalisant l’intérêt sur les personnages principaux, dont nous suivrons le destin durant 23 ans – merveilleux enjeu théâtral de mise en scène de vieillissement et de temps qui passe – et mettant en valeur l’évolution de l’écriture de Beaumarchais, dont la plume tâtonne dans le Barbier, se déploie dans le Mariage et s’assèche dans La mère coupable.

Cette version condensée et personnelle de la Trilogie respecte totalement la richesse des trois pièces, tout en permettant de créer un spectacle dynamique et foisonnant, au sein duquel nous aurons la liberté de faire entendre à la fois un style qui se construit, mais aussi la violence de la dénonciation politique d’une société de pouvoir, autoritaire et inégalitaire.

Sophie Lecarpentier

  • Une symphonie langagière

Beaumarchais a su associer l’efficacité de l’action dramatique à une vérité psychologique subtile des personnages. Mais au-delà de la gaieté de leur caractère, de leur esprit, une joie plus profonde sous-tend le texte : on y sent la délectation d’un auteur amoureux de l’écriture.

La parole est objet de désir, c’est par elle que les êtres se construisent ; l’intrigue s’amuse des différents types de langage.

Nous relevons le défi et tenterons de faire entendre le foisonnement des acrobaties lexicales, la richesse des variations de styles et la recherche du rythme parfait.

Il y a dans cette écriture une quête du mot juste, précis, tant pour son sens que pour ses sonorités, qui est en parfaite adéquation avec tout mon travail de mise en scène depuis la création de la compagnie.

Sophie Lecarpentier

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