Face à la mère

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Cartoucherie - Théâtre de la Tempête , Paris

Du 05 au 15 mai 2022
Durée : 1h30

MUSIQUE & DANSE

,

Théâtre musical

Face à la mère est un chant d’amour, un poème d’adieu d’un fils à sa mère. Le fils, c’est l’auteur Jean-René Lemoine. Sa mère a disparu tragiquement trois ans plus tôt en Haïti. Avec la complicité du musicien Olivier Mellano, Alexandra Tobelaim confie ce grand poème à trois comédiens et trois musiciens mêlés au plateau, comme six cœurs de fils battant chacun pour la Mère.

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Photos & vidéos

Face à la mère

De

Jean-René Lemoine

,

Olivier Mellano

Mise en scène

Alexandra Tobelaim

Avec

 Astérion

,

Stéphane Brouleaux

,

Yoann Buffeteau

,

Lionel Laquerrière

,

Geoffrey Mandon

,

Olivier Veillon

  • Un chant d'amour

Face à la mère est un chant d’amour, un poème d’adieu d’un fils à sa mère. Le fils, c’est l’auteur Jean-René Lemoine. Sa mère a disparu tragiquement trois ans plus tôt en Haïti. C’est son enfance en Afrique, son adolescence en Belgique, toute son histoire qui est ici transposée, sa voix éclatée en un chœur d’hommes. Avec la complicité du musicien Olivier Mellano, Alexandra Tobelaim confie ce grand poème à trois comédiens et trois musiciens mêlés au plateau, comme six cœurs de fils battant chacun pour la Mère. La conversation avec l’absente est une tentative de réconciliation par-delà la mort, l’occasion d’une retraversée de l’enfance pour mieux se retrouver.

  • Note d'intention

J’ai découvert l’écriture de Jean-René Lemoine à travers une courte pièce : Atlantides. J’ai été séduite par son écriture qui invente les contours d’un monde qui ne ressemble à aucun autre. Elle est poétique et semble parfois sortie d’un autre temps, d’une époque révolue qui s’échoue dans la nôtre pour réveiller des mythologies nouvelles. Elle s’affirme dans sa singularité. J’y ressens aussi une quête des sonorités sans jamais abandonner le sens. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été percutée par une écriture et un univers. Après avoir lu Face à la mère, son écho ne me quittait pas. Une résonance particulière s’est opérée à mon insu. J’y revenais, happée par le sujet, la rondeur des mots et leur simplicité. Et puis un geste répété dans cette pièce me hantait : « Votre main sur mes yeux. » Monter cette pièce, c’est, dans mon travail, le prolongement de mon questionnement sur les rituels de deuil, ce lien aigu qui relie les vivants et les morts. À travers cette pièce, je tente une échappée vers la poésie. Je pars à la recherche d’une théâtralité qui nous rende intégralement sensibles et poreux. Une « communion » entre les acteurs et cette « assemblée silencieuse », comme la nomme Jean-René Lemoine, pour tenter de nouer quelque chose par-delà la représentation : une réconciliation. Un apaisement. Jean-René Lemoine a écrit cette pièce quelques années après l’assassinat de sa mère à Haïti. Elle est donc bâtie sur une histoire vraie. Pour donner à cette histoire personnelle la portée commune qu’elle revêt, j’ai confié cette parole à un chœur de trois jeunes hommes. Ils se dévoilent à travers les mots de l’auteur pour parler de leur rapport à la mère. C’est un trio solidaire de l’histoire qu’ils racontent, leurs identités s’entremêlent, se dédoublent. Il s’agit ici de jouer avec les perceptions, de ne pas découper le texte pour résoudre des questions de sens, mais de distribuer la parole, de travailler sur le rythme et sur la sensation. Nous convoquons ainsi la figure du chœur pour naviguer entre le drame intime et ce rapport à la mère vécu d’une façon universelle.

S’entremêlent musique, parole et chanson pour jouer avec les perceptions des spectateurs. Dans ce projet, la musique est un outil pour accéder à une émotion plus immédiate, plus directe, afin que ces mots puissent atteindre directement les spectateurs, leurs corps, leurs êtres, qu’ils abandonnent la pensée. Elle est centrale, elle aimante la parole. Elle est jouée en direct. Les acteurs portent le texte. La voix est utilisée dans toutes ses dimensions pour nous faire parvenir ce « shot » de sensible.

Alexandra Tobelaim

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