La colère du Tigre

Théâtre de Saint-Maur , Saint-Maur-des-Fossés

Le 21 novembre 2015
Durée : 1h30

CONTEMPORAIN

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Tête d'affiche

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Biopic

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Pièce historique

Un géant de la politique, Clémenceau et un géant des arts, Claude Monet, amis de longue date, passent quelques jours ensemble au bord de l’Atlantique. Un face à face incarné par Claude Brasseur et Yves Pignot.
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Spectacle terminé depuis le 21 novembre 2015

 

Photos & vidéos

La colère du Tigre

De

Philippe Madral

Mise en scène

Christophe Lidon

Avec

Claude Brasseur

,

Sophie Broustal

,

Marie-Christine Danède

,

Yves Pignot

  • Une amitié en crise

Un géant de la politique, Clémenceau et un géant des arts, Claude Monet, amis de longue date, passent quelques jours ensemble au bord de l’Atlantique.

Deux caractères bien trempés, deux hommes à l’ironie célèbre, que l’âge n’a pas rendus plus sages. Monet a détruit des Nymphéas promis à l’Orangerie, une occasion pour le Tigre de piquer l’une de ses plus mémorables colères.

  • La presse

« Claude Brasseur (Clemenceau) et Michel Aumont (Monet) font des merveilles : habités par leurs personnages, portant le poids des ans avec panache, fiers et pudiques à la fois, mais jamais cabotins. (...) La mise en scène de Christophe Lidon est tout en nuances délicates, à l'image du beau décor « impressionniste » de Catherine Bluwal, qui mixe toile peinte, tulles et projections. Quand les papys font de la résistance… Cette soirée théâtre a peut-être un côté « vieux style », mais elle ne manque pas de charme. » Philippe Chevilley, Les Echos, 15 septembre 2014

« Une mise en scène fluide et simple, dans des décors translucides reflétant d’imaginaires Nymphéas. On aime surtout l’incarnation ultra sensible, hantée d’humanité, de larmes et de rires, de regrets et de désirs, du quatuor de comédiens. » TT Télérama

« Claude Brasseur interprète magistralement Clémenceau. » Ouest France

« L'excellence saluée par le public. » Agora Vox

  • Note d'intention de l'auteur

J’ai longtemps voulu écrire une pièce sur Clemenceau. Plus je me plongeais dans mes lectures sur ce géant politique, plus l’homme privé me plaisait tout autant que l’homme public. Sa haine de l’argent et des honneurs ; son amour des femmes et des arts ; son sens de l’amitié ; son courage moral et physique…

Amoureux délicat et esthète raffiné, grand connaisseur des arts orientaux et de la peinture de son temps, il avait pris la défense de ses courants les plus audacieux dans les journaux qu’il dirigeait. Son amitié avec Monet me touchait particulièrement. Inséparables comme avaient pu l’être Montaigne et La Boétie, il ne se passait guère de semaine sans qu’ils se voient pour déjeuner ensemble, quelles que soient leurs occupations.

C’est en creusant cette amitié que j’ai été séduit par l’histoire peu connue de leurs rapports autour des Nymphéas.

En 1918, Monet – après avoir tiré le diable par la queue jusqu’à la cinquantaine – avait été découvert par les riches collectionneurs américains et japonais, et vu ses toiles grimper jusqu’à des prix faramineux, dignes de ceux d’un Picasso, d’un Van Gogh ou d’un Bacon aujourd’hui… Désireux d’apporter à la France une contribution à la victoire, il avait décidé de faire don au pays de deux grands panneaux décoratifs représentant les nénuphars de son étang de Giverny. Clemenceau avait aussitôt perçu l’intérêt que Monet exposât, non seulement ces deux toiles, mais l’ensemble de son travail sur ces Nymphéas (une vingtaine de toiles en cours) dans un seul et même lieu. Séduit, Monet avait aussitôt fait généreusement don à l’État français de l’ensemble de cette œuvre immense en gestation, en échange de quoi Clemenceau avait obtenu de la Direction des Beaux-Arts d’aménager à grands frais un Musée (l’Orangerie) pour l’accueillir. Mais voilà que Monet, de plus en plus malade des yeux, se sentait devenir aveugle. Pris au piège de la promesse qu’il avait faite à son ami, il n’osait pas lui annoncer qu’il avait décidé de renoncer à finir son œuvre et qu’il ne voulait plus exposer ses Nymphéas au public. Pour temporiser, il se mit donc à refuser toutes les dates d’inauguration que Clemenceau lui proposait. Ces tergiversations qui durèrent plus de deux années finirent par provoquer la colère de son ami. Furieux d’avoir fait engager par l’État d’importantes dépenses inutiles, il le menaça de rompre définitivement l’amitié qui les liait depuis plus de soixante ans.

C’est cette crise entre les deux hommes que raconte la Colère du Tigre.

Réunis pour quelques jours dans la modeste maison de pêcheur que Clemenceau louait à l’année au bord de l’océan, les deux amis vont « vider leurs sacs ». Cette explication aussi orageuse que cocasse va se dérouler en présence de Marguerite Baldensperger, l’éditrice de Clemenceau, une femme beaucoup plus jeune que lui, à qui le vieux Tigre voue une passion dévorante et finira par se résoudre à déclarer sa flamme…

Au-delà de l’anecdote, j’ai vu dans ce huis clos le moyen de faire s’affronter au soir de leurs vies ces deux géants du siècle dernier autour des grands thèmes de l’amitié, de la morale, de l’honneur, du sens de la vie, de la vieillesse… et de l’amour.

