Mademoiselle Molière

Lucernaire , Paris

Du 22 août au 04 novembre 2018
Durée : 1h20

CONTEMPORAIN

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Biopic

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Pièce historique

Quoi de plus hasardeux que la rencontre de Jean-Baptiste Poquelin et de Madeleine Béjart ? Pourtant leur union va durer vingt ans, soudée par leur passion commune : le théâtre. En 1661, avec le succès des Précieuses ridicules, Poquelin devient Molière. La même année, il décide d’épouser la fille de Madeleine, Armande, de vingt ans sa cadette.
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Spectacle terminé depuis le 04 novembre 2018

 

Photos & vidéos

Mademoiselle Molière

De

Gérard Savoisien

Mise en scène

Arnaud Denis

Avec

Anne Bouvier

,

Christophe de Mareuil

  • « Aimer la mère ou épouser la fille »

Quoi de plus hasardeux que la rencontre de Jean-Baptiste Poquelin et de Madeleine Béjart ? Pourtant leur union va durer vingt ans, soudée par leur passion commune : le théâtre. En 1661, avec le succès des Précieuses ridicules, Poquelin devient Molière. La même année, il décide d’épouser la fille de Madeleine, Armande, de vingt ans sa cadette.

Mariage d’amour ou mariage d’intérêt ? Comment Molière l’apprend-il à sa compagne ? Comment réagit-elle ? Au XVIIème siècle, l’évènement est considérable. Dès lors, la moquerie scelle son avenir. Ce couple (avec Anne Bouvier, Molière de la comédienne dans un second rôle) devenu classique et si moderne en son temps, où le génie et le talent se sont mêlés, est à jamais dans la mémoire du théâtre.

  • La presse

« Deux très beau comédiens dont la mise en scène orchestre le duo avec goût et talent. » Théâtral magazine

« Un des beaux moments de cette rentrée (…) Anne Bouvier est remarquable, lumineuse, moderne. » L'Humanité

« Belle promenade dans le temps et l’éternité du couple. » Télérama

« Anne Bouvier merveille d’émotion » Hier au théâtre

  • Notes d’intention

« Dans Mademoiselle Molière, Gérard Savoisien nous propose de partager l’intimité d’un couple. Un couple en crise. Un couple qui s’aime, mais qui se déchire. Pas n’importe quel couple, puisqu’il s’agit de Molière et de Madeleine Béjart. Molière est en pleine ascension, et son talent est reconnu par Louis XIV. Il est couronné par le succès. Madeleine a toujours oeuvré pour lui, à ses côtés, sans jamais faillir, dans les moments difficiles comme dans la joie. Quand la pièce commence, c’est le début de la fin entre eux : Molière est en train de tomber secrètement amoureux de la fille de Madeleine, Armande. Ce sera son amour le plus douloureux, le plus intangible. Il donnera naissance aux chefs-d’oeuvre que sont L’école des femmes et Le Misanthrope.

Madeleine sent que le vent tourne. Elle renifle un changement important, elle a peur, elle dissimule ses souffrances et tente de sauver leur mariage. A travers cette écriture savoureuse, cinglante et précise, l’auteur nous offre bien plus qu’une pièce historique de plus. Il ne s’agit pas ici de renseigner le public sur des anecdotes de la vie quotidienne d’un couple célèbre du XVII ème siècle. Il va plus loin, il entre dans les tréfonds de ce qui caractérise une rupture entre deux êtres voués à un grand destin. Si le sujet n’obligeait pas la langue à ses parer des nuances du XVIIème, on pourrait voir là une pièce de Pinter. Et la modernité intemporelle du sujet est saisissante. Un homme qui tombe amoureux d’une femme plus jeune que son épouse, cela arrive tous les jours, et c’est déchirant. Mais cet homme, ce génie du théâtre français, tombe amoureux ici de la fille de sa femme. La violence de la situation parle d’elle-même, et nous redécouvrons notre grand auteur et comédien si aimé sous un autre jour. Nous rentrons par la serrure pour entendre le déchirement de ces deux êtres, Molière et Madeleine Béjart, qui s’aiment encore, mais qui sont précipités dans un gouffre terrible dont personne ne sort indemne.

L’alchimie entre les deux comédiens, Anne Bouvier et Christophe de Mareuil, m’a paru évidente d’entrée de jeu. Il ne s’agit pas de composer des personnages historiques, mais d’incarner de façon naturelle et réaliste deux êtres qui s’aiment, qui s’aimaient, qui ne s’aimeront plus. La réalité d’un couple. Comme l’indiquait Molière lui-même à ses comédiens : « Dites le texte, je vous prie, le plus naturellement du monde. » J’aime suivre son conseil.

