Rencontres Hip Hop 2018 - Egéa / Bosila / Le Mer

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Théâtre Suresnes - Jean Vilar , Suresnes

Du 25 au 27 janvier 2019
Durée : 1h45

MUSIQUE & DANSE

,

Hip-hop

,

Suresnes Cités Danse

Sommets de l’énergie et des contrastes que le hip hop peut faire naître à Suresnes, les Rencontres hip hop reviennent sur le plateau Jean Vilar.
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Rencontres Hip Hop 2018 - Egéa / Bosila / Le Mer

De

Tedd Zahmal

Chorégraphie

Junior Bosila

,

Anthony Egéa

,

Mickaël Le Mer

Direction musicale

Dylan Gangnant

Avec

Rémi Autechaud

,

Thomas Badreau

,

Maxime Cozic

,

Wilfried Ebongue

,

Giovanni Léocadie

,

Brandon Petersen

,

Emilie Schram

,

Kalliopi Tarasidou

,

Dara You

  • rencontres Hip Hop édition 2018

Sommets de l’énergie et des contrastes que le hip hop peut faire naître à Suresnes, les Rencontres hip hop reviennent sur le plateau Jean Vilar.

Rencontre avec la féminité tout d’abord, avec Soli2 pièce d’Anthony Égéa qui, en 2005, allait révolutionner le hip hop en mettant sur scène une breakeuse, robe noir et talons aiguilles, se dévoilant progressivement. On n’avait jamais vu cela ! Créée par la magnifique Émilie Sudre, cette pièce du répertoire, revient, avec une nouvelle Émilie, Émilie Schram, interprète entre autres des Black-Blanc- Beur ou du Cirque du soleil.

Transition, entre grâce et puissance, le duo Addiction, première création personnelle de BBoy Junior, avec la danseuse Grecque Kalliopi Tarasidou. « Addictes » tous les deux d’un hip hop virtuose, ils nous offrent une partition de haute volée, pour s’élever du plateau aux étoiles.

Enfin, Mickaël Le Mer, déjà applaudi pour Rouge et Rock it Daddy, revient avec Crossover, qui comme son nom l’indique conjugue l’art du savoir-danser à celui du vouloir-inventer, par tout croisement. Un art du mouvement, que même le public pourra partager, sur le plateau Jean Vilar. À vos baskets !

  • Soli2

Au son des talons hauts - ceux qui ont vu le film L'Homme qui aimait les femmes comprendront - avant même la silhouette moulée, à contre-jour, la figure est posée. Féminine jusqu'aux clichés, Émilie Sudre est venue en découdre. Marche de torero autour du tapis blanc, cambrée, regards de défi au public. Il faut, par parenthèse, imaginer ce qu'est alors l'arène d'une salle pleine de hip hopeurs survoltés et venus le spectacle des virtuoses s'affrontant… et l'aplomb nécessaire pour être comme Émilie, là.

Elle se jette d'un coup sur le rectangle, comme un tatami, et enchaîne les variations du hip hop avec une lenteur qui témoigne d'une maîtrise impressionnante. Du haut des hauts talons la gestuelle de rue devient comme une calligraphie, une épure de funambule. Encore plus fort, elle enlève une chaussure… On imagine très bien que cet étalage de virtuosité ait fait taire bien des relents de machisme. C'était le but. À force de se prendre les bras dans sa robe moulante, la voilà femme voilée sur un air oriental. Et la gestuelle hip hop dans cet appareil devient manifeste pour une émancipation. Puis elle en arrive là, de dos, à moitié nue. Elle danse encore, avec une pudeur délicieuse, cachant le plus que la danse le permet,ses seins. La scène est d'une grande beauté, mais la démonstration est faite et il n'y a plus guère à en dire. Et cela s'achève ainsi.

