
La bourse ou la vie ? Entre théâtre politique et tragi-comédie familiale déjantée, le collectif OS’O s’empare d’un sujet vieux de plusieurs millénaires et pourtant d’une brûlante actualité : la dette. Un pamphlet explosif et hilarant !
Inspiré de Titus Andronicus et de Timon d’Athènes de William Shakespeare, Timon/Titus aborde les mécanismes de la dette : cynisme, ruse, vengeance et engrenage sanglant… Dette de corps et dette d’argent sont au cœur d’une histoire de famille que le collectif OS'O brosse en analogie avec celles du dramaturge. Dans un château familial, quatre enfants qui viennent de perdre leur père, se réunissent pour ouvrir le testament. Les retrouvailles sont perturbées par l’arrivée d’un fils et d’une fille cachés…
Un troisième texte vient nourrir leur pensée. Dette 5000 ans d’histoire, de David Graeber, donne à voir la genèse du processus de la dette et propose son effacement général. La dramaturgie du spectacle fait alterner la fable familiale avec des débats politiques inspirés par l’anthropologue américain.
Comme pour sa création de L’Assommoir de Zola, le collectif d’acteurs issu de l’École supérieure de théâtre de Bordeaux en Aquitaine, a choisi de collaborer avec David Czesienski. Énergie de jeu débordante, intelligence de la proposition du metteur en scène berlinois… Timon/Titus passe de l’intime au politique avec force et créativité.
Par le Collectif OS’O.
Lauréat des prix du Jury et du public du Festival Impatience 2015.
« Vous devez aller voir ce spectacle. Aucun conditionnel n'est possible. C'est brillant, intelligent, inventif. Du théâtre comme on l'aime qui s'appuie sur l'étymologie, la métaphore, l'analogie, les ruptures. » Ouest France
« Inspirée non seulement de deux violentes et folles tragédies shakespeariennes, Titus Andronicus (1593) et Timon d’Athènes (1607), mais aussi de l’ouvrage de l’anthropologue et militant anarchiste américain David Graeber Dette, 5000 ans d’histoire, cette insolite et brillante saga scénique brasse avec maestria idées et situations extravagantes, réflexions décapantes et psy- chologie familiale à l’arrachée. Il fallait le faire. Embrasser à la fois sous les formes conjuguées du stand up, du récit épique, de la chronique familiale et du plateau-débat, presque télévisé, l’interrogation, grave et complexe, sur ce que l’on doit à la société, à l’Histoire, à soi-même et aux siens. Dette morale, financière, politique et familiale. Quel ambitieux programme, poétique et politique ! » Télérama
« Ils croient dans les forces du théâtre, ils veulent titiller les spectateurs, « mettre l’humain » au centre de tout ce qu’ils font et c’est ce qui se passe dans Timon/Titus . [...] La vie des personnages de la famille et ceux de Shakespeare, se frôlent, se redoublent, se confondent dans une sorte de jeu de rôles qui finit par se prendre goulument les pieds dans le tapis shakespearien : on s’entretue comme dans Titus Andronicus à une vitesse telle que le tragique en devient burlesque. Chacun finit par se découvrir, dans tous les sens du verbe. » Le Blog de Mediapart
« Il est rare de voir l’économie ainsi disséquée, avec un mélange de théâtre élisabéthain, de comique de répétition et de grand guignol. Le Collectif OS’O n’a peur de rien. Il s’invente. » Sud Ouest
Un spectacle très traditionnel, un peu télévisuel même s'il traite de phénomènes de société.
Pour 1 Notes
Un spectacle très traditionnel, un peu télévisuel même s'il traite de phénomènes de société.
94, rue Jean-Pierre Timbaud 75011 Paris