
Sculpteuse de matière et dompteuse de vent, Phia Ménard insuffle la vie à des marionnettes de plastique noir. Au fil d’un ballet époustouflant, ces créatures nous entraînent dans un voyage des ténèbres vers la lumière.
À partir de 8 ans.
Nocturne (Parade) est le quatrième opus du cycle des Pièces du vent où la metteuse en scène et interprète Phia Ménard explore la force invisible et jouissive de l’air. L’action commence alors que la nuit tombe, métaphore des temps obscurs qui semblent fondre sur nous. Sous la main des marionnettistes démiurges et le souffle des ventilateurs, naissent, virevoltent et se transforment corps, objets et paysages. Installé autour d’une piste circulaire, le public vit au plus près l’émotion intense produite par la danse de ces pantins fantastiques. Devant ces parades carnavalesques, l’imagination s’envole et nous arrache à la gravité.
Gonflées par le vent, des enveloppes de plastique mince et transparent - hommes et chevaux - dansent dans les airs : voilà le descriptif anodin d’un dispositif époustouflant, plein d’expressivité poétique, oscillant sans cesse entre une maîtrise technique remarquable et la sensation d’une grande fragilité. À soi seul, cela suffirait à nous offrir un grand spectacle. Mais là n’est pas tout : Phia Ménard défie la Mort, la faucheuse qui enlève les enfants, avec ses marionnettes qui la fuient sur une endiablée Danse Macabre et des citations du Roi des Aulnes puis, plus prosaïquement, dans une scène (où la poésie semble s’effacer) au cours de laquelle sont dénoncées les puissances de pouvoir et d’argent qui conduisent notre monde à la guerre. Voilà un spectacle étonnant, hors du commun, dans sa forme comme dans son écriture, et qui mérite sacrément d’être vu.
Pour 1 Notes
Gonflées par le vent, des enveloppes de plastique mince et transparent - hommes et chevaux - dansent dans les airs : voilà le descriptif anodin d’un dispositif époustouflant, plein d’expressivité poétique, oscillant sans cesse entre une maîtrise technique remarquable et la sensation d’une grande fragilité. À soi seul, cela suffirait à nous offrir un grand spectacle. Mais là n’est pas tout : Phia Ménard défie la Mort, la faucheuse qui enlève les enfants, avec ses marionnettes qui la fuient sur une endiablée Danse Macabre et des citations du Roi des Aulnes puis, plus prosaïquement, dans une scène (où la poésie semble s’effacer) au cours de laquelle sont dénoncées les puissances de pouvoir et d’argent qui conduisent notre monde à la guerre. Voilà un spectacle étonnant, hors du commun, dans sa forme comme dans son écriture, et qui mérite sacrément d’être vu.
3, place du 11 Novembre 92240 Malakoff
Voiture : Périphérique, sortie Porte de Vanves ou Porte Brancion puis direction Malakoff Centre-ville.