Un si joli petit voyage

du 13 septembre au 29 octobre 2006
1h35

Un si joli petit voyage

Un si joli petit voyage est l’histoire d’une trilogie écrite par Ivane Daoudi en 1991. Tout se passe dans le train Paris-le Croisic.

Vont-ils oser ?
A propos de l'auteur
Ivane et nous...

  • Vont-ils oser ?

Un si joli petit voyage est l’histoire d’une trilogie écrite par Ivane Daoudi en 1991. Tout se passe dans le train Paris-le Croisic.

Un si joli petit voyage
Andréa et Jonathan ont vingt minutes pour se rencontrer : vont-ils oser continuer le voyage ensemble ? Vont-ils oser s’abandonner, prendre des risques ?

Run away from home
Béatrice et Werner ont l’air très amoureuses, elles fêtent leurs retrouvailles… Au-delà des apparences et des ressentiments, à quoi jouent-elles ? Vont-elles oser se séparer, descendre du train en marche ?

Quand même
Virginie et Constant ont une longue vie commune, ils auront vingt minutes pour parler de leur séparation… Après inventaire, vont-ils oser faire marche arrière ?

La pièce est éditée chez Actes Sud-Papiers.

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  • A propos de l'auteur

Souvent le soir, au dessus de l'épicerie Legrand, rue de la banque à Paris, une fenêtre en demie lune restait allumée tard dans la nuit. Ivane Daoudi écrivait. Des nouvelles, des bribes de scénarii et, avant toute chose, des pièces de théâtre qu'il lui arrivait, parfois, de jouer.

Elle avait cet art, dans la vie comme dans ses écrits et sur les scènes, de créer une atmosphère particulière, disons daoudienne. Une alliance de rire et de vague à l'âme, de thé et de whisky sour, de tristesse légère et de gaîté soudaine. Elle aimait les papiers, les cahiers, elle les griffonnait de son écriture ronde, elle les froissait d'ivresse. Elle caressait les mots comme une peau, ajoutait ici ou là une pincée de mots anglais ou allemands, pour le plaisir des sonorités, l'errance des langues. Elle ajoutait un doigt de la douceur en tout.

Elle voyageait. En train de préférence. Comme souvent ses personnages. Toutes ses pièces pourraient se passer dans la salle d'attente d'une gare provinciale ou dans un bar tardif d'une ville avec grosse lampe sur le comptoir et un barman qui connaît son monde. Un homme, une femme sont là assis dans un coin. Viennent-ils de se rencontrer, sont-ils sur le point de se quitter ? Chez Ivane, les êtres sont toujours au bord de la séparation ou des retrouvailles, toujours en mouvement, en dérive. Ils font halte le temps d'une pièce. Ils rêvent un peu. On ne peut pas se quitter comme ça. Non, on ne peut pas.

Jean-Pierre Thibaudat

On dit des textes d’Ivane Daoudi qu’ils sont "pétillants" comme le champagne qu’elle aimait tant. Sous l’apparente légèreté du verbe, transparaît un univers complexe et trouble où la séduction, la cruauté et la vulgarité sont convoquées, l’humour et la bizarrerie aussi. Traitant des sentiments sans sentimentalisme, Ivane Daoudi dresse un constat d’échec jubilatoire sur les couples et les rapports humains. L’acuité de ces personnages en perdition interpelle ; ils baignent dans la solitude, les contradictions, l’immobilisme et le confort de notre société contemporaine… La quarantaine passée qu’en est-il des transports amoureux, du désir et de la liberté ?

Catherine Gandois

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  • Ivane et nous...

C’est au cours de l’été 1980 que nous nous sommes liés d’amitié avec Ivane. Peu après, nous découvrions dans notre boîte à lettres Dynamite, le premier texte qu’elle nous ait écrit. Ce n’est que quelques années plus tard que cette envie de travailler ensemble a pu se concrétiser par la co-écriture de Roses Rouges, moyen métrage que nous avons réalisé, il a été diffusé sur France 3.

Lorsqu’Ivane nous a quittés, nous n’avons pas mis beaucoup de temps à convaincre M. Bernard Faivre d’Arcier, alors directeur du Festival d’Avignon, qu’il fallait lui rendre un hommage. Ce fut fait à la Chartreuse de Villeneuve, où plus de quarante personnalités de la culture sont venues nous rejoindre pour la célébrer dans la cave des Papes… Parallèlement nous jouions, sous la direction de Claude Yersin, Teltow Kanal, son ultime pièce au cloître de la Chartreuse.

Il y a aujourd’hui plus de dix ans qu’Ivane nous a quittés, mais notre envie de monter Un si joli petit voyage n’a rien de commémorative. C’est l’acuité de ses personnages en perdition qui nous interpelle. Ils baignent dans les contradictions, l’immobilisme et le confort. Après quarante ans, sommes-nous encore aptes à accorder notre vie sentimentale à nos désirs profonds ?

Catherine Gandois & Didier Sauvegrain

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Vingtième Théâtre
7, rue des Plâtrières 75020 Paris
Spectacle terminé depuis le dimanche 29 octobre 2006

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