Plus profondément, il m’a semblé que ces deux grands rebelles, passionnés et intran­sigeants, irréductibles à toute concession aux modes et à tout désir de fortune ou de gloire, pouvaient encore nous donner aujourd’hui une belle leçon d’intégrité et de cou­rage, aussi bien dans le domaine de la politique que dans celui de l’art.

Philippe Madral

  • Note d'intention de mise en scène

Il est bien rare de rencontrer un texte qui parle de la longue amitié de deux hommes aux destins si magistralement ancrés dans l’Histoire. Ce tigre en colère n’en demeure pas moins un ami trompé et cet immense peintre si imposant par la qualité et les dimensions de son œuvre reste pour Georges l’ami qui ne tient pas ses promesses et pour nous, un homme en fin de vie qui perd ses moyens.

Alors quoi de plus réjouissant que de réunir pour les interpréter, deux grands acteurs qui savent par leurs parcours et leurs maturités nous toucher au cœur, laissant de côté pour un temps leurs puissances théâtrales pour privilégier l’humanité et la sensibilité forgées par une amitié de si longue date.

Quelquefois, le théâtre sait nous émouvoir par le récit d’une histoire d'amitié enrichie par l’histoire de France et l’histoire de l’Art, et cela sans jamais nous perdre le long de ce long chemin que représente une vie d’homme. Ainsi, la petite maison au bord de l’Atlantique, à la vie rythmée par les rendez-vous domestiques de la journée, deviendra le cadre d’un conflit intérieur bien plus complexe que le bras de fer officiel entre le peintre et l’Etat, son commanditaire : Alors que sa vie file et que ses convictions l’ont éloigné d’une hypothétique vie dans l’au-delà, Georges Clemenceau est épris de la douce Marguerite. De son côté, Monet est en train de perdre ses moyens d’homme et d’artiste, et doit faire face à l’idée de mettre fin à son œuvre.

C’est cette nostalgie constructive, ce ruisseau de vie philosophe qui m’ont séduit dans l’écriture de Philippe Madral, donnant à tous l’occasion d’un travail fait de touches de sensibilité et d’émotions presque... impressionnistes.

Christophe Lidon

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Avis du public : La colère du Tigre

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Jacky B. (1 avis) 07 décembre 2014

La colère du tigre Ce n'est pas d'une originalité exceptionnelle mais le texte est bien écrit et les acteurs sont à la hauteur. Globalement une très bonne soirée
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François-XavierL (2 avis) 06 décembre 2014

On se laisse gagner progressivement par le rythme, la douceur, les colères, les couleurs ... emporter par le temps presque un siècle en arrière ... Des acteurs magnifiques, ressemblant à s'y méprendre à leurs héros, une mise en scène impressionniste et lumineuse. Un spectacle pour âmes sensibles et élégantes.
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JEAN PAUL B. (1 avis) 05 décembre 2014

La colère du tigre Un magnifique spectacle magistralement interprété dans une mise en scène a la hauteur
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Colette S. (2 avis) 04 décembre 2014

LA COLERE DU TIGRE Un auteur créatif, des acteurs au sommet de leur art, une mise en scène géniale, un décorateur innovant, une mise en lumière parfaitement maîtrisée, tous réunis au seul service du théatre, pour le bonheur des spectateurs. Quelle belle soirée!
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Benedicte L. (12 avis) 23 octobre 2014

Beaucoup d'élégance. Manque un peu d'intensité à mon goût. La colère, l'amour, mériteraient d'être exprimés avec plus de force.
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Claudine A. (30 avis) 28 septembre 2014

La colère du tigre Très déçue. La pièce manque de rythme .c'est long ! Je me suis beaucoup ennuyée . Les deux comédiennes sont formidables et animent un peu ce spectacle. Bonne mise en scene
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Corinne P. (2 avis) 15 septembre 2014

non Très beau décors. J'ai préféré le jeu de Aumont. Le texte n'est pas bon, pas de tension drammatique, pas de noeud véritable et surtout pas de colère! Titre trompeur!
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Dominique D. (1 avis) 12 septembre 2014

La colère du Tigre Les 4 acteurs sont parfaits, émouvants parfois, la mise en scène est jolie mais le texte manque de force et n'est pas très intéressant. J'étais au 10è rang et je n'entendais pas toujours très bien les comédiens … Un agréable moment mais loin de la vérité historique.
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Sylvie G. (33 avis) 10 septembre 2014

La colère du tigre Un moment agréable, sans être exceptionnel. Si les acteurs sont des monstres de théâtre, leur jeu est un peu trop appuyé, mais Clothilde est excellente. Le texte, en deça de ce qu'on aurait pu attendre, avec quelques facilités qui néanmoins fonctionnent puisqu'elles font rire la salle.
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Claire M. (2 avis) 01 mars 2015

la colère du Tigre Génial ! Magnifiques acteurs qui ne cabotinent pas. le texte? c'est pas impérissable mais ... c'est la vie !! C'est passionnant émouvant et drôle. On apprend sur ces 2 personnages extraordinaires. Mise en scène et décors merveilleux qui rajoutent du plaisir de voir au plaisir d'écouter.J'ai emmené mon petit fils 13 ans ( habite en province profonde) à la dernière du 28 février, il était baba ! Moi aussi. M'a demandé d'acheter le texte à la sortie et l'affiche pour en parler dans son collège ... c'est un signe ! Le public autour de nous en sortant était ébloui, enchanté.. Ça change des spectacles tape à l'oeil et j'm'en foutiste du FRANÇAIS. (Pour une fois je ne regrette pas le prix des places de théâtre) !"Je m'en souviendrai toute ma vie, mamie c'était énorme !" Alors que dire de plus ? Sinon merci?
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