La Symphonie fantastique

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Opéra Royal de Versailles , Versailles

Le 21 octobre 2018
Durée : 2h15 entracte inclus

MUSIQUE & DANSE

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Concert

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Musique classique

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Sélection Musique

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Tête d'affiche

Le chef-d'œuvre de Berlioz est au cœur du concert dirigé par John Eliot Gardiner, complété d’œuvres symboliques de l’inventivité orchestrale et mélodique : Le Corsaire et Les Troyens. Avec Lucile Richardot, la vois lyrique du moment !
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Spectacle terminé depuis le 21 octobre 2018

 

Photos & vidéos

La Symphonie fantastique

De

Hector Berlioz

Direction musicale

Sir John Eliot Gardiner

Avec

Lucile Richardot

  • Genèse d'une oeuvre

Louis Philippe, 1830-1848 : une grande exposition rend cet automne hommage à celui qui a sauvé le Château de Versailles en le transformant en Musée National, dédié " À toutes les Gloires de la France " . Berlioz, dont on célèbre en 2019 les 150 ans de la disparition en 1869, est de ces « gloires » qui traversent exactement l'époque de Louis Philippe, et dit combien elle fut un moment charnière de l'histoire et des arts en France !

Berlioz appartient évidemment à la génération « Jeune France », qui réunit autour de 1830 Gérard de Nerval traducteur du Faust de Goethe, Théophile Gauthier l'histrion littéraire, surtout le révolutionnaire Victor Hugo, et bien évidemment le jeune Hector, le tout pour une " Armée des Romantiques " qui devait triompher à la Bataille d'Hernani en février 1830 ! Mais c'est aussi le début de l'écriture de la Comédie Humaine par le jeune Honoré de Balzac, et l'année de la publication de la Chartreuse de Parme de Stendhal.

Durant les Journées de Juillet 1830, une révolution qui met Louis Philippe sur le trône en tant que Roi Citoyen, Berlioz ronge son frein, enfermé dans l’Institut pour le concours du Prix de Rome. Il en sort le dernier jour de l’insurrection, sans aligner de fait d’arme. Le 19 août on lui donne enfin ce Prix de Rome tant attendu : c’est son quatrième concours  ! La Marseillaise, qui est partout chantée depuis le soulèvement, lui inspire une harmonisation splendide et restée célèbre. Mais c'est surtout son grand projet qui compte : La symphonie fantastique est créée en décembre 1830, triomphalement, avant que Berlioz ne gagne l'Italie à regret... Ce chef-d'œuvre sera au cœur du concert de John Eliot Gardiner.

Compositeur insaisissable, totalement non conformiste, Berlioz arrive tout jeune de sa ville de naissance, La Côté Saint André, pour découvrir Paris en 1821, officiellement étudiant en médecine, mais vite apprenti compositeur à plein temps. Il fait alors deux découvertes majeures : les Symphonies de Beethoven, et Shakespeare. De ce dernier, il est foudroyé en 1827 par une représentation d’Hamlet, par la troupe anglaise dont l’actrice principale est Harriet Smithson. Elle joue Ophélie et c’est un coup de foudre pour Berlioz, il la poursuit de ses assiduités, elle refuse de lui parler ou de le voir, et c’est au bord du désespoir qu’il écrit cette Symphonie Fantastique, épisode de la vie d’un artiste où il dépeint l’obsession de cet amour impossible, et les tortures qu’il inflige au jeune homme devenu quasi fou.

Cette symphonie à programme est créée en décembre 1830 et devient immédiatement l’emblème de l’avant garde musicale. Car c’est un paysage sonore inouï qu’elle déploie, et elle emporte l’auditoire dans une frénésie jamais connue auparavant par une page orchestrale en France....

Berlioz part pour Rome, et ce n’est qu’en 1832, reprenant la Symphonie Fantastique pour un grand concert qui doit marquer un tournant de sa carrière, qu’Harriet Smithson découvre presque par hasard l’œuvre, ne s’étant jamais doutée qu’elle en était l’inspiratrice. Éblouie, fascinée, elle tombe dans les bras de Berlioz qui l’épouse !

Notre concert se complète d’œuvres symboliques de l’inventivité orchestrale et mélodique de Berlioz, avec la splendide ouverture du Corsaire, et la Cantate La Mort de Cleopatre : écrite en 1829 pour le Prix de Rome, elle ne valut pas le Prix au trop moderne Berlioz, mais quel génie dramatique à entendre avec Lucille Richardot et Gardiner ! Enfin deux extrait mythiques du Grand Œuvre de Berlioz, son opéra Les Troyens (1863) : d’abord l’incroyable Chasse Royale, tour de force orchestral d’une ampleur wagnérienne, puis la somptueuse Mort de Didon, toujours incarnée par Lucile Richardot.

Retour à Versailles : inauguré en 1837, le Musée voulut par Louis Philippe sert d'écrin le dimanche 29 octobre 1848 à un " concert monstre " donné dans l'Opéra Royal par Berlioz devenu incontournable... Le décor conçu par le célèbre Ciceri pour l'Opéra Royal, ce " Palais de marbre rehaussé d'or " , est spécialement restauré et remonté sur le plateau pour abriter ce concert Berlioz, symbole de la dynamique exceptionnelle que connaît la France dans ces décennies conquérantes qui virent Louis Philippe présider à la révolution industrielle, à l’avènement du Chemin de Fer et à la création du Musée de Versailles !

Par Orchestre Révolutionnaire et Romantique dirigé par John Eliot Gardiner.

  • Programme Hector Berlioz (1803-1869)

Le Corsaire : Ouverture
La mort de Cléopâtre
Les Troyens : Chasse Royale et Orage
Les Troyens : Scène finale “Ah, je vais mourir… Adieu fière cite”
Symphonie Fantastique op.14

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