Le Père

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MC93 , Bobigny

Du 13 au 29 septembre 2018
Durée : 1h15

CONTEMPORAIN

,

Festival d'Automne à Paris

À quoi tient une vie d’homme ? La vie qu’on a imaginée, les promesses nourries dès l’enfance, de plus en plus étoffées, et l’aventure de l’âge adulte ? Adversité, bonheur, malheur résonnent sans fioriture dans le texte de Stéphanie Chaillou, incarnés en un personnage d’agriculteur d’une poignante humanité interprété par Laurent Sauvage. L’adaptation sensible et inventive de Julien Gosselin confère à ce conte moral une intensité hypnotique.
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Photos & vidéos

Le Père

De

Stéphanie Chaillou

Mise en scène

Julien Gosselin

Avec

Laurent Sauvage

  • A quoi tient une vie d’homme ?

Une vie tient parfois à un fil. Quand cette évidence vous frappe, brutalement, elle peut vous abattre plus ou moins durablement. Et si l’on trouve alors la force de résister, la lutte est sans merci. Contre soi-même et contre le monde qui vous regarde crever sans ménagement.

Laurent Sauvage déploie avec un égal bonheur les registres de l’accablement ou de la rage, donnant à entendre toutes les nuances des sentiments et l’articulation de la pensée intime d’un être en crise. L’adaptation sensible et inventive de Julien Gosselin confère à ce conte moral une intensité hypnotique.

Par la Compagnie Si vous pouviez lécher mon cœur.

D’après L’homme incertain de Stéphanie Chaillou, publié aux Éditions Alma.

  • Entretien avec Julien Gosselin

En 2016, vous nous disiez qu’au sortir d’un gros projet, vous ressentiez souvent l’envie « d’aller vers quelque chose d’un peu plus réduit, de faire un théâtre un peu sec. De revenir à un pur théâtre d’acteurs, sans technique autour. » Le Père appartient clairement à cette veine-là...
Julien Gosselin : Oui, clairement. Il y a un peu de technique tout de même. je dis souvent ça, mais c’est comme de la musique. Quand on compose un opéra ou une symphonie, il y a plusieurs mouvements, plusieurs actes. Et bien de temps en temps, j’ai besoin d’écrire des chansons : un mouvement, un sentiment, un geste.

Du livre L’Homme incertain de Stéphanie Chaillou, dont est tiré votre pièce, vous dites justement qu’il vous a bouleversé comme seules peuvent le faire certaines chansons...
Julien Gosselin : j’ignore pourquoi. La phrase : « Quand j’étais jeune et que je jouais au foot, j’étais heureux. Je courais derrière le ballon. Et rien d’autre ne comptait. Il y avait seulement cette évidence du ballon au milieu du terrain. Le ballon après lequel il fallait courir. Et je courais. Et j’étais heureux. » C’est une des premières phrases du livre. Et ça me touche tellement. Mais c’est très intime cette émotion. Comme quand Dominique A chante une chanson telle que Le Détour. Ça me rappelle des choses. Des vies autour de moi. Ma propre vie. Alors ce n’est plus une histoire de thématiques. De récit politique non plus. Ça le devient par la force du théâtre peut-être. Mais ça part d’ailleurs.

Quel est l’enjeu de ce texte selon vous – et pourquoi en avoir changé le titre ?
Julien Gosselin  : Le titre, quand je l’ai lu pour la première fois, c’était Le Père. Stéphanie l’a changé au moment de l’édition du livre. L’enjeu du livre, ce n’est pas l’agriculture. C’est l’histoire d’un homme qui n’est pas capable. Qui pensait qu’il était capable et qui se retrouve englouti, fini. Qui croit l’être. Qui croit tout perdre. Et je voulais qu’on voit rentrer Laurent au plateau en pensant : « C’est lui, le père. » Parce que ça raconte quelque chose à tout le monde, ça.

Vous dites avoir voulu avec votre mise en scène « retrouver l’émotion intime que peut procurer la lecture »
Julien Gosselin  : je ne crois pas que le théâtre soit le lieu du collectif pour ce qui concerne le spectateur. C’est pour moi le lieu de la solitude acceptable, parce que vécue ensemble. C’est le lieu où des centaines de gens peuvent vivre chaque soir une pure expérience de solitude et d’introspection au milieu d’autres. Presque comme la lecture. Presque. Mais c’est plus puissant encore. Parce qu’au théâtre on peut confronter sa solitude. Et je projette beaucoup de textes, tout le temps. Un jour je ne ferai peut-être que ça... Proposer une pure expérience de lecture au milieu des autres.

Ce spectacle – ou plutôt cette performance – pourrait-il exister sans Laurent Sauvage ?
Julien Gosselin  : Non, ce spectacle, c’est Laurent. C’est lui, le texte et puis l’espace. C’est son corps à lui qui rentre dans un lieu, puis qui sort de ce lieu. C’est sa voix. C’est son corps. Et cet échec décrit par Stéphanie dans le texte. Le spectacle ne naît que de ça.

Propos recueillis par David Sanson.

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