
Inauguré en 1896, classé monument historique et réputé pour son acoustique exceptionnelle, l'Athénée Théâtre Louis-Jouvet compte parmi les plus belles salles à l'italienne de Paris.
Il est connu pour son esprit laborantin, son goût des rencontres artistiques fortes et de la création, dans une volonté d’ouverture à un large public.
Depuis 1982, le théâtre reçoit une subvention de l’État.
En 2021, Olivier Poubelle, Olivier Mantei et Bernard Le Masson deviennent propriétaires du théâtre et Olivier Poubelle en prend la direction.
Le retrait des places s'effectue 1h avant le début du spectacle.
Le bar-restaurant de l’Athénée vous accueille au foyer du théâtre (au 1er étage et uniquement accessible par un escalier) une heure avant et une heure après chaque représentation de la grande salle.
La Grande salle est accessible aux personnes à mobilité réduite, le théâtre dispose d’un ascenseur permettant d’accéder aux huit places - réservées aux personnes à mobilité réduite – situées en orchestre de la grande salle. Nous vous remercions de nous prévenir au moment de la réservation pour vous accueillir dans les meilleures conditions au 01 53 05 19 19.
La salle Christian-Bérard est située au 4e étage et uniquement accessible par un escalier.
Pour les personnes malentendantes, le théâtre dispose de 5 récepteurs avec dragonne équipés soit d’un casque audio, soit d’un collier boucle magnétique. Ces équipements sont à retirer à la billetterie du théâtre.
Des représentations en audiodescription sont proposées.
Suite au renforcement du plan Vigipirate, toute personne se présentant avec une valise, un grand sac ou des objets encombrants se verra interdire l’accès au théâtre.
Au commencement était l'Éden-Théâtre, lieu mythique, édifice colossal bâti rue Boudreau au début des années 1880 selon une esthétique naïve de temple hindou, un bazar des mille et une nuits tout à la fois féerique et exotique, « prodige d'originalité, de magnificence et de confortable » selon les termes d'un chroniqueur de l'époque. Lieu fabuleux, impossible théâtre, l'Éden ne dure pas. Une série de métamorphoses et de réaménagements conduisent peu à peu au démantèlement de ce que l'on a surnommé « le gouffre de la rue Boudreau ». Plusieurs fois fermé, transformé, rebaptisé un temps Grand-Théâtre, l'Éden finit par disparaître.
Un autre théâtre pourtant prolonge la généalogie du lieu. À sa manière, en plus petit, en plus intime. L’actuel Athénée, dont la salle est aménagée en 1893 dans l'un des foyers de l'Éden, s'ouvre au public, la même année, sous le nom de Comédie Parisienne.
L'inauguration définitive du lieu sous le nom d'Athénée a lieu en 1896. Année qui figure sur le fronton du théâtre. C'est également en 1896 que s'est produite la dernière grande transformation du bâtiment : le report de la façade de la rue Boudreau sur le square de l'Opéra, qui devient en quelque sorte le premier vestibule du théâtre. Dans l'idée, sans doute, de renforcer par ce nouvel accès retranché de l'agitation urbaine des rues environnantes, l'intimité du lieu théâtral. Environ un siècle après l'aménagement de l'Athénée sur l'emplacement d'un paradis perdu, subsistent encore quelques traces au-dessus de la coupole de la salle : un plafond décoré de motifs indiens, rouges, noirs et bruns, derniers vestiges incongrus et émouvants de l'Éden-Théâtre.
Aux richesses architecturales de l'Athénée s'ajoute un inestimable patrimoine artistique : la figure de Louis Jouvet qui dirigea ce théâtre de 1934 à 1951, date de sa mort, a profondément marqué un lieu qui lui rend hommage en portant son nom. Ce grand acteur populaire, chéri du cinéma, était avant tout un homme de théâtre.
De cet art, avant de devenir le metteur en scène et le comédien que l'on sait, il aura exploré tous les recoins : machiniste, costumier, accessoiriste, peintre et éclairagiste. Rien d'étonnant de la part de celui qui se plaisait à dire que « l'humble connaissance de la pratique est le chemin le plus sûr pour aller à la vérité ».
La leçon d'exigence d'une personnalité sans concession, qui, avec le concours complice du décorateur Christian Bérard aura su défendre tant la création contemporaine (Giraudoux) que la redécouverte des classiques (Molière, Corneille...), et dont l'ombre habite toujours la salle à l'italienne qu'il aima entre toutes.
Après Louis Jouvet, d'autres grandes personnalités ont investi, l'espace d'un spectacle, le plateau de l'Athénée : Peter Brook, Jean Vilar, Claude Régy, Matthias Langhoff. La direction novatrice et éclectique de Pierre Bergé, entre 1977 et 1981, voit l'ouverture, sous les combles de l'Athénée, d'une petite salle baptisée du nom de Christian Bérard et consacrée principalement au théâtre d'essai. Avec les Lundis Musicaux, il donne à entendre les plus belles voix lyriques de notre temps. Côté théâtre il reçoit Antoine Vitez, Jean Marais, Pierre Dux, Delphine Seyrig, Sami Frey...
En 1982, Josyane Horville succède à Pierre Bergé : plus de soixante-huit compagnies sont accueillies, et, avec elles, Daniel Mesguich, Alain Françon, Christian Rist, Brigitte Jaques... un foisonnement théâtral dont on retiendra, entre autres, le fameux Elvire-Jouvet 40...
Patrice Martinet, fondateur du Festival Paris Quartier d'été, prend la direction de l'Athénée le 1er juillet 1993. Une nouvelle politique artistique s'affirme. L'Athénée trouve désormais sa place entre tradition et modernité en revendiquant deux caractéristiques fondamentales : qualité littéraire et dramatique des textes représentés et prééminence du jeu de l'acteur.
