
Deux jeunes filles font un pacte d’amitié si puissant qu’il défie les lois du réel et l’autorité des adultes. Dans sa nouvelle création, Joël Pommerat convoque le fantastique pour interroger l’amour, l’amitié et notre besoin de nous lier les uns aux autres.
Molière 2026 du Metteur en scène dans un spectacle de théâtre public (Joël Pommerat).
À partir de 13 ans
Deux adolescentes en détresse tissent une relation fusionnelle dans le dos des adultes qui s’y opposent. Et vont jusqu’à nouer un pacte d’amitié indélébile pour préserver leur lien. Avec cette nouvelle création à la scénographie hypnotique, Joël Pommerat imagine ce récit d’amitié à la lisière du réel et du surnaturel.
Sombre et nocturne, transgressif et nimbé d’une inquiétante étrangeté, le spectacle creuse son mystère et son climat cauchemardesque dans un décor changeant qui oscille entre le dedans et le dehors. Entre la chambre d’adolescente et ce manoir hanté qui aimante les deux amies, la pièce cultive le trouble jusqu’au bout et défie les apparences, libérant au fur et à mesure son pouvoir de fascination comme un piège délicieux.
« Joël Pommerat incarne l’une des aventures théâtrales les plus brillantes de ces vingt dernières années. » Le Monde
De quoi parle cette pièce ? C’est une question rituelle et compréhensible. Il y a les faux sujets apparents et les vrais propos cachés. Les faux sujets, on est sûrs d’eux. Les autres, en tant qu’écrivain ou auteur on les cherche, on s’efforce de les développer, mais on n’est jamais sûr à l’avance de les saisir. C’est d’autant plus audacieux d’en parler avant que le « livre » ne soit terminé. De cette pièce on peut dire que c’est une histoire, vraiment une histoire au sens premier. Une histoire simple mais aussi une histoire complexe, constituée en son sein de plusieurs histoires. Ça parlera d’amour, au sens large, au sens où l’amitié serait de l’amour mais le vrai propos serait plutôt la peur et la colère.
Je ne sais pas encore si la part sombre et grave prendra le dessus sur l’humour et un peu de grâce, si le sentiment d’enfermement sera plus prégnant que la délivrance, c’est trop tôt pour savoir quelle part prendra le dessus.
C’est peut-être un spectacle qui intéressera les enfants, si cela ne les effraie pas catégoriquement. Mais bien sûr il faudrait aussi définir jusqu’à quel âge on considère qu’on est un enfant, et qu’on est intolérant à l’effroi. J’appelle ce qu’on est en train de faire du « théâtre roman » parce que dans cette pièce les choses se racontent en même temps qu’elles se vivent, une histoire se raconte et se vit en même temps, sans chronologie. À ce stade, je vois ce spectacle comme un contre-pied à un autre spectacle de ma compagnie Cendrillon, qui déconstruisait franchement les notions de « merveilleux » de « magique » et de « surnaturel » alors qu’ici je les prends au sérieux sans parodie, au premier degré. On verra.
Joël Pommerat
Spectacle dont la finalité nous a échappé
Réservé via Theatreonline
J'ai beaucoup aimé d'autres pièces de Joël Pommerat mais pas celle-ci. C'est un peu comme ces expositions immersives qui projettent de images numériques géantes des peintures célèbres: tout ce qui fait l'art de ces oeuvres disparaît. Du même pour cette pièce, où un dispositif des sons et lumières recherché prend la place de l'expérience théâtrale, qui demeure - pour moi - absente.
Réservé via Theatreonline
Une thématique sur l'adolescence avec son culte de l'amitié, ses fragilités, ses doutes sur l'existence raconté comme un conte fantastique tout en finesse et subtilité, parsemé de clair obscur et d'effets visuels géométriques, de musique, dans un univers bien particulier à la Pommerat comme j'aime !
Réservé via Theatreonline
Où est le Pommerat de « la guerre des 2 Corées », de « Cendrillon » ou de « Pinocchio » ? Celui de ces « petites filles modernes » a perdu la magie et l’intelligence du propos pour garder surtout la noirceur, la froideur. La mise en scène très créative et visuellement intéressante semble plus masquer le manque de consistance du texte que l’enrichir. Bref, une soirée décevante et une pièce finalement assez prétentieuse. Dommage…
Réservé via Theatreonline
Pour 4 Notes
Spectacle dont la finalité nous a échappé
Réservé via Theatreonline
J'ai beaucoup aimé d'autres pièces de Joël Pommerat mais pas celle-ci. C'est un peu comme ces expositions immersives qui projettent de images numériques géantes des peintures célèbres: tout ce qui fait l'art de ces oeuvres disparaît. Du même pour cette pièce, où un dispositif des sons et lumières recherché prend la place de l'expérience théâtrale, qui demeure - pour moi - absente.
Réservé via Theatreonline
Une thématique sur l'adolescence avec son culte de l'amitié, ses fragilités, ses doutes sur l'existence raconté comme un conte fantastique tout en finesse et subtilité, parsemé de clair obscur et d'effets visuels géométriques, de musique, dans un univers bien particulier à la Pommerat comme j'aime !
Réservé via Theatreonline
Où est le Pommerat de « la guerre des 2 Corées », de « Cendrillon » ou de « Pinocchio » ? Celui de ces « petites filles modernes » a perdu la magie et l’intelligence du propos pour garder surtout la noirceur, la froideur. La mise en scène très créative et visuellement intéressante semble plus masquer le manque de consistance du texte que l’enrichir. Bref, une soirée décevante et une pièce finalement assez prétentieuse. Dommage…
Réservé via Theatreonline
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