Mes jambes, si vous saviez, quelle fumée…

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Théâtre de la Bastille , Paris

Du 03 au 16 février 2023

CONTEMPORAIN

Un hommage jouissif et ludique, cru et émouvant, rebelle et joyeux au photographe Pierre Molinier, connu pour ses photomontages, son goût de l’érotisme, ses autoportraits travestis et son fétichisme des jambes. Bruno Geslin et Pierre Maillet s’emparent avec un plaisir communicatif de cet homme qui proclamait : « Notre mission sur terre est de transformer le monde en un immense bordel. »

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Photos & vidéos

Mes jambes, si vous saviez, quelle fumée…

Mise en scène

Bruno Geslin

Avec

Jean-François Auguste

,

Pierre Maillet

,

Elise Vigier

  • Notre mission sur terre est de transformer le monde en un immense bordel...

Reprise d’un spectacle créé en 2004 au Théâtre de la Bastille, Mes jambes, si vous saviez, quelle fumée... est un hommage jouissif et ludique, cru et émouvant, rebelle et joyeux au photographe Pierre Molinier (1900-1976). Cette figure proche du surréalisme se fit connaître avec ses photomontages, autoportraits travestis dans lesquels s’épanouissaient son goût de l’érotisme, son fétichisme et son amour des jambes gainées de noir.

À partir d’une interview de l’artiste accordée à la fin de sa vie, Bruno Geslin et ses acteurs (à commencer par Pierre Maillet qui interprète Molinier) s’emparent avec un plaisir communicatif du récit de cet homme qui tutoyait l’ombre comme la lumière, brouillait toutes les identités et se voyait en chaman. Ils livrent ainsi une pièce qui mêle les images et les corps, un spectacle vif et libre, fidèle en cela à celui qui proclamait : « Notre mission sur terre est de transformer le monde en un immense bordel. »

Laure Dautzenberg

  • Genèse des Jambes (2004-2013)

En 2004, Bruno Geslin créait au Théâtre de la Bastille Mes jambes, si vous saviez, quelle fumée... Le spectacle était emballant, à la fois ludique et profond, déstabilisant et audacieux, modeste et ambitieux, drôle et émouvant, suivant en cela la figure dont il s'inspirait : le photographe Pierre Molinier, artiste insaisissable, proche un temps des surréalistes, à la fois cru et délicat, fervent amoureux des jambes gainées de soie, des talons aiguilles, des masques et de l'érotisme, soucieux avant tout d'être en accord avec lui-même, de vivre et créer au plus près de ses désirs.

Neuf ans plus tard, c'est ce spectacle qu'ils reprennent, tel qu'en lui-même, à un interprète près. « Nous avons décidé que nous jouerions Mes jambes si vous saviez… jusqu'à ce que Pierre (Maillet) ait le même âge que Pierre (Molinier) à sa mort, c'est à-dire soixante-seize ans. On continue donc plus qu'on ne reprend. C'est comme un grand-oncle qu'on aurait besoin de retourner voir de temps en temps pour notre équilibre mental ! » avance Bruno Geslin. « Peut-être des choses seront-elles plus graves avec l'âge. Avec Molinier, de toute façon, on est toujours sur le fil, et le point de bascule n'est jamais bien loin. »

Être sur le fil, frôler l'abîme, interroger le désir, fascine sans aucun doute ce metteur en scène qui a un goût marqué pour les figures fortes, extrêmes, vertigineuses. Du poète Joë Bousquet à l'artiste Pierre Molinier, de l'écrivaine et dessinatrice Unika Zürn au cinéaste Derek Jarman dans un prochain travail, il aime s'inspirer de personnalités exigeantes qu'on ne peut pas aborder « du bout des doigts », et qui excèdent la littérature.

C'est donc à une plongée en eaux troubles qu'invite Mes jambes, si vous saviez... Pourtant, rien de plus lumineux et de plus vivant que ce spectacle. « La parole de Molinier libère : tout a l'air si évident et si simple à partir du moment où on est prêt à se dégager des jugements et des a priori », soutient Bruno Geslin.

Voilà ce qui a sans doute séduit l'équipe réunie dans ce spectacle : l'envie d'en découdre avec les possibles, sous l'ombre bienveillante et irrévérencieuse de Molinier, sous son charme et sous son emprise - Pierre Maillet l'incarne avec une perfection troublante -, courant contre l'évidence et les sentiers trop balisés des identités figées.

« Cette rencontre a changé nos vies en y introduisant le « pourquoi pas ? ». « Pourquoi pas », c'est en effet la seule injonction que n'a cessé d'adresser à tous et à lui-même Pierre Molinier. Et c'est une question magnifique ! À partir de là, le chemin peut devenir solaire ! Et puis il y a dans son œuvre une force de persistance : comme si les créatures et l'univers qu'il avait inventés lui avaient survécu. C'est comme de la magie noire… »

Et il y a en effet quelque chose de palpitant et de troublant à voir se déployer sur scène ce monde de fiction mêlant les images et les corps, recomposant les figures forgées par un artiste qui pensait que l'on pouvait toujours inventer sa vie, voire conjurer la mort par de constantes renaissances. Mes jambes, si vous saviez quelle fumée... cultive ainsi l'irrévérence sans provocation ni revendication autre que celle d'une absolue liberté.

  • La presse en parle

« Bruno Geslin, vidéaste, photographe et metteur en scène, et Pierre Maillet, comédien et metteur en scène, ont conçu un spectacle pour le moins atypique, fascinant, et subversif, qui revisite le biopic à l'aune de l'hommage et du tribute autour de la vie et de l'œuvre de Pierre Molinier, un des précurseurs de l'art corporel. » Froggydelight.com, juin 2013

« La troupe des lucioles a trouvé les mots de ce prodigieux énergumène (Pierre Molinier) la matière d’un spectacle dont la force de percussion ne peut, en ces temps prudes que sont les nôtres, que nous enchanter. » Sylviane Bernard-Gresh, Télérama sortir, le 19 juin 2013

« Insolente composition scénique et vraie curiosité théâtrale. Spectacle d’une étrange gaité. Les trois acteurs - Nicolas Fayol, Pierre Maillet, Élise Vigier, drôles et dérangeants à souhait – nous promènent avec audace dans cet univers excentrique où on ne sait plus si les délires du fétichiste sont finalement réalisés… » Fabienne Pascaud, Télérama, le 19 juin 2013

« Sans tabou, sans peur non plus, ce bon vivant de Molinier qui parlait beaucoup de la mort donne une leçon de liberté sidérante. Enfantine parfois, pas loin du caprice même, courageuse avant tout, elle ne s'encombre de rien. (…) On rit un peu, beaucoup, passionnément en revoyant le spectacle Mes jambes, si vous saviez, quelle fumée... Un rire qui fuse tout en se colorant de mille nuances. Tantôt épaté et admiratif, tantôt choqué et perplexe, mais encore tout simplement joyeux et même déconneur. Ce rire-là fait un bien fou et file une pêche surprenante. » Rosita Boisseau, Le Monde, 20 juin 2013

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