Oncle Vania

1
2
3
4
5

Athénée Théâtre Louis-Jouvet , Paris

Du 05 au 26 novembre 2020
Durée : 1h30

CLASSIQUE

,

Coups de coeur

Une pièce qui rebondit sans cesse, de la contemplation au coup de tonnerre, du vaudeville au mélodrame, et où humour et mélancolie s’affrontent à armes égales. Christian Benedetti met en scène de remarquables comédiens dans une version époustouflante du grand drame tchékhovien.
Continuer la lecture
RESERVER

À partir de 29,50 €,24,50 € pour les adhérents

Prix tous frais inclus


Promotions exclusives pour les adhérents
Consignes sanitaires
Les théâtres appliquent les directives sanitaires. Merci de respecter les gestes barrières, de vous munir d'un masque et de le porter lorsqu'il est exigé.
 

Photos & vidéos

Oncle Vania

De

Anton Tchekhov

Mise en scène

Christian Benedetti

Avec

Brigitte Barilley

,

Christian Benedetti

,

Leslie Bouchet

,

Baudoin Cristovéanu

,

Philippe Crubézy

,

Daniel Delabesse

,

Vanessa Fonte

,

Laure-Lucile Simon

  • Humour et mélancolie s’affrontent à armes égales.

On pourrait être tenté de résumer les tribulations d’Oncle Vania en une phrase : « Il sera bientôt trop tard. » Trop tard pour Vania, l’écrivain raté, trop tard pour l’amour de la jeune Sonia, pour Astrov, le médecin humaniste, peu à peu gagné par le cynisme, ou pour la trop belle Elena, mal mariée à un vieillard atrabilaire. Trop tard aussi pour les forêts que les hommes abattent avec inconscience, ou pour l’aristocratie terrienne qui ne voit pas venir l’imminence de sa chute.

Mais on pourrait aussi dire, à l’inverse, que dans Oncle Vania, tout est encore possible. Pendant un brûlant été à la campagne, chacun va laisser éclater un morceau de sa vérité, de sa déception, de son désir.

Une pièce qui rebondit sans cesse, de la contemplation au coup de tonnerre, du vaudeville au mélodrame, et où humour et mélancolie s’affrontent à armes égales.

Traduction : André Markowicz & Françoise Morvan.

  • Quelle forme pour quel théâtre aujourd'hui ?

Tchekhov interroge nos capacités, nos moyens et nos obligations. Changer la façon de faire ne suffit pas si elle ne met pas en perspective une autre façon de regarder et de voir. Faire bouger celui qui regarde, le faire changer de point de vue. Si le spectateur naissant est l’homme même, la mort du spectateur est la mort de l’humanité. Comme le dit Marie-José Mondzain : « C'est la barbarie qui menace un monde sans spectateur. »

Mettre en scène Tchekhov, aujourd'hui, c'est prendre en charge pleinement cette nécessité et son questionnement. C'est aussi, un peu comme « revenir à la maison. » Il y a toujours un modèle chez Tchekhov. Nous sommes souvent en deçà de celui-ci. Les tragédies sont pourtant les mêmes, pas inférieures. Il ne s'agit que de la mort chez Tchekhov...

Mais pas de la mort toujours représentée comme le sujet même de la représentation théâtrale. Nous savons que nous devons mourir et nous n’avons pas forcément besoin du théâtre pour nous le dire ou nous le rappeler. Non, il s’agit du vrai sens de la représentation, de la vraie raison du théâtre : pourquoi on ne sait pas pourquoi on va mourir.

Il y a un combat à mener avec le théâtre et l'acte de création en général, c'est contre ce qui s'assigne, capture, fige. L'institution culturelle, par exemple, définit le rôle de chacun : ceux qui regardent et subissent, devant ceux qui imposent ce qu'ils font, dans une nécessaire hiérarchie du sens qui laisse l'expert dominer le jeu des images offertes aux spectateurs silencieux. La figure nouvelle du spectateyur, une figure en fuite.

  • La place du spectateur

Il y a un combat à mener avec le théâtre et l’acte de création en général, c’est contre ce qui s’assigne, capture, fige... L’institution culturelle, par exemple, définit le rôle de chacun : ceux qui regardent et subissent, devant ceux qui imposent ce qu'ils font, dans une nécessaire hiérarchie du sens qui laisse l’expert dominer le jeu des images offertes aux spectateurs silencieux. La figure nouvelle du spectateur, une figure en fuite.

Tchekhov interroge la construction ou la destruction de la place du spectateur. Il nous révèle que les images ont un pouvoir humanisant et la distance qu'elles créent entre l’homme et ses émotions offre à celui-ci les conditions de sa liberté. A lui de ne pas subir les images, de les refuser.

Et que dire de plus que Tchekhov lorsqu'on l'interrogeait ? Il montrait le manuscrit : « Ecoutez, j'ai tout écrit là-dedans » ; et aussi : « Rien ne vous instruit mieux des conditions de la scène que le capharnaüm d’une répétition. »

L'histoire du spectateur est longue et complexe. Elle est faite de courage et de peur, de langue et de deuil, de pouvoir et d'autorité. Elle exige de nous aujourd'hui de ne pas céder sur notre liberté face à la violence des « industries du spectacle » qui nous rendent trop souvent consentants des productions spectaculaires.

Christian Benedetti

  • La presse

« La version de Benedetti est d’une parfaite efficacité. Les acteurs débitent le texte à grande vitesse, à la manière des répétitions à l’italienne, entièrement centrées sur la mémorisation et la diction. [...] On sort de la représentation d’Alfortville impressionné » René Solis - Libération

« Quelle prouesse pour les acteurs qui disent ce texte sur un rythme hallucinant, sans jamais trébucher ! Et rien pourtant qui sonne comme un artifice. [...] Benedetti est très bien, dans la brisure, l'energie, le désespoir. » Armelle Héliot - Le Quotidien du Médecin

« Rarement, on aura ri de si bon cœur, eu la gorge si serrée, les larmes si souvent prêtes à jaillir, qu’au cours de cet Oncle Vania. » Les trois coups

Pourraient aussi vous intéresser

Avis du public : Oncle Vania

0 Note

0 avis

1
2
3
4
5

Excellent


(0)

Très bon


(0)

Bon


(0)

Pas mal


(0)

Peut mieux faire


(0)
Donnez votre avis
Excellent
Très bon
Bon
Pas mal
Peut mieux faire
Vous pouvez consulter notre politique de modération
UTILES + NOTES + NOTES - RÉCENTS ANCIENS

Spectacles consultés récemment