Soli 2 est la partie centrale d'un triptyque qu'Anthony Égéa a dévolu à une remise en cause des clichés du hip hop. Devenu autonome, la démonstration que fait Émilie Sudre s'attaque au sexisme souvent dénoncé de ce milieu, mais l'intensité de la présence, le jeu de domination de l'interprète sur le public et qui évoque la tauromachie, dépasse largement l'objectif initial. C'est aussi la Femme jouant de son attrait comme une arme, de sa séduction comme d'un pouvoir, qu'exprime ce solo. Si parfois, cela évoque Matador d'Almodovar, cela explique aussi pourquoi - et le passage dans le solo n'en est que plus important - dans certaines cultures dont sont issus certains membres de la culture hip hop, la femme est contrainte, abaissée et voilée.

Philippe Verrièle, juillet 2007

  • Addiction

Addiction est bien plus qu’un spectacle supplémentaire pour son créateur Junior Bosila. Cette pièce représente l’aboutissement d’années de travail. En effet aprés avoir performé sur les plus belles scènes Françaises et Européennes avec ses Compagnies que sont les Wanted Posse (Compagnie Française) et Flying Steps (Compagnie Allemande). Junior s’était lancé en 2009, dans la création de son premier spectacle Buanattitude.

Ce spectacle à succés, qui a tourné et tourne encore auxquatre coins du globe, a permis à Junior d’acquérir la casquette de chorégraphe. Cependant se chorégraphier soi-même et chorégraphier d’autres danseurs ne représente pas le même travail.

C’est pourquoi il a travaillé dur ces dix dernières années en se nourrissant de nombreuses créations auxquelles il a assisté ; en discutant aussi beaucoup avec de nombreux chorégraphes de renom qu’il a pu rencontrer tel que Sylvain Groud, Vartan Bassil ou encore Amala Dianor avec qui il a co-chorégraphié le duo Extension. C’est donc une suite logique que de vouloir aujourd’hui penser, écrire et créer sa première pièce en tant que seul chorégraphe.
Addiction est un duo entre Junior lui-même et Kalliopi Tarasidou, une danseuse Grecque.

Cette danseuse talentueuse est connue dans le milieu pour être une perfectionniste hors-pair ; «un cyborg» comme certains la surnomme. Junior quant à lui est addict à la performance, c’est d’ailleurs ce besoin, ce désir de performer qui a créé son style atypique reconnu mondialement aujourd’hui. Sur scène nous pourrons donc observer Kalliopi dans son travail d’exécution de précision, avec des mouvements calligraphiques et une danse quasi hypnotisante. Et d’autre part Junior, ce monstre du Hip-Hop, dans sa bulle de recherche, avec des figures plus spectaculaires les unes que les autres.

Dans leurs traits de caractères, il se rejoignent : de sa perfection Kalliopi devient performante et de son besoin de performance Junior devient perfectionniste. Ces deux dynamismes vont ici se superposer pour s’élever et se dépasser ...

  • Crossover

« Crossover » est un mot anglais qui porte de nombreux sens sans toutefois d’équivalent en français. Il signifie à la fois « mélange », «  croisement », « métissage ».

Ce Crossover se manifeste à travers plusieurs danseurs qui se retrouvent dans un espace d’expérimentation. Ils traversent, prennent des directions qui s’opposent, les corps se croisent et s’entremêlent. La danse prend appui sur des techniques de danse hip hop, mais le contact entre les interprètes est omniprésent. Entre tension et décontraction, chacun s’interroge et se nourrit de l’autre pour affirmer son point de vue.

Mickaël Le Mer souhaite dans la continuité de la création Rouge accentuer le travail d'occupation de l'espace ainsi que la cohésion et la proximité entre les danseurs. Une des grandes volontés de Mickaël Le Mer est de mêler avec cohérence et force les codes du hip hop et ceux de la danse contemporaine, afin d'affranchir la danse de ses carcans originels.

La technique favorisera le lien à tisser entre le public et les interprètes, le son et la lumière sillonneront la salle et les espaces. Le rapport frontal entre les danseurs et les spectateurs sera rompu, et ces derniers s’introduiront dans l’intimité des danseurs qui s’exprimeront sur des instants de vie et des rencontres qui les ont marqués. L'originalité de la pièce sera d'intégrer lors du dernier tableau 8 personnes du public qui auront au préalable travaillé quelques heures avec l'équipe. L'idée est de leur offrir la possibilité d'être spectateurs et interprètes et d'expérimenter l'état de danse.

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