
Avec sa langue ciselée et puissante, Keene nous emmène dans un voyage jusqu’au bout de l’humanité, et, lorsqu’il aborde la fin d’une époque, c’est pour en composer de touchants requiems.
Avec lui, on rit toujours avec tendresse de la dernière limite de notre condition humaine. Dans les textes Deux tibias et Nuit, un mur, deux hommes, il est question de dignité, de courage, de poésie du quotidien et d’espoir.
« Mes personnages essaient tous de porter de la lumière dans un panier, ils essaient tous de faire entrer un infini de douleur dans un dé à coudre. » – Daniel Keene.
« Aussi concentrées, aussi férocement humaines que les récits de Tchekhov, ces « pièces courtes » ainsi nommées, fascinent et obsèdent. Parce qu’elles témoignent, malgré tout, contre tout, d’une lumineuse confiance en l’homme, même privé de tout. Et la mise en scène épurée jusqu’à l’essentiel de Mouss Zouheyri, le jeu plein de matière et de souffle à la fois des deux comédiens, ces paumés pudiques mais solidaires en donnent le frisson. Âmes errantes et inguérissables au creux des heures incertaines de la nuit, ils ne cherchent plus à être guéris ou consolés de l’Histoire, de leur histoire. Ils veulent juste rester dignes. Et résister. Comme si beau mur de 1602 contre lequel ils viennent s’abriter. » Télérama TTT
« Ce diptyque, porté par deux interprètes d’exception, Nicolas Roussillon Tronc et Mouss Zouheyri, est une ode à l’humanité fragile et aux invisibles de nos villes. Sobriété, justesse et émotion s’y conjuguent pour offrir un théâtre intense, bouleversant et profondément humain. » Critiquetheatreclau.com
« Mouss Zouheri, seul en scène dans la première partie, et Nicolas Roussillon Tronc, qui lui donne la réplique dans la seconde, offrent une belle interprétation, pleine d’une compassion et d’une humanité où affleure parfois l’humour, de ces hommes en marge qui se raccrochent au presque rien pour continuer de vivre. » Arts Chipels
« Une leçon de vie à laquelle on assiste, accompagné par ces deux personnages magnifiquement interprétés. » RegArts
« Ces hommes sont des exemples de cette humaine condition ; seulement, par leur situation au seuil de l’humanité, tout près du néant, du moins de son invisibilité, ils témoignent de son opiniâtreté, dans la dignité. C’est la parole qui in fine fait vivre cette humanité même en survie. C’est ainsi, aussi, que les deux textes se répondent et s’éclairent l’un l’autre : la parole contre la mort. » Études
Ayant lu tout Dimey et presque tout Jehan Rictus, Keene fait en quelque sorte écho , de manière moins poétique, moins littéraire mais les choses sont dites et ressenties. Jeu magistral du" Maestro" et de son copain d'infortune (sous les ponts de la "scène"seulement...).Les deux comédiens sont tellement justes, naturels, crédibles à en souffrir. J'ai été particulièrement concernée par "p'tite noire"...chienne de vie qu'on empoisonne,compagne fidèle de misère,...vision humaniste des SDF d'aujourd'hui, laisser pour compte, invisibles,souvent assistés par des profiteurs de misère ...Ne tombons ni dans la démagogie ni dans l'indifférence crasse et restons sur les planches la ou les émotions, les sensations nourrissent nos âmes et titillent nos coeur.Les deux magnifiques comédiens nous invitent au coeur de l'humain ou du moins ce qu'il en reste quand les regards se détournent,que l'indifférence alourdie les paupières...Bla bla toujours des maux,encore des maux, les mêmes maux.. J'ai trouvé les éclairages sombrement lumineux, la mise en scène dépouillée... Ben quoi, ne dit on pas que le noir est une couleur! ça ne résout rien mais ça Soulage! Une peinture au couteau , crue de ce que le monde rejette...Tri des déchets ...ah ah c'est très alcoolo. Les deux comédiens sont remarquables! Sous les ponts de Paris.....
