Les plaisirs scélérats de la vieillesse

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Huchette , Paris

Du 12 septembre au 10 novembre 2001

CONTEMPORAIN

Le  titre s'applique à quatre courtes comédies de quinze à vingt minutes chacune : Pizza, Et mourir de plaisir, Le retour de Pénélope et Les secrets de Buckinqham Palace. Bien que l'action se déplace de New Y
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Spectacle terminé depuis le 10 novembre 2001

 

Les plaisirs scélérats de la vieillesse

De

Michel Philip

Mise en scène

Nicolas Bataille

Avec

Nicolas Bataille

,

Frédéric Jeannot

,

Bernard Jousset

,

Lisa Livane

,

Ricky Tribord

 
Note de l’auteur
Note de mise en scene

Le titre est emprunté à une phrase du roman de Colette, Chéri. Colette désigne ainsi le plaisir qu'éprouvent les vieillards, selon elle, à médire les uns des autres et à chercher avec avidité dans la rubrique nécrologique des journaux le nom de leurs contemporains.
Mon titre s'applique à quatre courtes comédies de quinze à vingt minutes chacune : Pizza, Et mourir de plaisir, Le retour de Pénélope et Les secrets de Buckinqham Palace.
Bien que l'action se déplace de New York à Santiago du Chili (ou à Madrid) puis à Montréal et enfin à Londres, le thème commun est l'abus que font certains vieillards des deux sexes du pouvoir que leur assure leur position sociale.
Loin de tout réalisme, ces pièces se voudraient plutôt une charge “ hénaurme ”, pour emprunter l'orthographe de Flaubert. Sous la caricature, il ne faut chercher aucun message, sinon peut-être que la vieillesse n'est pas nécessairement synonyme de faiblesse, d'impuissance ou de gâtisme. “ Mes ” vieillards sont redoutables d'astuce et manipulent sans remords les jeunes gens qui sont sous leur coupe.
Je n'ai voulu que faire rire. Si certains spectateurs étaient choqués, je ne pourrais alléguer pour ma défense que les trois mots que Stendhal met en exergue à l'un de ses romans : “ All is true ”. Ce qui, bien entendu, est faux...

Michel Philip

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“ Du beau, du licencieux, du bizarre en quantité ” Edgar Poe

Cette proclamation empruntée à Poe inspira les extravagants auteurs dont Alfred Jarry fut le chef de file et fit se révéler Cocteau, Apollinaire, Marinetti, Tzara et tant d'autres qui passeront le flambeau à Ionesco, Genet, Beckett.
Mais, alors que les premiers trouvaient leur inspiration dans l'amour de la vie et les jours heureux, les seconds exprimèrent l'angoisse, l'absurdité de la vie, l'aliénation. Que diront ceux qui démarrent le 2lème siècle ? Michel Philip, lui, s'intéresse à une génération particulière: celle du troisième âge, qui revendique sa place dans la société nouvelle et le droit d'assumer sa sexualité.
Avec les petites pièces de Michel Philip pernicieusement reliées entre elles par le thème du pouvoir et de la perversion, nous entrons dans le domaine du licencieux et du bizarre, côtoyant allégrement la provocation, une provocation qui aurait fait jubiler Jouhandeau.
Quant au " Beau", qui est le catalyseur de ces Plaisirs scélérats de la vieillesse, c'est la jeunesse, évidemment. Pour la mise en scène: jouer désinvolte comme Sade, “ énaûrme ” comme Ubu, dans les décors du Cabinet du Docteur Caligari et sur une musique à la Stravinsky.

Nicolas Bataille

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