Tous ceux qui tombent

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Théâtre de la Commune , Aubervilliers

Du 21 au 24 mai 2013
Durée : 1 heure

CONTEMPORAIN

Entre considérations métaphysiques et accidents dérisoires du quotidien, souvent clownesques, apparaissent les traces de profondes blessures. Un roadmovie inédit porté par un ensemble de voix exceptionnel.
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Spectacle terminé depuis le 24 mai 2013

 

Tous ceux qui tombent

De

Samuel Beckett

Mise en scène

Jacques Nichet

Avec

Pierre Baux

,

Jeanne Duquesne

,

Philippe Fretun

,

Camille Grandville

,

Michael Lonsdale

,

Laurence Mayor

,

Mireille Mossé

,

Dominique Pinon

,

Edith Scob

,

François Toumarkine

  • Un espace sonore théâtral atypique

Samuel Beckett, en 1956, écrit pour la BBC une pièce radiophonique à l’immense succès. Ce chef-d’oeuvre, jusque-là interdit de scène par l’auteur lui-même, va prendre vie sur le plateau à l’intérieur d’un espace sonore théâtral atypique. Installés dans des transats, les yeux fermés, un cercle de spectateurs privilégiés vient, non voir, mais entendre une pièce de théâtre : des voix circulent autour d’eux comme autant d’invitations à un voyage vers une Irlande pittoresque et inquiétante.

L’aller et le retour de Maddy Rooney vers la gare où elle doit retrouver Dan, son mari aveugle, à l’omnibus de 12h30, est le prétexte à un cheminement tout en sonorité et musicalité beckettiennes. Pieds qui traînent, souffles courts, bruits de roues, échanges d’imprécations, entraves en tout genre… Des paysages sonores défilent, les héros avancent cahin-caha.

Entre considérations métaphysiques et accidents dérisoires du quotidien, souvent clownesques, apparaissent les traces de profondes blessures. Un roadmovie inédit porté par un ensemble de voix exceptionnel.

  • Une partition musicale avec ces temps de suspens

« Prenez ce texte comme une partition musicale avec ces temps de suspens (silence), ces inflexions, virgules, points. Il est souvent arrivé à Samuel Beckett, metteur en scène de son texte, de demander à un acteur de transformer une virgule en point final.

Ce texte n’est pas une chronique villageoise, de même qu’En attendant Godot ne raconte pas la vie des clochards. Tout va se passer dans le noir. On entend les voix de fantômes qui hantent un pays désolé. La vie est un songe : la jeune fille et la mort ouvrent la pièce. À la fin, la jeune fille « doit être vieille comme le monde maintenant ».

En une belle journée, le temps d’une vie a passé.

Nous nous arrêterons sur le texte et l’image sonore. Car comme dit Samuel Beckett : « Le reste, c’est de l’Ibsen. » Nous pourrions donner tous ensemble « l’illusion d’un cauchemar comique ».

Jacques Nichet

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