De Pékin à Lampedusa

Essaïon , Paris

Du 28 août 2017 au 23 janvier 2018
Durée : 1h10

CONTEMPORAIN

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Ados

,

Biopic

,

Coups de coeur

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Sélection Pièce d'actualité

Malyka R. Johany incarne avec vitalité Samia Yuzuf Omar, jeune athlète somalienne qui participa aux J.O. de Pékin et mourut en tentant de rejoindre l'Europe. Un très beau spectacle de Gilbert Ponté, sobre et fort, sur le destin d'une jeunesse brisée, prête à risquer sa vie dans l'espoir d'un avenir.
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Photos & vidéos

De Pékin à Lampedusa

De

Gilbert Ponté

Mise en scène

Gilbert Ponté

Avec

Malyka R. Johany

  • Un destin tragique

Pourquoi tous ces hommes, ces femmes, ces familles prennent-ils le risque de mourir dans des embarcations de fortune pour rejoindre l'Europe ? L'histoire de Samia Yuzuf Omar, jeune athlète somalienne, témoigne d'une actualité douloureuse, celle des migrants.

Au prix d’énormes sacrifices, Samia réussit à intégrer l’équipe d’athlétisme qui représentera la Somalie aux Jeux Olympiques de Pékin. A son retour, méprisée par les autorités dans son pays qui l’empêchent de s’entraîner, elle décide de faire le « grand voyage ». Elle n’atteindra jamais les côtes italiennes. Elle meurt en 2012 dans un canot pneumatique en Méditerranée.

Par La Birba Compagnie.

  • La presse

« En prenant en charge le drame de Samia, c’est celui de centaines de milliers de femmes broyés par la misère et la violence qu’il projette dans la lumière du théâtre. L’écriture et la mise en scène de Gilbert Ponté fonctionnent sur la pulsation des mots et l’intensité du personnage, d’une manière très simple et très pure. » Gilles Costaz, webtheatre, 6 septembre 2017

« Seule sur scène et totalement habitée par son personnage, l'artiste est criante de vérité (...) Aller voir « De Pékin à Lampedusa », c’est s’apprêter à vivre un moment fort et c’est vouloir comprendre mieux l’actualité. » Steph Musicnation, La Parisienne, 6 septembre 2017

« Malyka R.Johany est formidable car elle nous fait vivre et voyager dans cet enfer mais également nous fait partager les moments de joie de son personnage. Son interprétation, qu’elle nourrit également par son corps et par ses chansons, est fascinante. » Theatre.com, 5 septembre 2017

« La jeune chanteuse et comédienne est une interprète idéale. Elle n’entre pas « dans la peau du personnage », mais elle lui donne sa peau, ses muscles, sa voix, sa force et son élan, avec toute la modestie et l’obstination de la jeune athlète somalienne. » Théâtre du blog

« L’ensemble donne une dimension poignante à ce spectacle qui invite à la réflexion et au débat. » La grande Parade

« Dans le texte et la mise en scène de Gilbert Ponté, ni pathos, ni voyeurisme, ni surenchère. Le ton est juste, la parole est pudique. Le tout est épuré et si fort, si puissant, si ardent. » Coup de théâtre

« Gilbert Ponté a écrit et mis en scène le récit de la courte vie de l’athlète Samia Yusuf, qui fuyait la guerre et sa Somalie natale. Malyka R. Johany est touchante... » L'Humanité

« Malyka R. Johany d’une grâce et d’une fraicheur saisissantes... » Le monde.fr

« La jeune actrice Malyka R. Johany est sublime. Elle possède une simplicité qui rend son personnage proche de nous. Elle possède également une grâce physique extrêmement rigoureuse qui rend hommage à la beauté de l'athlétisme. Elle possède pour finir une voix chantée très belle... La mise en scène est très fluide. Elle use de quelques accessoires et de projections vidéo bien utilisées qui nous transportent par moments à l'autre bout du monde...Une direction d'acteur rythmée... » La Revue du spectacle

