Les Animaux ne savent pas qu'ils vont mourir

Théâtre Suresnes - Jean Vilar , Suresnes

Du 14 au 15 octobre 2006

CONTEMPORAIN

Avec son talent singulier pour conjuguer la légèreté et la gravité de la vie, Michel Didym a réuni trois comédiens et un accordéoniste pour porter à la scène les textes et les chansons de Desproges, pour un cabaret déjanté entre rire et larmes, entre rage et dérision, un festin de mots furieusement assassins !
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Spectacle terminé depuis le 15 octobre 2006

 

Les Animaux ne savent pas qu'ils vont mourir

De

Pierre Desproges

Mise en scène

Michel Didym

Avec

Philippe Fretun

,

Daniel Martin

,

Clotilde Mollet

,

Johann Riche

Tous les culots
Desproges féroce amateur de bonheur
Le mot de l'adaptateur
La presse

  • Tous les culots

Essayiste, romancier, chroniqueur, dramaturge, Pierre Desproges a écrit une œuvre aux multiples facettes. Dans une langue taillée au scalpel, il a traqué le politiquement correct, la mollesse de nos consciences, nos lâchetés, nos préjugés. Tout y est passé.

Avec son talent singulier pour conjuguer la légèreté à la gravité de la vie, Michel Didym a réuni trois comédiens et un accordéoniste pour porter à la scène les textes et les chansons de Desproges. Le spectacle emprunte aux sketches. Comme son auteur, il a tous les culots, toutes les libertés et va trop loin avec élégance, en toute fraîcheur et sans filet.

Les acteurs possèdent la malice légère, le tact et l'élégance qui font résonner la portée politique et poétique de Desproges. Ils nous offrent un cabaret déjanté entre rire et larmes, rage et dérision, un festin de mots furieusement assassins !

  • Desproges féroce amateur de bonheur

Desproges touche aux régions de l'âme où ça fait mal. Et comme il dit, "ça fait moins mal quand on en a ri".

S'il cultive l'humour de cimetière, c'est que la mort est une nuisance majeure. Féroce amateur de bonheur, il est teigneux avec les nuisances, même mineures, comme les cintres qui vous giclent au nez dans les penderies. Il a tous les culots, toutes les libertés, et il adore aller trop loin, avec élégance, en toute fraîcheur, et sans filet.

C'est un provocateur viscéral, mais, en dehors de quelques "imbéciles répertoriés", tout le monde a compris qu'avant de provoquer Leprince-Ringuet et les coiffeurs (dont il n'a rien à foutre en réalité) il se provoque lui-même, de préférence sur les sujets sensibles : "Je pleure chaque fois qu'un de mes enfants meurt. Là, ils vont bien."

C'est pour ça qu'il nous était si utile. Il nous défendait contre les cons, l'ennui, le chagrin et la mort. Et ce qui ne va pas aujourd'hui, c'est que les cons, l'ennui, le chagrin et la mort sont en pleine forme, et lui, il est muet.

Marie-Ange Guillaume

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  • Le mot de l'adaptateur

A la fois essayiste, pourfendeur, romancier, chroniqueur haineux, dramaturge et moraliste, Pierre Desproges a écrit au cours de sa carrière une oeuvre aux facettes multiples, d'une vision stupéfiante de l'actualité, du Manuel de savoir vivre, et de l'émission télé pompeuse, chafouine, cynique, surréalistico-anarcho-farfeluesque, au polar provincial et aux textes de scènes.

Il a dit beaucoup de ses textes lui-même et les a marqués de son personnage hautain. Certaines fois, sa verve s'adoucit, et sa plume se fait plus poétique, plus proche des instants de nostalgie où il évoque les Bordeaux-vieux ou le Paris de ses jeunes années.

Mais voilà, il reste une multitude d'écrits pas encore vus, ou entendus. La précision chirurgicale de son style, l'élégance de son propos m'ont poussé à relire Desproges et m'ont donné l'envie de le monter sur scène, de détacher l'écrit de l'écrivain, du personnage.

Un univers extrêmement élaboré et une vision du monde que vont s'approprier un trio d'acteurs, Philippe Fretun, Daniel Martin et Clotilde Mollet, accompagnés de musiciens. Ils vont vous donner à entendre ce que Desproges ne peut plus nous dire.

Pour la première fois depuis sa disparition, le théâtre s'empare de ses écrits, les revisite sur scène, et confirme la place singulière de cet auteur, celle du Poète et de son regard sur nous.

Michel Didym, février 2002

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  • La presse

"Sur scène, le gigantesque squelette d’un chien. Ou d’un quelconque animal, de ceux qui en tous cas ont la chance de savoir qu’ils ne vont pas mourir, puisque c’est la seule différence que l’auteur voyait entre eux, les animaux, et nous, les humains ; au fond, de vagues fresques préhistoriques dessinées par nos lointains ancêtres. L’homme a-t-il jamais évolué ? Pas vraiment, estime le satiriste, qui dresse ici un féroce tableau de nos compromissions, de nos démissions. On meurt…de rire" Télérama

"Tout Desproges est là, dans ce mélange de méchanceté apparente et de tendresse profonde pour cette humanité dont il raillait les travers. La grande réussite de ces "Animaux" portés par quatre acteurs qui sont rentrés dans son monde avec une grande délicatesse, c’est bien d’avoir mis en valeur cet amour désespéré de l’humoriste pour ses semblables, mieux qu’il ne l’avait fait lui-même." Le Monde

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Fred L. (1 avis) 22 octobre 2006

Les Animaux ne savent pas qu'ils vont mourir Absolument génial ! Du Desproges pur jus excellement mis en valeur par 4 artistes trés complets ! Que du bonheur Nab
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