Monsieur Farce ou des Oh ! et des Ah !

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Cartoucherie - Théâtre de la Tempête , Paris

Du 22 novembre au 22 décembre 2001

CONTEMPORAIN

Et si, un beau jour, Monsieur Farce décidait de se retirer du monde, que verrait-il alors ? Son cabaret intérieur et d’étranges scènes : un homme apprend qu’il est déjà mort depuis un certain temps… un couple découvre soudain que le monde n’est plus… D’autres obsessions hantent le spect
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Spectacle terminé depuis le 22 décembre 2001

 

Monsieur Farce ou des Oh ! et des Ah !

De

Olivier Chapuis

Mise en scène

Jean Boillot

Avec

Serge Brincat

,

Philippe Lardaud

,

Alexis Moati

    
Présentation

Variations grotesques sur la mort
Notes de l'auteur
Le Théâtre à Spirale

Et si, un beau jour, Monsieur Farce décidait de se retirer du monde, que verrait-il alors ? Son cabaret intérieur et d’étranges scènes : un homme apprend qu’il est déjà mort depuis un certain temps… un couple découvre soudain que le monde n’est plus… D’autres obsessions hantent le spectacle : d’où vient l’étrange attraction qu’exerce une boîte ? qu’arrive-t-il lorsque la parole se réduit à une lettre ? que peut un O ou un A ? Surprises et retournements de situations malmènent la plus élémentaire logique et un rire singulier, mêlant vitalité joyeuse et profond désespoir, traverse ce cabaret mental…

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Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages de l’histoire mondiale surgissent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. Karl Marx, Le dix-huit Brumaire de Louis Bonaparte.

 Il est mort en disant que la farce est un élément poétique, comme la douleur - par exemple, puis ils chantèrent.Tristan Tzara, La Première Aventure céleste de M. Antipyrine

L’idée, c’est la répétition, c’est-à-dire la mort. Monsieur Farce, bouffon dépressif, passe sa vie à mourir dans des situations insolites.  Il porte une boîte dans le désert, rencontre une majorette, un créancier méchant qui lui apprend sa propre mort, ou creuse un trou sur une île déserte… A la fin de chaque épisode, on le sait, il meurt. Il lui faut se remettre, on le comprend, et affronter la suite de ses aventures. 

D’un autre point de vue, l’idée, c’est la variation, c’est-à-dire la vie. A chaque départ, Farce doit rassembler ses forces pour improviser son histoire, ses multiples petites histoires. Chaque rencontre est une vie possible et nouvelle, avec sa réserve de surprises et d’inventions …Tout, bien sûr, finira mal : à force de “crier au loup”, il arrivera que le personnage de théâtre se dissolve sous vos yeux et regagne ainsi son invisibilité… 

Toujours, depuis ma rencontre avec les textes de Jarry, de Tzara ou de Gombrowicz, un même effort pour tenir à distance le “réalisme”, l’esprit de sérieux, la stabilité des formes… Un même désir de théâtre théâtral… Une même poussée violente vers le grotesque et le dérisoire… Simultanément, il me semble, une envie d’apprendre quelque chose de nos pulsions, de cette “fatigue d’être soi” caractéristique de l’époque…  Ainsi est né Monsieur Farce, parent éloigné des créatures brutes de Dubuffet, ainsi est né ce personnage, mélange de fatuité et de naïveté, drôle à force de faiblesses et de cruauté, et qui ne sait, au fond, que répéter sa propre mort… Olivier Chapuis

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Voilà un moment qu’Olivier Chapuis est compagnon de route de “la Spirale” : d’abord dramaturge, le voici maintenant auteur dramatique. Il se dégage de sa première pièce, Monsieur Farce, un style déjà très sûr, plein de courts-circuits et de situations inattendues. Elle pétille d’humour, d’invention et de poésie. A n’en pas douter, Olivier Chapuis est un poète dramatique sur lequel peut se fonder une aventure théâtrale.
Que montrer ? Les petits crépuscules loufoques qu’offre le Dépressif, type contemporain dont Farce est un exemple drolatique : sept combats, sept morts.  Que nos bouches, nos yeux, nos oreilles, nos corps et notre imagination tout entiers puissent servir cette langue scintillante ; que s’expriment librement, comme dans la marionnette ou le film d’animation, enclos dans les strictes limites d’un théâtre-boîte, nos cruautés intimes et notre rire vengeur. Jean Boillot

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Compagnie Jean Boillot a été créé en 1995. Il expérimente de nouvelles narrations, celles du texte et celles de la scène. Son travail s’est ainsi orienté vers des textes dramatiques modernes à la dramaturgie résolument nouvelle et vers des textes non-théâtraux qui impliquent une transposition théâtrale.

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