Hoc, ou le nez

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A la Folie Théâtre , Paris

Du 16 novembre 2017 au 28 janvier 2018
Durée : 1h30

CLASSIQUE

,

Absurde

,

Coups de coeur

En ce matin du 25 mars, à son réveil, le major Platon Kovaliov fait une découverte très désagréable : son nez a disparu.
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Hoc, ou le nez

De

Nikolaï Gogol

Adaptation

Julien Le Pocher

Mise en scène

Julien Le Pocher

Avec

Thomas Lapen

,

Mélanie Segura

,

Bastien Telmon

,

Olivier Troyon

,

Chloé Vannet

  • Onirisme de l'absurde

Ce matin du 25 mars n'est pas un matin ordinaire pour le barbier Ivan Yakovlévitch et l'assesseur de collège Platon Kovaliov. Dans son petit déjeuner, l'un trouve... un nez.
À quelques rues de là, l'autre se réveille... sans nez. Saint-Pétersbourg devient alors le théâtre d'une quête étrange : Kovaliov doit remettre la main sur son nez ! Comment s'y prendre ? À qui s'adresser ? Comment et pourquoi cela a-t-il bien pu arriver ? Perdre son nez signifie-t-il également perdre sa place dans la société ? Et surtout, que fait mon nez là, confortablement assis, à lire le journal ?

Une aventure rythmée aux allures de théâtre épique, dans l'onirisme de l'absurde, aux côtés de 25 personnages, tous plus monstrueux les uns que les autres. Et si la quête du nez n'était, finalement, que la quête de soi ?

  • Note d'intention

Dans le travail d'adaptation, il m'était très important de mettre en évidence le caractère universel de cette fable et de toutes ses implications. Je crois que les sensations procurées par l'histoire, ainsi que les problèmes qu'elle met en lumière, sont toujours d'actualité : problème de la place de l'individu dans la société, problème de l'affirmation de soi parmi les autres, problème du rapport à la norme, et surtout problème de l'aliénation. En effet, entre la Russie du début du XIXème siècle dépeinte par Gogol, et notre monde moderne, rien n'a changé. Certes, les normes et les modes n'ont plus le même visage, mais leurs rôles, les causes profondes qu'elles renferment et qui alimentent l'aliénation de l'Homme, elles, demeurent intactes et leur nature est inchangée. Ainsi, à l'aide d'une langue oscillant entre hier et aujourd'hui, entre temps passés et présents, entre narration et action, cette adaptation souhaite souligner l’universalité de son propos.

La situation désagréable dans laquelle se retrouve le héros peut faire écho à tout un chacun, si l'on envisage le nez comme symbole. Sans nécessairement s'attacher à une définition symbolique pure, le nez peut représenter tout élément de soi : de l'action à la nature profonde, en passant par la simple opinion ou l'idée éphémère. Comme si à travers cette perte, on assistait en fait à la quête de soi, une fenêtre sur le cheminement personnel, la perte comme une individuation non affirmée, celle qui nous éloigne du commun, de notre comportement primaire, instinctif et animal.

Dans cette quête, notre héros laisse de côté, l'espace d'un instant, les automatismes réconfortants de son quotidien et se retrouve inexorablement confronté à ceux des autres, à la machinerie de l'administration ou du pouvoir, à l'aliénation de ses contemporains. De l'aliénation des individus naît l'aliénation de la société, et par conséquent l'impossibilité grandissante de communiquer. Et c'est sans compter sur l'idée inconsciente que l'on se fait de la norme ! Autant de forces qui, si l'on se demande « Comment ? » et non « Pourquoi ? », nous poussent doucement à glisser de nouveau vers l'ordre établi...

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