
Coup de cœur de la rédaction Le 5 juin 2026
À la recherche d’un père qu’il n’a jamais connu, Albert Camus retourne en Algérie, alors que le pays est déchiré par une terrible violence.
Le protagoniste y interroge sa mère, son vieil instituteur, un colon. La quête de ses origines s’étend alors à sa propre identité algérienne. La position nuancée de Camus sur l’Algérie est une leçon d’humanité que nous avons plus que jamais besoin d’entendre.
« Une mise en scène de toute beauté. Dans cet écrin magnifique, le metteur en scène fait circuler agilement la pensée et les interrogations du Prix Nobel, l’histoire de la guerre d’Algérie et surtout les émotions traversées par les personnages. Du bel ouvrage. » Coups d’Œil
J'ai été voir ce spectacle avec beaucoup de méfiance et j'en suis sorti convaincu. Connaisseur de Camus, j'ai aimé retrouver sa langue, son parler, ses idées. Moi aussi, fils de Français d'Algérie, j'ai aimé la controverse sur cette période qui me touche encore beaucoup. J'y trouvé de la lumière et matière à réflexion. Bravo à tous les comédiens.
Belle interprétation. De l’émotion malgré un texte dense qui nécessite beaucoup de concentration.
Réservé via Theatreonline
Voilà une pièce bien interprétée, notamment par Élisabeth Bouchaud, très émouvante dans le rôle de la mère de Camus. Notons aussi qu’Élisabeth et Jean-Philippe Bouchaud ont réussi à adapter le roman de Camus pour en faire une vraie pièce de théâtre, avec certes un peu de coquetterie dans leur façon d’insister sur les citations de phrases célèbres de Camus – mais il s’agit là d’un moindre mal car leur sens n’est pas déformé. Sans doute ont-ils voulu nous convaincre du bien fondé de la position de Camus sur l’Algérie. C’est là que je suis un peu resté sur ma faim ; s’ils ont sans peine réussi à valoriser le pacifisme de Camus face aux excès de certains aspects de la position de Sartre, ils n’ont pas épuisé la question coloniale. Outre Camus et sa mère, les personnages sont des colons apparaissant positivement : son ancien instituteur et un colon repenti. Ce qui est dénoncé de la colonisation se limite aux excès de la politique jusqu’au-boutiste des colons au cours des dernières années de l’Algérie française mais en rien le caractère oppressif de la colonisation elle-même. Quelque part est même réactivé le mythe d’une époque où colons et indigènes auraient vécu en parfaite harmonie tant ils avaient de points communs entre voisins du monde méditerranéen.
Albert Camus n'a pas connu son père et cette interrogation va l'amener à s'interroger sur les déchirures de deux peuples, deux cultures et de deux religions, qui vont ravager son pays ; cette blessure va être évoquée dans "Le Premier Homme". Admirablement mise en scène et interprété ( Jean Alibert - le colon ; Emmanuel Dechartre -l'instituteur Germain, Élisabeth Bouchaud en touchante mère illettrée de l'écrivain, ainsi que Félicien Juttner dans le rôle du protagoniste, qui stigmatise toutes les passions générées en métropole. Ce beau et intense questionnement, traité avec force, délicatesse et intensité, illumine l'esprit et apporte un lumineux rayon d'espoir.
Pour 4 Notes
J'ai été voir ce spectacle avec beaucoup de méfiance et j'en suis sorti convaincu. Connaisseur de Camus, j'ai aimé retrouver sa langue, son parler, ses idées. Moi aussi, fils de Français d'Algérie, j'ai aimé la controverse sur cette période qui me touche encore beaucoup. J'y trouvé de la lumière et matière à réflexion. Bravo à tous les comédiens.
Belle interprétation. De l’émotion malgré un texte dense qui nécessite beaucoup de concentration.
Réservé via Theatreonline
Voilà une pièce bien interprétée, notamment par Élisabeth Bouchaud, très émouvante dans le rôle de la mère de Camus. Notons aussi qu’Élisabeth et Jean-Philippe Bouchaud ont réussi à adapter le roman de Camus pour en faire une vraie pièce de théâtre, avec certes un peu de coquetterie dans leur façon d’insister sur les citations de phrases célèbres de Camus – mais il s’agit là d’un moindre mal car leur sens n’est pas déformé. Sans doute ont-ils voulu nous convaincre du bien fondé de la position de Camus sur l’Algérie. C’est là que je suis un peu resté sur ma faim ; s’ils ont sans peine réussi à valoriser le pacifisme de Camus face aux excès de certains aspects de la position de Sartre, ils n’ont pas épuisé la question coloniale. Outre Camus et sa mère, les personnages sont des colons apparaissant positivement : son ancien instituteur et un colon repenti. Ce qui est dénoncé de la colonisation se limite aux excès de la politique jusqu’au-boutiste des colons au cours des dernières années de l’Algérie française mais en rien le caractère oppressif de la colonisation elle-même. Quelque part est même réactivé le mythe d’une époque où colons et indigènes auraient vécu en parfaite harmonie tant ils avaient de points communs entre voisins du monde méditerranéen.
Albert Camus n'a pas connu son père et cette interrogation va l'amener à s'interroger sur les déchirures de deux peuples, deux cultures et de deux religions, qui vont ravager son pays ; cette blessure va être évoquée dans "Le Premier Homme". Admirablement mise en scène et interprété ( Jean Alibert - le colon ; Emmanuel Dechartre -l'instituteur Germain, Élisabeth Bouchaud en touchante mère illettrée de l'écrivain, ainsi que Félicien Juttner dans le rôle du protagoniste, qui stigmatise toutes les passions générées en métropole. Ce beau et intense questionnement, traité avec force, délicatesse et intensité, illumine l'esprit et apporte un lumineux rayon d'espoir.
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