La magie lente

1
2
3
4
5

Reine Blanche , Paris

Du 02 novembre au 23 décembre 2018
Durée : 1h10

CONTEMPORAIN

Monsieur Louvier a été diagnostiqué schizophrène il y a dix ans. à tort. Guidé par un nouveau psychiatre, il va retrouver son passé. Au fur et à mesure que se déroule le récit de sa vie, se dessine une libération. Interdit aux moins de 15 ans.
Continuer la lecture
RESERVER

À partir de 16,50 €

Prix tous frais inclus


Promotions exclusives pour les adhérents
 

Photos & vidéos

La magie lente

De

Denis Lachaud

Mise en scène

Pierre Notte

Avec

Benoît Giros

Interdit aux moins de 15 ans.

  • Des mots sur les maux

Monsieur Louvier a été diagnostiqué schizophrène il y a dix ans. à tort. Guidé par un nouveau psychiatre, il va retrouver son passé. Au fur et à mesure que se déroule le récit de sa vie, se dessine une libération. Le texte de Denis Lachaud raconte une histoire atroce, et pourtant simple. L’histoire d’un homme qui ne vit pas sa vie depuis un traumatisme d’enfance et qui part à sa recherche. Il restitue la douleur mais aussi la lumière de cette poursuite de la vérité.

Ce spectacle, au titre freudien, lie la psychanalyse au théâtre : dans les deux cas, la magie repose sur les paroles. Pour comprendre, et peut-être guérir, Monsieur Louvier devra mettre des mots sur les maux.

  • Note d'intention de mise en scène

Rien d’autre que la catastrophe, la monstruosité, le ratage d’une existence, et les individus fissurés, cassés, qui vont chercher réparation, d’une manière ou d’une autre, l’obtenir ou pas. La scène, le plateau, ce serait le lieu de l’exploration des failles, des cassures humaines. C’est ça, rien d’autre, qui m’intéresse, dans l’écriture, le jeu, la mise en scène, l’approche du plateau et de nos métiers. Le spectacle vivant, espace de recherche, laboratoire des fracassés.

Le texte de Denis Lachaud est une étude, un colloque d’abord, et une introspection. Une enquête, un médecin spécialisé cherche à comprendre, puis il déjoue un diagnostic qui s’avère erroné, dangereusement. Le patient comprend, écoute, raconte son histoire, avance, et observe l’étendue de son désastre. Les années perdues, les mensonges, faits à lui-même, son carnage intérieur. Le colloque reprend, c’est un cas. Le cas Louvier qu’on interroge devant madame la ministre de la santé, d’autres spécialistes, des médecins qui se plantent, des psychiatres qui s’égarent. Louvier revient, avec Kemener, le nouveau psychiatre qui l’interroge, l’aide à se comprendre, à fouiller du côté de ses manques, ses travers, ses erreurs et ses errements. On va comprendre avec lui, avec eux trois, le conférencier, le psychiatre Kemener et le patient Louvier, la longue déconstruction d’un homme qui va dès lors devoir travailler à se reconstruire. L’enfance, les abus, les obsessions, les peurs, les effrois, la famille, le silence, la honte, l’erreur de diagnostic et la révélation.

Il est tellement trop tôt pour en dire quoique ce soit, le travail n’est pas en cours encore, projet en réflexion, construction, incubation, on ne sait encore rien, ou trop peu. Ce qui est sûr : sur scène, Benoit Giros est seul. Il prend la voix des trois figures, celle de l’auteur, le narrateur. Celle de réparateur, celui qui enquête. Et celle de la tragédie, la fissure humaine, figure d’humilié, cassé, qui veut ramasser les morceaux. Un cadre noir, forcément, mais peut-être pas. Un espace de réflexion, d’intelligence laissée aux autres, confiance totale, faite aux spectateurs qui entendent et suivent tout, comprennent à leur tour, les cauchemars, les motifs des angoisses, l’horreur d’exister de Louvier. Pas d’effets, pas de vidéo, pas de sons, pas d’ajouts. A priori. On veut entendre les voix concordantes ou opposées des trois entités, les entendre totalement, nettement. Et conduire ensemble, spectateurs et artistes, le sujet de Denis Lachaud vers une certaine lumière, la paix avec soi-même, la compréhension de ce qu’il est, alors qu’il en a été empêché si longtemps, par le monde, la société, le milieu scolaire puis médical, professionnel et psychiatrique, et surtout un oncle, qu’il aurait préféré oublier tout à fait. Nous aussi.

La barbarie est en nous, et l’espace théâtral l’interroge, met de la lumière et de la distance, on y voit plus clair, on approche la catastrophe avec plus de sérénité à chaque fois, avec le temps, on s’apaise, ça s’éclaircit. La magie lente, c’est ça, ce qui s’opère sur le plateau, le texte nécessaire, important, de Denis Lachaud, la quête d’un homme cassé appelé à se reconstruire, par la voix de Benoit Giros, dans un écrin d’une simplicité extrême. Rigueur radicale, rythme tenu, tension préservée, musique théâtrale d’un mystère qui avance, d’un temps qui va de l’obscurité vers la lumière, de l’enfermement vers la liberté.

  • Note de l'auteur

Tout démarre du texte. D’une conférence anodine sur l’erreur de diagnostic.
Où la parole publique se transforme en parole intime.

C’est l’histoire de la puissance des mots.
Ils sortent. Difficilement.
Et ils révèlent ce qui est inconnu.
Qu’y a t-il dans un mot ?

On mettra leur force à jour.
La découverte de la vérité déforme, un visage, un corps.
Elle fait couler des larmes, de la sueur.
Les mots crus, grossiers, obscènes deviennent des épreuves initiatiques pour l’acteur et les spectateurs. Comment les surmonte-t-on ?
On passera par la colère, le chuchotement, les hésitations, la volonté farouche de ne jamais reculer.

Nous essaierons de révéler aux spectateurs la lutte pour parler, pour dévoiler la vérité qui, cachée, nous tuait à petit feu.

Nous voulons faire découvrir ce chemin douloureux afin que d’autres puissent l’emprunter. Et ainsi retrouver l’esprit cathartique qui prédominait dans les anciennes tragédies, ces histoires immémoriales qui permettaient de mieux comprendre le monde qui nous entoure.

Je dois jouer ce parcours que je connais. Quelques années sur le divan me le rendent familier.
Le texte de Denis Lachaud retranscrit implacablement les différents stades de découverte, de surprise d’une cure psychanalytique.
Ce sont ces révélations qui sont le coeur du projet.
Nous voulons raconter comment la vérité arrive à la surface et découvrir alors que cette histoire atroce est aussi un parcours universel qui s’adresse à tout un chacun.

Pourraient aussi vous intéresser

Avis du public : La magie lente

0 Note

0 avis

1
2
3
4
5

Excellent


(0)

Très bon


(0)

Bon


(0)

Pas mal


(0)

Peut mieux faire


(0)
Donnez votre avis
Excellent
Très bon
Bon
Pas mal
Peut mieux faire
Vous pouvez consulter notre politique de modération
UTILES + NOTES + NOTES - RÉCENTS ANCIENS

Spectacles consultés récemment