
Les chorégraphes Annie Vigier et Franck Apertet s’interrogent sur les normes qui régissent la danse et le spectacle vivant. Leur travail passe entre autre par une prospection des limites du corps et de la représentation.
Cette démarche opère une redéfinition de la pratique du danseur et de sa fonction d’interprète. En intervenant dans différents cadres d’exhibition ou en s’y adaptant ils formulent de nouvelles modalités d’apparition, de production et de lecture de la danse. Cette interprétation de la présence physique exacerbe les places qu’occupent le spectateur et le chorégraphe dans ces processus. Initiée dans des collaborations innovantes entre opérateurs culturels de secteurs différents leur démarche intègre l’assemblage économique en tant que composante artistique. Le secteur des arts plastiques s’engage sur ce travail dans un partage de point de vue et de mise en relief des réponses apportées.
Dans la danse en particulier le texte écrit a une place ambiguë. Souvent prétexte, il décrit ce que le chorégraphe cherche à illustrer, à dire ou à transmettre. Certains le lisent d’autres pas, en tout cas il est le lien avec un travail qui lui est d’une nature autre. Le chorégraphe n’est pas toujours l’auteur de ce préambule, un programmateur, un journaliste, un autre artiste peut l’être. En acceptant cette étape de communication, d’annonce et de publicité de son spectacle, le chorégraphe constitue deux dimensions à son oeuvre.
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