Ont notamment travaillé à l'Athénée, ces dernières saisons : Redjep Mitrovitsa, Philippe Caubère, Fabrice Luchini, Valère Novarina, Stéphane Braunschweig, Jean-Marie Villégier, Alain Françon, Marcel Bozonnet, Joël Jouanneau, Daniel Mesguich, Claude Stratz, Jacques Lassalle, François Rancillac.
En septembre 2015, le théâtre ferme pour travaux de restauration, de confort et d'accessibilité.
En 2021, Olivier Poubelle, Olivier Mantei et Bernard Le Masson deviennent propriétaires du théâtre et Olivier Poubelle en prend la direction. Tout en respectant l’esprit laborantin du lieu, le théâtre fait la part belle aux rencontres artistiques fortes et à la création, dans une volonté d’ouverture à un large public.
Jean-François Sivadier nous entraîne dans un voyage intime aux racines de l’art et de l’amitié. On y suit le destin de trois jeunes pianistes virtuoses qui se rencontrent à l’adolescence et deviennent inséparables. Portée par trois acteurs remarquables, cette odyssée nous dévoile les aspirations secrètes qui se bousculent dans le cœur de tout artiste.
Après le succès de Masques et nez où il s’adonnait avec humour et passion à une vraie-fausse leçon de théâtre, l’auteur et metteur en scène Igor Mendjisky revient au théâtre de masque avec Notre Humble Avis.
En compagnie de Simon Keenlyside et du pianiste Malcolm Martineau, la musique indique naturellement le chemin.
Qui, de l’homme ou de la femme, a commis la première infidélité ? Librement inspirée par La Dispute de Marivaux, la nouvelle création de l’Académie de l’Opéra national de Paris, Ce qui brûle en silence, fait résonner les thèmes de l’amour, du désir et de la domination avec des madrigaux de Claudio Monteverdi, Barbara Strozzi et Philippe Fénelon.
Écrit en 1884 et publié avec la dédicace « Nous dédions ce livre à la beauté physique », le roman de Rachilde Monsieur Vénus est considéré comme l'une des œuvres les plus scandaleuses et les plus provocatrices de son époque.
Le Temps d’aimer de Reynaldo Hahn est une comédie sentimentale qui explore avec finesse et ironie les mécanismes du désir, du couple et du passage du temps.
Music-hall, fable philosophique et bestiaire d’animaux numériques, The Animal Room brouille les repères entre l’intelligence artificielle et animale.
De la mélodie française à Broadway, l’art du sourire en musique avec Sabine Devieilhe.
La soprano guatémaltèque Adriana González et son complice Iñaki Encina Oyón explorent l’art délicat de l’alliage piano-voix. Entre âge d’or de la mélodie française et séduction des rythmes et harmonies espagnoles, irriguées par l’esprit de la danse et de la zarzuela, c’est toute une civilisation qui revit dans ce récital exceptionnel.
Stéphane Degout interprète le célèbre cycle Winterreise de Franz Schubert, accompagné par Alphonse Cemin.
Meow Meow est une artiste de cabaret et de théâtre acclamée, connue pour ses spectacles qui mêlent chanson, répertoire weimarien et théâtre musical original.
Dans un dispositif minimal, le comédien Stanislas Merhar donne à entendre deux textes de Chantal Akerman.
Après le succès de Don Giovanni, l’Athénée accueille la suite de la trilogie que Da Ponte écrivit pour Mozart avec Così fan tutte, dans une mise en scène de Jean-Yves Ruf. Entre rires et sarcasmes, cet opéra interroge la constance des sentiments, la tentation et le jeu des apparences. Au plateau, les 32 instrumentistes du Concert de la Loge dirigés par Julien Chauvin se mêlent aux six jeunes voix lyriques repérées par l’Arcal.
Alexis Cardenas brise les frontières entre classique, jazz, musiques du monde, improvisation et musique contemporaine en se baladant aisément parmi tous les territoires et collaborations.
La mezzo-soprano Adèle Charvet et le pianiste Florian Caroubi proposent un récital inédit.
Accordéoniste et compositeur, Sébastien Farge réunit son quartet et l'Orchestre Symphonique de l'Opéra de Limoges Nouvelle-Aquitaine pour une version orchestrale d'Origines (2022), sous la direction de Chloé Meyzie.
Qui était vraiment Marie Madeleine ? Dans un spectacle musical aux confins du baroque et des musiques orientales et électroniques, la metteuse en scène Ambre Kahan et la soprano Julie Fuchs rendent grâce au Mystère entourant cette figure majeure du mysticisme chrétien tout en écartant d’une main ferme les confusions qui subsistent encore.
Accueillis la saison dernière avec Les Ailes du désir, Othman Louati et l'ensemble Miroirs Étendus reviennent avec Solaris, un opéra-vidéo inspiré du film et du roman éponymes. Avec Jacques Perconte, figure de l'art vidéo en Europe, il compose un opéra immersif où musique, image et science-fiction nous emmènent aux frontières du réel.
La soprano Marie-Laure Garnier et la pianiste Célia Oneto Bensaid forment, depuis plusieurs années, un duo de talent à la complicité évidente.
Ce concert réunit chant, harpe gothique, vièle et cornemuse, flûte et percussions pour une traversée de l’art poétique et musical du XIVᵉ siècle par Clémence Niclas, Marc et Angélique Mauillon, Nolwenn Le Guern et Pierre Hamon.
La soprano islandaise Álfheiður Erla Guðmundsdóttir et le pianiste indo-américain Kunal Lahiry reviennent à l'Athénée dans un programme lyrique nocturnale.
Square de l'Opéra-Louis Jouvet, 7 rue Boudreau 75009 Paris