Chroniques 1954-2003

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Artistic Théâtre , Paris

Du 18 octobre au 12 décembre 2021
Durée : 1h40

CONTEMPORAIN

,

Pièce historique

,

Société

Dans un théâtre aux allures de cabaret littéraire, voici quelques-unes des chroniques que Françoise Sagan a écrites entre 1954, date de la sortie et du succès mondial de Bonjour tristesse, et 2003, un peu avant sa disparition. A travers ces chroniques s’esquisse, par touches tendres, amusées ou incisives, l'époque qu'elle traversa.

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Photos & vidéos

Chroniques 1954-2003

De

Andy Emler

,

Françoise Sagan

Mise en scène

Anne-Marie Lazarini

Avec

Cédric Colas

,

Guilherme de Almeida

,

Coco Felgeirolles

,

Frédérique Lazarini

  • Portrait d'une époque

Le mythe Sagan naît en 1954 dès la parution de Bonjour tristesse.

Une vie, offerte jusqu'à la brûlure à l'ivresse de l'alcool, aux volutes de fumée de cigarettes, à l'étourdissement de la vitesse et la passion du jeu, aura donné les contours visibles d'une légende qui la suivra toute sa vie.

Son écriture, composée de phrases courtes, de formules justes, de pointes d'humour, sera assez tôt qualifiée de « petite musique ». On y décèle, infiniment sensible, la complicité touchante de l'auteur avec ses personnages, et s'y dessinent ses domaines de prédilection, comme la fragilité des liens amoureux, la vie facile teintée de sensualité, de cynisme et d'indifférence. La solitude, la langueur, sont au cœur de son oeuvre, parcourue de touches de tendresse, d'un brin d'amertume, et d'une généreuse désinvolture.

Françoise Sagan s'est souvent vu reprocher d'être la romancière frivole d'un milieu doré et passablement désenchanté.

Rouler vite, boire du whisky, vivre la nuit, correspondaient chez moi à des goûts évidents. Alors j'ai décidé de porter ma légende comme une voilette.

Il est pourtant une certitude bien plus largement partagée : sous cette désinvolture se cache un oeil attentif, sous le ton enjoué percent des blessures secrètes... et surtout, Françoise Sagan est profondément libre et c'est en toute liberté qu'elle s'exprime.

Elle aura donc pu écrire quand il le fallait sur un monde dont les inégalités lui sembleront criantes et s'engager chaque fois que cela lui paraîtra juste. Le cœur me bat comme on dit écrira-t-elle.

Son style classique, fluide, tissé de sobriété et d'éphémère, va éclater dans ses Chroniques qu'elle commence dès 1954, après le triomphe de Bonjour tristesse, et qu'elle continuera jusqu'en 2003.

Elle a 19 ans et devient soudainement une proie consentante à toutes les curiosités et à toutes les attentions. Nombre de journaux la sollicitent, L'Express, Vogue, Egoïste... Sa virtuosité - car elle est virtuose - réside dans son bonheur d'écrire. Elle ne s'attarde jamais, elle va à l'essentiel, le regard acéré, plein d'esprit. Elle nous donne à voir la beauté de New York ou le charme de Venise, nous confie sa fascination pour Orson Welles ou sa passion pour Billie Holiday. Ses Chroniques disent ses amitiés, ses admirations et révèlent ses penchants dévorants pour le jeu ou la vitesse.

Lorsqu'elle le juge juste, sa plume s'engage aussi, pour rendre hommage aux infirmières ou prendre la défense de Djamila Boupacha, torturée pendant la guerre d'Algérie. Il lui suffit de quelques lignes pour convoquer la beauté, la fièvre ou la cruauté du monde, le charme d'un paysage, d'une musique ou d'un visage.

Par le prisme d'un esprit libre, brillant et incisif, c'est toute une époque qui se dessine et, derrière elle, le portrait en filigrane de Françoise Sagan.

Anne-Marie Lazarini

  • La presse

« Un cabaret littéraire où se dévoile la personnalité de Sagan au travers des notes acides et drôles de ses chroniques. C'est vif, enlevé et on ne s'ennuie jamais avec celle que François Mauriac avait appelée "le charmant petit monstre". » Micheline Rousselet Snes-Fsu

« Piquante idée : nous faire découvrir la Sagan journaliste, qui dès le triomphe de Bonjour tristesse, en 1954 - elle avait 19 ans -, fut sollicitée par les meilleurs magazines pour des Chroniques. On en goûte ici un réjouissant florilège (finement et drôlement dites), confortablement installé dans un théâtre transformé en cabaret. La prose légère et caustique de Sagan devient une suite d'exercices virtuoses, comme au music-hall. » Fabienne Pascaud Télérama TT

« À tour de rôle, Cédric Colas, Coco Felgeirolles et Frédérique Lazarini déclament les textes choisis, entre les notes de piano de Andy Emler, interprétées par Guilherme de Almeida, qui mêle ses  touches mélodiques à la sarabande de mots de la grande Françoise. Une scénographie délicate de François Cabanat permet de rythmer ces allées et venues où la délicatesse du verbe n’a d’égal que l’allant de ceux qui le portent. » Jack Dion Marianne

« Une mise en scène inspirée qui rend hommage à un phénomène littéraire foudroyant. Anne-Marie Lazarini a réuni autour d'elle une brillante distribution : Cédric Colas, Coco Felgeirolles et Frédérique Lazarini, accompagnés avec talent au piano par Guilherme de Almeida. Un spectacle qui fait plaisir à voir après tant de mois de privation. » Michel Jakubowicz ON-mag.fr

« Ce spectacle est joyeux, chaleureux, il sent l'encre et les dîner Flammarion. Une soirée originale, comme on aimerait en avoir plus souvent... » Robert Bonnardot Sorties-a-paris

« Ambiance cabaret, rideau rouge, tables et lumières feutrées, un bar sur le côté, des silhouettes de carton sont placées dans les fauteuils, représentant les amis, la famille, les amants de Françoise. Elle aurait été amusée de voir sa vie comme un cabaret, avec des interprètes de grand talent, des habitués de l'Artistic Théâtre qu'on a plaisir à retrouver après des mois de disette. » Anne Delaleu Théâtre Passion

« Ce cabaret littéraire dessine un portrait de celle qui traversa son époque avec une vitesse qu'elle aimait autant que la vie. On en sort avec l'envie furieuse de lire ou relire ses écrits. » E.D. Sortiz

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