Réservé via Theatreonline
Un grand moment de théâtre avec l'auteur Daniel Keene. Voici l'histoire de deux sans abris, ces êtres invisibles, cabossés, cachés dans une société hyper individualiste Leur histoire est aussi singulière qu'universelle. On est touché au cœur par leur vulnérabilité, leur courage, leur résilience, leur dignité et on rit tendrement de leurs chamailleries, de leurs maladresses, de leurs coups de gueule sans filtre. C'est beau. C'est juste. Mouss Zouyheri, élève de Michel Bouquet au CNAD de Paris offre ici une mise en scène épurée où les mots de Keene deviennent une partition au cordeau sans effet ni pathos. Son jeu en complicité avec son camarade Nicolas Roussillon-Tronc est totalement incarné et inspiré. Demeure l'émotion qui surgit alors chez les spectateurs que nous sommes. A ne pas rater !
Les spectacles de Mouss Zouheyri sont des perles d'émotion, des moments de grâce. Comme "un simple comédien" et "El Maestro", ce spectacle, vu vendredi 27 février, m'a réjoui et bouleversé. C'est aussi, comme toujours, une leçon de théâtre, un jeu d'acteurs rigoureux, précis et une inspiration pour qui veut incarner un rôle. Bravo aux deux compères de ce spectacle magnifique, tellement justes, tellement vrais. Foncez !
Pour 3 Notes
Ayant lu tout Dimey et presque tout Jehan Rictus, Keene fait en quelque sorte écho , de manière moins poétique, moins littéraire mais les choses sont dites et ressenties. Jeu magistral du" Maestro" et de son copain d'infortune (sous les ponts de la "scène"seulement...).Les deux comédiens sont tellement justes, naturels, crédibles à en souffrir. J'ai été particulièrement concernée par "p'tite noire"...chienne de vie qu'on empoisonne,compagne fidèle de misère,...vision humaniste des SDF d'aujourd'hui, laisser pour compte, invisibles,souvent assistés par des profiteurs de misère ...Ne tombons ni dans la démagogie ni dans l'indifférence crasse et restons sur les planches la ou les émotions, les sensations nourrissent nos âmes et titillent nos coeur.Les deux magnifiques comédiens nous invitent au coeur de l'humain ou du moins ce qu'il en reste quand les regards se détournent,que l'indifférence alourdie les paupières...Bla bla toujours des maux,encore des maux, les mêmes maux.. J'ai trouvé les éclairages sombrement lumineux, la mise en scène dépouillée... Ben quoi, ne dit on pas que le noir est une couleur! ça ne résout rien mais ça Soulage! Une peinture au couteau , crue de ce que le monde rejette...Tri des déchets ...ah ah c'est très alcoolo. Les deux comédiens sont remarquables! Sous les ponts de Paris.....
Réservé via Theatreonline
Un grand moment de théâtre avec l'auteur Daniel Keene. Voici l'histoire de deux sans abris, ces êtres invisibles, cabossés, cachés dans une société hyper individualiste Leur histoire est aussi singulière qu'universelle. On est touché au cœur par leur vulnérabilité, leur courage, leur résilience, leur dignité et on rit tendrement de leurs chamailleries, de leurs maladresses, de leurs coups de gueule sans filtre. C'est beau. C'est juste. Mouss Zouyheri, élève de Michel Bouquet au CNAD de Paris offre ici une mise en scène épurée où les mots de Keene deviennent une partition au cordeau sans effet ni pathos. Son jeu en complicité avec son camarade Nicolas Roussillon-Tronc est totalement incarné et inspiré. Demeure l'émotion qui surgit alors chez les spectateurs que nous sommes. A ne pas rater !
Les spectacles de Mouss Zouheyri sont des perles d'émotion, des moments de grâce. Comme "un simple comédien" et "El Maestro", ce spectacle, vu vendredi 27 février, m'a réjoui et bouleversé. C'est aussi, comme toujours, une leçon de théâtre, un jeu d'acteurs rigoureux, précis et une inspiration pour qui veut incarner un rôle. Bravo aux deux compères de ce spectacle magnifique, tellement justes, tellement vrais. Foncez !
8, rue de Nesle 75006 Paris