Le Malade imaginaire

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Théâtre 71 , Malakoff

Du 07 au 18 octobre 2014
Durée : 1h30

CLASSIQUE

,

Coups de coeur

Jean Liermier questionne la violence des rapports humains avec légèreté dans cette critique de la médecine de Molière. Le metteur en scène insiste en particulier sur la figure de la mort qui apparaît comme un leitmotiv dans la pièce.
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Spectacle terminé depuis le 18 octobre 2014

 

Photos & vidéos

Le Malade imaginaire

De

 Molière

Mise en scène

Jean Liermier

Avec

Madeleine Assas

,

Pierre-Antoine Dubey

,

Philippe Gouin

,

Sabrina Martin

,

Philippe Mathey

,

Jacques Michel

,

Gilles Privat

,

Marie Ruchat

À partir de 13 ans.

  • Une critique savoureuse de la médecine

Argan, veuf, remarié avec Béline qui n’attend que la mort de son mari pour pouvoir hériter, multiplie saignées, purges et autres ingestions de remèdes. Angélique, sa fille, veut épouser Cléante, au grand dam de son père qui préférerait la voir mariée à Thomas Diafoirus, un médecin… Une comédie macabre, où le rire et la fable tiennent à distance le réel. Dans cette comédie de haut vol qui fait la critique de la médecine, la mort rôde sans partage. Elle s’est glissée sous la peau de l’auteur et s’est logée dans ses poumons (Molière s’évanouit lors de la quatrième représentation, dès le rideau tombé, et ne se réveillera pas). Elle est, dans la bouche des jeunes amants, une menace de suicide (on veut mourir d’aimer).

Pour Jean Liermier, metteur en scène et directeur du Théâtre de Carouge : « Molière, malade pas du tout imaginaire, joue Argan, un homme qui a pour principale maladie de s’en remettre aux médecins, et qui dit de Molière « qu’il crève !” » ». Après Le Médecin malgré lui créé en 2007 au Théâtre des Amandiers avec Éric Elmosnino et L’École des femmes au Théâtre de Carouge il y a tout juste deux ans, Jean Liermier retrouve Molière et Gilles Privat. Un couple rêvé pour questionner la violence des rapports humains dans la légèreté. Un acteur unique pour entrer dans le vertige de ce rôle double testamentaire, hilarant et tragique à la fois.

  • Note d’intention

Assis dans un fauteuil, Argan fait des comptes d’apothicaire. Il passe en revue ses ordonnances, ses médecines et autres lavements. La pièce s’ouvre donc, comme souvent chez Molière, en plein milieu d’une action, au cours d’une vie. Ses proches viennent à sa rencontre et nous renvoient peu à peu l’image d’un hypocondriaque tyrannisant son entourage, et se laissant aveugler par des bonimenteurs. Une comédie de haut vol, faisant la critique de la médecine. Et pourtant. C’est une pièce où la mort rôde sans partage. Elle est simulacre quand Argan contrefait le mort devant sa fille et sa femme. Et de la fiction jaillira la vérité. Une comédie macabre, où le rire et la fable tiennent à distance le réel.

C’est alors que le carnaval entre en scène. La servante devient médecin, le prétendant, professeur de musique, le père, le mort, la mère aimante, la marâtre. L’ordre des choses est renversé et l’espace d’un instant le théâtre sert de révélateur en mettant en lumière le véritable amour et la terrible réalité. Molière mourant écrit sur la maladie. Il écrit sur la vie. Et joue des faux-semblants dans une construction vertigineuse où Molière – Argan crache ses poumons sur scène tout en souriant, se paie le luxe de questionner son legs et s’invective dans un moment comique d’une effroyable cruauté : « Par la mort, nom de diable, … je lui dirais (à ce Molière) crève, crève ».

Delphine de Stoutz, dramaturge

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