
À partir d’une expérience personnelle, Alice Carré élabore un polar écologique qui expose les dessous de l’exploitation forestière. Et peint une société où la coupe rase est devenue la norme. À partir de 12 ans
À partir de 12 ans
La forêt, Alba n’y connaissait presque rien. Mais voilà qu’elle hérite de quelques parcelles, aux confins reculés de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme. Bien obligée, dès lors, de s’intéresser au bois. D’aller voir de quoi il retourne.
Le pays des merveilles ? Non, un champ de bataille. La sylviculture est un juteux business, et l’agro-industrie met les bois en coupe réglée. On sélectionne, on aligne, on rase, on débite, on import-exporte. On exploite, sans considération pour le paysage, pour les sols ou pour le vivant. Y a-t-il danger de mort à vouloir protéger ce bien commun ? C’est ce que les gendarmes devront démêler.
Nous sommes au Puy-en-Velay en février 2021 et le notaire nous tend un papier avec des coordonnées cadastrales. Dix hectares de bois, divisées en lots de six parcelles, disséminées sur trois communes de la Haute-Loire, en plein cœur de l’Auvergne : voici ce dont mon frère, ma sœur et moi avons hérité. Bien évidemment, c’est hors de question d’en faire une exploitation industrielle. Le Douglas, c’est l’incarnation même de la logique productiviste : monocultures, sols acidifiés, biodiversité détruite… Je suis maintenant assurée qu’il n’avait aucun projet d’exploitation en tête, mais alors pourquoi a-t-il acheté ces bois ? En prenant la carte, je constate que toutes ces parcelles enserrent le village de Saint-Vert. Je tombe sur un vieux cahier d’écolier : un journal familial évoquant ma grand-mère, Catherine Oléon : « Elle est venue au monde dans une famille rurale paysanne en Haute-Loire, hameau de Font-de-Faux, Commune de Saint-Vert, avant qu’elle n’en fût chassée. » Pour moi, ces quelques hectares sont un lieu pour l’imaginaire, une page ouverte et laissée inachevée, la possibilité d’un livre ou d’une pièce à déployer. Alors ces forêts, je m’y suis intéressée. Des histoires, je vais en raconter.
Je recommande fortement
Réservé via Theatreonline
grave et comique à la fois, comédiens très inspirés, salle enthousiaste
Réservé via Theatreonline
J'ai passé un merveilleux moment. Les comédiens sont excellents. Ils portent un texte ciselé qui dénonce nos pratiques matricides à l'égard de la forêt, mais aussi de la Terre, qui nous nourrit. La beauté des propos nous atteint en plein cœur. On est happé par cette pièce de presque 2 heures et quand la lumière s'éteint, on en redemande. Je recommande
Pour 3 Notes
Je recommande fortement
Réservé via Theatreonline
grave et comique à la fois, comédiens très inspirés, salle enthousiaste
Réservé via Theatreonline
J'ai passé un merveilleux moment. Les comédiens sont excellents. Ils portent un texte ciselé qui dénonce nos pratiques matricides à l'égard de la forêt, mais aussi de la Terre, qui nous nourrit. La beauté des propos nous atteint en plein cœur. On est happé par cette pièce de presque 2 heures et quand la lumière s'éteint, on en redemande. Je recommande
17, boulevard Jourdan 75014 Paris