
Jamais Robert Badinter n’a cessé d’interroger le droit. Avocat puis homme d’État, il s’est voué tout entier à une seule exigence : la justice. Stéphane Guillon relève le défi d’incarner cette haute figure et de lui prêter une voix.
De la salle d’assises aux grandes réformes, il incarne une conscience inflexible, portée par une force morale et une foi ardente dans la dignité humaine. Stéphane Guillon relève le défi d’incarner cette haute figure et de lui prêter une voix. Car Badinter exige l’engagement total, la puissance, la conviction.
À travers quelques moments décisifs et des instants plus intimes, la pièce retrace le parcours d’un homme pour qui la justice n’a jamais été une abstraction, mais une responsabilité brûlante, portée face aux jurés, aux citoyens, à tout un pays. Entre confidences et fresque politique, la pièce de Nina Pynson, mise en scène par Jérémie Lippmann, rappelle une vérité simple : quelques consciences droites, animées d’idéaux et de courage, peuvent changer le destin collectif.
À l’issue de la représentation une table ronde se tiendra sur la scène du théâtre autour du thème : Que faisons-nous aujourd’hui de l’héritage de Robert Badinter : est-il un socle vivant pour défendre l’État de droit… ou une mémoire que nous célébrons sans vraiment la prolonger ?
J’ai vécu les années 80 et cette pièce a ravivé et clarifié les souvenirs que j’avais sur l’abolition de la peine de mort. J’étais sceptique sur la capacité de Stéphane Guillon à interpréter un personnage aussi grave et j’ai été complètement subjugué de voir comment il est entré dans la peau du personnage et nous le fait partager: élégance, gravité, obstination, grande humanité. La mise en scène avec des rappels de journeaux télévisés de l’époque est excellente, malgré le dépouillement de la scène, la technique des projection sur doubles écrans fait des merveilles et on croit souvent à un vrai décor. Le théâtre Antoine est un vieux théâtre “à l’ancienne”, parfaitement conservé et l’accueil et le placement sont fluides et plaisants: n’oubliez pas de prendre un pourboire pour les personnes qui vous placent.
Réservé via Theatreonline
très bien
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Pour 2 Notes
J’ai vécu les années 80 et cette pièce a ravivé et clarifié les souvenirs que j’avais sur l’abolition de la peine de mort. J’étais sceptique sur la capacité de Stéphane Guillon à interpréter un personnage aussi grave et j’ai été complètement subjugué de voir comment il est entré dans la peau du personnage et nous le fait partager: élégance, gravité, obstination, grande humanité. La mise en scène avec des rappels de journeaux télévisés de l’époque est excellente, malgré le dépouillement de la scène, la technique des projection sur doubles écrans fait des merveilles et on croit souvent à un vrai décor. Le théâtre Antoine est un vieux théâtre “à l’ancienne”, parfaitement conservé et l’accueil et le placement sont fluides et plaisants: n’oubliez pas de prendre un pourboire pour les personnes qui vous placent.
Réservé via Theatreonline
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14, Boulevard de Strasbourg 75010 Paris