Le Téléphone

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Essaïon , Paris

Du 17 septembre au 09 novembre 2002

CONTEMPORAIN

Ni libre, ni occupé, pire que ça : encombré sur la ligne S.O.S. Amitié par une interlocutrice qui déroute. A-t-elle commis le crime dont elle s’accuse ? Est-elle une fabulatrice ? Et l’homme qui lui répond est-il un fonctionnaire ? Un bénévole ? Un rêve peut-être ? … Sans doute le découvrirez-vous en allant voir – ou écouter – Le Téléphone, … et encore n’est-ce pas certain !
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Spectacle terminé depuis le 09 novembre 2002

 

Le Téléphone

De

Jeannine Worms

Mise en scène

Albert-André Lheureux

Avec

Philippe Grand

,

Anne Raphaël

,

Thibaud Valérian

Présentation
Un mot de l'auteur

Ni libre, ni occupé, pire que ça : encombré sur la ligne S.O.S. Amitié par une interlocutrice qui déroute. A-t-elle commis le crime dont elle s’accuse ? Est-elle une fabulatrice ? Et l’homme qui lui répond est-il un fonctionnaire ? Un bénévole ? Un rêve peut-être ? … Sans doute le découvrirez-vous en allant voir – ou écouter – Le Téléphone, … et encore n’est-ce pas certain !

Je ne peux commencer à écrire que lorsque j’ai un thème, et un rythme. Des années durant, je n’ai pu m’y mettre qu’en me répétant les quatre premières répliques de Don Perlimpinpin en Su Jardin, de Lorca : « Que si – Que no ! – Que no– Que si ! » ; je les trouvais tambourinantes, pimpantes, entraînantes à souhait.

Je viens de relire le début de cette pièce, elle ne commence pas du tout comme ça. Tant pis, c’est ainsi que ce début m’aura servi. D’ailleurs, je ne déteste pas que nombre des miennes soient mentalement bâties sur une fausse citation, cela flatte mon sens de la dérision.

En principe, point de dérision dans Le Téléphone (mais n’y en a-t-il pas partout dans un monde dérisoire ?). Le désarroi qui nous habite, du moins qui habite tant de pauvres humains non moins privés de foi que d’idéologie, donc de repères, s’est incarné ici dans cette femme éperdue, en quête de la moindre bouée à laquelle se raccrocher. Faute de famille, d’amis sans doute, comme cela ne se produit que trop souvent désormais, elle appelle la ligne S.O.S. Mais la voix qui lui répond est une voix anonyme, comme le veut la règle, qui aggrave sa déroute plutôt qu’elle ne l’apaise. Ses « Je vous écoute, je vous écoute » l’exaspèrent et, pour faire sortir son correspondant de son équanimité de surface, elle décide, à force d’inextricables mensonges qui sont peut-être des vérités, de le pousser à bout.

C’est pour s’apercevoir enfin que cet être tout-puissant dont elle attend tout, censé avoir tout vu, tout connu, tout vécu- Dieu peut-être ? qui s’est fait homme afin de connaître, d’épouser nos malheurs – est aussi las, aussi démuni qu’elle. Pour avoir tout assumé, il est revenu de tout.

Mais, de fait, est-il un vrai personnage de la pièce ou encore un de ces fantasmes qui habitent la menteuse ? L’ infirmier qui vient la chercher laisse planer le doute et, comme l’histoire recommence toujours avant de s’achever, nous ne le saurons peut-être jamais.

Jeannine Worms

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