Femme de chambre

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Théâtre 13 - Seine , Paris

Du 15 au 24 mars 2013
Durée : 1h30

CONTEMPORAIN

C'est l'histoire ou plutôt l'errance d'une femme, Lynn, infiniment seule, perdue dans l'immensité de la ville, à la recherche de l'être humain... Son existence est banale. Elle trouve une place de femme de chambre à l’Eden, elle se passionne pour le ménage et fait de la propreté son salut. Reprise Prix du Jury et Prix du public 2012 / Prix Théâtre 13.
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Spectacle terminé depuis le 24 mars 2013

 

Photos & vidéos

Femme de chambre

De

Markus Orths

Mise en scène

Sarah Capony

Avec

Sarah Capony

,

Erwan Daouphars

,

Coco Felgeirolles

,

Flore Grimaud

,

Gaëtan Vassart

,

Hélène Viviès

Reprise Prix du Jury et Prix du public 2012 / Prix Théâtre 13.


La vie banale d'une femme peu ordinaire

La presse du roman
La presse
Note d'intention


  • La vie banale d'une femme peu ordinaire

C'est l'histoire ou plutôt l'errance d'une femme, Lynn, infiniment seule, perdue dans l'immensité de la ville, à la recherche de l'être humain... Son existence est banale. Elle trouve une place de femme de chambre à l’Eden, elle se passionne pour le ménage et fait de la propreté son salut. Sa vie est minutieusement réglée : elle appelle sa mère tous les jeudis, voit son thérapeute chaque vendredi et le lundi retrouve Heinz, son ancien compagnon et patron de l’hôtel. Lynn, toujours au bord de la dérive, se débat pourtant fermement avec l’existence et cherche perpétuellement « à trouver quelque chose ».

Obsédée par les autres qu'elle ne connaît pas, elle tente par des moyens surprenants, incongrus, d'écouter un peu leurs vies. Les expériences de Lynn, petits fragments de l'existence de cette héroïne anonyme, l'embarquent à la recherche de son identité et du sens... Sens de la vie, ceux du corps, sens de notre monde moderne qui souvent isole, égare, enferme les êtres fragiles. Combien y a t'il de Lynn invisibles aujourd'hui dans nos villes ?

« C'est le plus grand bonheur pour un écrivain s'il trouve un lecteur, une lectrice qui a lu son livre avec la même ardeur qu'il l'a écrit” a dit Henri Miller. Malheureusement ce bonheur est rare. Ainsi ma joie était inexprimable après avoir fait la connaissance de Sarah Capony. C'est elle qui a lu Femme de chambre, mon roman, d'une manière si profonde que j'étais vraiment touché et c'est elle qui a aussi écrit une adaptation pour le Théâtre que je trouve formidable.

J'ai eu la chance de travailler avec elle sur le texte et j'avais fréquemment l'impression qu'elle avait compris et saisi le texte mieux que l'auteur même. Au cours du travail elle avait toujours une grande vision, elle avait toujours vu ce roman sur scène, avec ses dialogues et monologues, elle même jouant Lynn Zapatek, la protagoniste de Femme de chambre. Et je suis sûr que cette passion se montrera au Théâtre 13 à Paris où la pièce va être représentée les 26 et 27 Juin 2012. Je me réjouis d'avance de pouvoir être présent à cet événement. » Markus Orths, avril 2012

Femme de chambre a été publié dans neuf pays et a reçu le Telekom Austria Prize. Das Zimmermädchen par Markus Orths © Schöffling & Co. Verlagsbuchhandlung GmbH, Frankfurt am Main 2008, Éditions françaises Liana Levi, traduction Nicole Casanova.

  • La presse du roman

« Les jours secrètement fiévreux d'une jeune femme fragile. Fulgurant, sensuel, troublant et même, délicieusement dérangeant, ce roman d'un jeune auteur allemand, pour la première fois traduit en français. D'emblée, l'écriture exige le silence, impose une lecture qui serait recueillement. […] Femme de chambre ou le roman fiévreux, sensuel, fulgurant - à peine plus d'une centaine de pages - de la rage de vivre. » Télérama

«Dans un style distant et simple - qui fait l’intérêt du texte - Markus Orths nous parle d'un entêtement à vivre, fût ce à travers la vie des autres. » Libération

« N'était l'ambiance pesante, on pourrait rire devant les situations incongrues que l'imagination de Markus Orths enchaîne. Mais trop mal à l'aise pour cela, nous sourions à peine, sous tension. C'est toute l'habileté de l'auteur de ne jamais relâcher la pression dans ce récit insolite et prenant. » Le Matricule des Anges

  • La presse

« C’est la grande intelligence de cette mise en scène, toujours sur le fil. Sarah Capony parvient à évoquer beaucoup avec très peu, la scénographie étant d’une grande sobriété. En revanche, quelle richesse du côté de l’interprétation ! Tous les comédiens sont au diapason, entraînés par une Lynn/Sarah insaisissable et inattendue. » Céline Doukhan, Les Trois Coups

  • Note d'intention

Dès les premières pages du roman, j’ai été saisie par l'écriture de Markus Orths. On pénètre très doucement, l’air de rien, dans un univers où couve la folie ; suivant les pas de son héroïne, Lynn.

Le parcours de cette jeune femme anonyme, ordinaire rappelle l’errance de Lotte dans Grand et Petit de Botho Strauss : une femme éternellement seule, qui porte en elle toute la noblesse de la banalité, perdue dans l’immensité de la ville, à la recherche de l’être humain… Comme Lotte, Lynn ressemble à tout le monde si elle n’était pas si inclassable, si déclassée. C'est ce portrait d'héroïne ordinaire qui m'a bouleversée. Très vite j'ai eu l'envie de l'adapter pour la scène, de jouer ce personnage et de réunir une équipe d’acteurs pour raconter cette histoire.

Ma rencontre en Allemagne avec Markus Orths a été déterminante. Nous avons lu ensemble mon adaptation, corrigé, travaillé, échangé sur le texte, sur ses personnages et il m'a donné son accord enthousiaste pour jouer et mettre en scène son roman.

Raconter cette fable, c'est suivre l’errance de Lynn, ses gestes, ses hésitations, son silence et surtout, sa folle obstination à s’inventer une histoire, une destinée.

Autour d'elle, son monde solitaire se peuple de figures emblématiques qui sont autant de rituels qui rythment sa semaine. Le jeudi, les coups de fil cocasses et pathétiques à sa mère. Le Lundi, les rendez-vous avec Heinz, son ancien compagnon et patron de l’hôtel. Chaque samedi, la rencontre avec Chiara, la prostituée. Le vendredi, le Thérapeute et tous les jours de la semaine, les clients de l’hôtel.

La perversité de Lynn, ses obsessions s’imposent au spectateur avec une simplicité enfantine, presque une innocence. Il y a du sourire dans son désespoir, de la comédie dans sa folie.

Combien y a t-il de Lynn invisibles aujourd’hui dans nos villes ? Ces gens seuls que l’on remarque à peine, pas totalement fous, mais remplis d’un monde trop à eux pour entrer dans le nôtre, pour trouver la porte d’une société indifférente à ceux qui ne sont pas dans ses normes.

Pour scénographie, un plan de ville dessiné au sol. Un espace cartographié, support de l'errance géographique et mentale de Lynn. Au centre, un lit vers lequel convergent toutes les lignes de la carte. Le spectateur suit les actions de Lynn, ses pensées, « comme si les pensées avaient des jambes », il est le témoin des heures secrètes de cette femme.

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