« Malyka R. Johany, seule en scène, nous emmène dans un périple intime avec une très touchante et authentique interprétation. Elle doit être un peu la réincarnation de Saamiya, enveloppée dans les drapés colorés de la Somalie, son bandeau blanc de sportive sur le front pour « retenir ses belles boucles brunes. Le texte de Gilbert Ponté est poignant et profond, sa mise en scène, toute en couleurs et en volute, est parfumée de chants d’ailleurs. Intenses moments de théâtre et d’espace vide, remplis des émotions des voyages intérieurs. De Pékin à Lampedusa est une histoire de passion hors norme, une tragédie moderne. C’est aussi un magnifique message d’humanité et de courage... » Piano Panier.com

  • L’histoire de Samia Yusuf Omar

Samia Yuzuf Omar est née en 1991, l'année où la guerre civile a éclaté en Somalie, après la chute du président Siad Barre. En 2007, l'adolescente, âgée de 16 ans, doit arrêter sa scolarité à la mort de son père, tué en pleine rue de Mogadiscio. Elle s'occupe alors de ses cinq frères et soeurs, et permet à sa mère de gérer la petite épicerie familiale. À la suite de ce drame, la jeune fille trouve refuge dans l'athlétisme.

Au prix d’énormes sacrifices, elle réussit à intégrer l’équipe d’athlétisme qui représentera la Somalie aux Jeux Olympiques de Pékin. Aux éliminatoires du 200 mètres, elle terminera loin derrière les championnes. Mais pour elle, c’est une victoire.

Elle retourne à Mogadiscio heureuse : « C’était une expérience merveilleuse de défiler sous les couleurs de mon pays, la Somalie, et aux côtés des plus grands athlètes du monde. Un moment magique. Je me suis sentie importante ». Oubliée méprisée par les autorités dans son pays qui l’empêchent de s’entraîner, elle décide de fuir et de tenter " le grand voyage " vers l’Europe. Son rêve : participer aux Jeux Olympiques de Londres de 2012.

Elle n’atteindra jamais les côtes italiennes. Elle meurt en 2012 dans un canot pneumatique en Méditerranée.

  • Genèse du projet d’écriture

« L’idée d’écriture est née à la suite de la lecture d’un article de Igiaba Scego, auteur italienne d’origine somalienne. Il ne s’agissait pas pour moi de raconter le destin épique et tragique de Samia Yuzuf Omar. Il s’agissait surtout de retranscrire l’énergie de la jeunesse, la flamboyance de la passion du sport qui jaillissait de sa courte vie et qui lui permettait de survivre dans son pays déchiré par la guerre.

Je suis toujours attiré, fasciné par les personnages qui portent en eux une passion, de Saint-François d’Assise à Georges Méliès, en passant par mes parents immigrés. Tous ces passionnés possèdent au fond d’eux-mêmes des forces de vie qui leur permettent d’aller de l’avant. Malgré la misère, la faim, les déboires, ils avancent debout, bien droit face à la vie qui leur est offerte. Ils sont durs à la tache, durs à la souffrance. Ils sont des exemples pour l’humanité.

L’histoire de Samia Yuzuf Omar a immédiatement résonné en moi d’une façon épidermique. Il me semblait que je la connaissais depuis toujours, que je l’avais déjà vécue. Je comprenais cette jeune fille à travers ma propre histoire, ou plus exactement l’histoire de mes parents. On ne peut pas comprendre l’histoire de l’immigration, ni en parler si on ne l’a pas vécue. Impossible de comprendre ce besoin de fuir un pays pour survivre, au risque de mourir. » Gilbert Ponté

Avis du public : De Pékin à Lampedusa

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S X. (144 avis) 08 septembre 2017

Un spectacle dépouillé et nécessaire Un beau spectacle, pas du tout dans le pathos, interprété avec justesse par une jeune comédienne et chanteuse que j'espère promise à un bel avenir. Par le destin particulier et tragique de cette athlète, Gilbert Ponté parle en fait de la jeunesse impossible à vivre dans certains pays et nous fait bien ressentir l'élan vital qui pousse certains à partir, en dépit des dangers, vers l'Europe.
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