Mille francs de récompense

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Théâtre du Nord-Ouest , Paris

Du 16 octobre au 28 décembre 2002

CLASSIQUE

Malgré des propositions pour que la pièce soit d’emblée jouée, Victor Hugo exprime son désir d’attendre la fin de l’Empire et le retour de la liberté avant qu’elle ne soit mise en scène, puis de la ranger au nombre des œuvres posthumes…
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Spectacle terminé depuis le 28 décembre 2002

 

Mille francs de récompense

De

Victor Hugo

Mise en scène

Françoise Spiess

Avec

Eugénie Alquezar

,

Patrice Bouret

,

David Farjon

,

Melchisedek Godjian

,

Jean Grimaud

,

Frédéric Humbert

,

Mélanie Mary

,

Christine Melcer

Malgré des propositions pour que la pièce soit d’emblée jouée, Victor Hugo exprime son désir d’attendre la fin de l’Empire et le retour de la liberté avant qu’elle ne soit mise en scène, puis de la ranger au nombre des œuvres posthumes. La pièce met en cause les rapports entre l’individu et la société, puisque la ville où règne l’argent provoque la misère et inspire toutes les formes de corruption ; elle explore aussi le thème du masque, et donc l’opposition entre l’apparence et la réalité, que les masques soient ceux, festifs, du carnaval (la pièce se déroule au moment du carnaval), mais aussi ceux plus protecteurs de la fausse identité qui préserve la liberté, et ceux, néfastes et diaboliques, de l’hypocrisie. D’abord intitulée Cinq cents francs de récompense, elle est enfin publiée en 1934 et représentée pour la première fois en 1961. Étiennette, dite la veuve André, vit avec sa fille Cyprienne et son père, professeur de musique italien. Le vieil homme est malade et ruiné et les huissiers viennent saisir les biens de ces pauvres gens. Cyprienne se morfond quand un homme frappe à la porte et la supplie de le sauver : c’est Glapieu, un homme traqué et poursuivi pour d’anciens méfaits. Elle le cache, mais Rousseline survient : d’apparence philanthrope et débonnaire, l’homme est un maître chanteur qui connaît tous les secrets de cette humble famille, dont il a racheté les dettes, et qui veut obtenir la main de Cyprienne ; mais la jeune fille aime Edgar qui, pour sauver sa bienaimée n’hésite pas à voler son patron, le baron de Puencarral, banquier millionnaire et mélancolique. Pour rembourser cet « emprunt » qu’il présente comme une perte, il va jouer, le soir, mais il perd et se jette à l’eau, devant les yeux de jeunes gens de bonne famille venus là s’encanailler et qui promettent une grosse récompense à qui le sauvera. Glapieu le sauve, d’abord de la mort, puis du déshonneur, se présentant au baron. Mais quel est le lourd secret du baron de Puencarral ? Glapieu, engagé pour surveiller son coffre, triomphera-t-il de ses propres démons ? Cyprienne échappera-t-elle à la concupiscence de Rousseline et Edgar à la prison ? 

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