Bien entendu, j’ai souhaité conserver l’atmosphère de l’époque, à travers les costumes et les éléments de décor. Une actualisation quelconque m’aurait semblé ici inutile. D’ailleurs elles me semblent inutiles la plupart du temps. Je préfère que le public s’évade, puisse savourer les nuances de cette grande époque, tout en s’identifiant pleinement à ce couple. Comme il s’agit d’une pièce intimiste, j’ai proposé, avec l’accord de l’auteur, d’ajouter au spectacle trois extraits de pièces de Molière : L’école des Maris, Les Fâcheux, et Le dépit amoureux. Il m’a semblé indispensable de briser de temps en temps l’intimité du couple, afin de voir à l’oeuvre sur scène ces deux comédiens. Le théâtre était leur vie, ils étaient ensemble à la fois sur scène et au lit. Je tenais à ajouter ces parenthèses pour que le public puisse prendre plaisir à les voir à pied d’oeuvre dans la pratique de leur art.

L’Amour et le Théâtre, telle était la vie de Molière. Quand il souffrait en amour, il le racontait dans ses pièces. Mademoiselle Molière, Armande Béjart, offrira à Molière le prix de son plus grand génie  : la souffrance absolue. Cette souffrance sans laquelle, peut être, il n’est point de dépassement de soi même dans les choses de l’art.» Arnaud Denis, metteur en scène

«  Quoi de plus hasardeux que la rencontre de Jean-Baptiste Poquelin et de Madeleine Béjart  ? L’un est le fils de bourgeois parisien, l’autre une comédienne excommuniée qui avec son frère parcourt les routes de France.

Pourtant leur union va durer près de vingt ans. Jean-Baptiste va être long à accoucher de Molière, et c’est dans les années 1661 - après L’Etourdi et Les précieuses ridicules - qu’il se fait remarquer auprès du roi Louis XIV avec Les fâcheux. Mais c’est aussi cette année-là, celle de ses trente-neuf ans, qu’il va décider d’épouser la fille même de Madeleine, Armande, de vingt ans plus jeune que lui, et le mariage aura lieu en janvier 1662. Mariage d’amour ou mariage d’intérêt ? Difficile d’en connaître la raison exacte.

L’évènement est considérable. Par ce mariage, le grand auteur donne facilement prise aux quolibets et aux médisances, certains bas esprits allant jusqu’à prétendre qu’il épouse sa propre fille. Dès lors, la moquerie et le cocuage scellent son avenir. Pourquoi les avoir provoqués  ? Certes, de L’Ecole des femmes au Misanthrope, il va en tirer des accents déchirants, mais l’homme privé aura payé un lourd tribut à l’homme public.

Sa faiblesse nous le rend davantage humain et la figure de Madeleine, égérie du premier jour, plus attachante. A une époque où se côtoient Boileau, La Fontaine, Corneille, où la seconde partie du XVIIème siècle devient une fulgurante éclosion de tous les arts, je me suis surpris à décerner à ce couple la palme de l’union libre heureuse et malheureuse. Ce couple devenu classique et si moderne en son temps, où le génie et le talent se sont mêlés, est à jamais dans la mémoire du théâtre. » Gérard Savoisien, auteur


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Avis du public : Mademoiselle Molière

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Irene M. (2 avis) 11 octobre 2018

Excellent Excellente prestation des comédiens. Très bonne pièce où histoire dans l'Histoire, humour et émotions se rejoignent. Ne manquez pas.
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Louis L. (1 avis) 26 septembre 2018

Avis Melle Molière Tres bon spectacle que je recommande
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EWA G. (14 avis) 21 septembre 2018

Un grand moment du théâtre. Deux magnifiques interprétations. Un mélange savant et savoureux des extraits de pièces de Molière où prend l'origine un très beau texte, dont l'universalité assure sa modernité, sur les splendeurs et les misères de l'amour.
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Brigitte A. (2 avis) 05 septembre 2018

Intelligent et sensible Acteurs parfaitement investis dans leur personnage , texte réutilisant intelligemment des extraits de pièces de Molière, mise en scène intéressante, jouant sur "l'endroit" (loges,d'abord,puis espace privé) et l'"envers" (la scène vue par l'acteur,de dos). Parfaitement clair,malgré ce double point de vue. Une autre réussite d' Arnaud Denis qui aime aussi soigner décor et costumes.
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