
Ma Maison est noire tisse un dialogue intense entre deux femmes, deux générations, deux exils : celui de Forough Farrokhzad, interdite de publication dans son pays depuis la révolution islamique, et celui de Mina Kavani, qui a fui la censure pour devenir libre sur scène.
Forough Farrokhzad, poétesse rebelle, cinéaste inclassable, figure éclatante de la liberté dans l’Iran des années 60, est l'une des inspiratrices du mouvement de l'émancipation des femmes iraniennes. Aujourd’hui, l’actrice et metteuse en scène Mina Kavani lui donne corps et voix dans un spectacle incandescent, entre récit personnel et hommage poétique.
Ma Maison est noire tisse un dialogue intense entre deux femmes, deux générations, deux exils : celui de Forough, interdite de publication dans son pays depuis la révolution islamique, et celui de Mina, qui a fui la censure pour devenir libre sur scène. À travers un montage de poèmes, lettres, entretiens et images, le spectacle convoque une mémoire vive, traversée de colère, de sensualité et d’espérance.
Une création née d’un désir ardent : faire entendre, encore et toujours, la voix des femmes qu’on tente de faire taire.
« Porté par la partition tourmentée du trompettiste Eric Truffaz et de Murcof, Ma maison est noire hypnotise, glace, frustre. Les rayons de lumière traversent l’armature de métal qui sert de salon à ce personnage et lui donnent des allures de cage. Cette scénographie ingénieuse, signée Louise Sari, structure l’espace avec une malléabilité sans fin. Le regard se promène d’une errance à l’autre, dans un salon autant que dans l’esprit tourmenté de cette jeune écrivaine » Coups d'Œil
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