Baal

Christine Letailleur revient à La Colline avec la première pièce de Bertolt Brecht et choisit Stanislas Nordey pour en incarner la puissance et en révéler la fascinante beauté.
Christine Letailleur revient à La Colline avec Baal, première pièce de Bertolt Brecht qui éclaire, avec lyrisme et fracas, la question d’une jeunesse traumatisée par la guerre, rebelle et déterminée. Stanislas Nordey incarne la figure du poète maudit, sans époque et sans âge.

Audiodescription mardi 9 et dimanche 14 mai 2017. Surtitrage en français mardi 2 et dimanche 7 mai 2017.

  • Le texte de Brecht

Christine Letailleur revient à La Colline avec Baal, première pièce de Bertolt Brecht. Le texte, choisi dans sa version originelle (1919) et traduit par Éloi Recoing, éclaire, avec lyrisme et fracas, la question d’une jeunesse traumatisée par la guerre, rebelle et déterminée.

Stanislas Nordey incarne l’écrivain libre et maudit de Baal, pièce mythique de Bertolt Brecht dont Christine Letailleur exhume la deuxième version.

  • La presse

« Ce sont les ciels mauves et bleus, les lumières rouges des bouges qui nimbent la belle mise en scène de Christine Letailleur, qui va voir du côté du cinéma muet, du théâtre d'ombres et du cabaret. » Fabienne Darge, Le Monde

« La scénographie d'Emmanuel Clolus, animée des vidéos de Stéphane Pougnand et du travail sur le son de Manu Léonard, accompagne le texte, sans jamais l'illustrer. » Armelle Heliot, Le Figaro

« Nordey, ce grand amoureux des textes, aime détacher les phrases pour mieux les savourer, il en ralentit le débit pour mieux nous les faire entendre, et il accompagne cela d’une gestuelle des bras et des mains qui orchestre l’émission des mots. » Jean Pierre Thibaudat, Mediapart

« Associé à un autre brillant comédien, Vincent Dissez, qui campe l'ami-amant Ekart, il [Stanislas Nordey] fait des étincelles en Villon punk, tribun fiévreux du « no future », qui rejette tous les codes (...). Sa performance millimétrée, intense de bout en bout, impressionne. A l'actif de Christine Letailleur, on retiendra aussi la belle atmosphère de nuit éternelle (...) » Philippe Chevilley, Les Echos, 27 mars 2017

  • Note d'intention

En 1918, Bertolt Brecht a vingt ans. Mobilisé comme infirmier dans un hôpital militaire, il doit interrompre ses études. Il n’a certes pas comme Ernst Toller l’expérience du front mais il en ressent toute l’horreur. La guerre influence son oeuvre de jeunesse. Cette même année, il confie à un ami qu’il “voudrait écrire une pièce sur François Villon qui fut au XVe siècle, assassin, brigand, chansonnier et poète”.

Il commence alors à composer sa première pièce de théâtre, Baal, dans laquelle on pressent le grand écrivain et dramaturge à venir. Tout au long de sa vie, il retravaillera et remaniera cette première pièce dont la dernière version date de 1955, un an avant sa mort.

Baal est une oeuvre poétique, philosophique et politique dans laquelle Brecht décrit l’errance existentielle d’un “poète lyrique” qui n’a decesse de vouloir jouir ; Baal est assoiffé de sexe, de schnaps et de mots. Il aurait pu faire éditer ses poèmes, connaître la reconnaissance et le succès, mais il refuse les faux-semblants, les compromis, les conventions sociales et bourgeoises. Il veut être libre et ne pas s’encombrer de ses amours. Il préfère la solitude – cette vérité de l’être au monde – et la nature dans ce qu’elle a de plus sauvage.

Les mains dans les poches, il traverse des paysages aux ciels violacés,par des nuits étoilées, s’endort dans des mansardes, fait l’amour dans le foin et s’enivre dans les tavernes et les cabarets. J’ai choisi de faire entendre la deuxième version de Baal datant de 1919, dans la belle traduction d’Éloi Recoing. Il nous fait ressentir la fougue, la violence, la révolte du jeune Brecht et le chaos d’une époque au lendemain d’un monde traumatisé par la guerre. Baal est un être blessé, engendré par un monde destructeur et à l’image de sa société qui ne pense qu’à l’argent et à ses plaisirs, il n’a pas d’autres choix que d’être amoral. Baal, figure du poète maudit reste sans époque et sans âge. Il est de tout temps.

Pour incarner la puissance poétique de cette oeuvre de jeunesse et en révéler sa fascinante beauté, j’ai choisi Stanislas Nordey pour interpréter le rôle de Baal. Stanislas m’a déjà accompagnée comme acteur dans différents projets, comme Pasteur Ephraïm Magnus de Hans Henny Jahnn, La Philosophie dans le boudoir de Sade et dernièrement Hinkemann d’Ernst Toller.

Également, Vincent Dissez, pour incarner le rôle d’Ekart. J’ai retrouvé aussi d’anciens compagnons de route, Philippe Cherdel et Richard Sammut, des anciens élèves de l’école du Théâtre national de Bretagne, Karine Piveteau et Manuel Garcie-Kilian, du conservatoire de Liège, Fanny Blondeau et Valentine Gérard et de jeunes acteurs sortis récemment de l’école du Théâtre national de Strasbourg, Emma Liégeois, Youssouf Abi-Ayad et Clément Barthelet.

Christine Letailleur

  • Chanson de Baal

Si une femme a des hanches grasses,
Je la fous dans l’herbe verte
Robe, culotte, tout ça valse
Radieux - car j’aime ça.
Si la fille mord jusqu’au sang,
Je nettoie à l’herbe verte
Nez, ventre et bouche et dent
Propre - car j’aime ça.
Si la fille fait la belle chose
Avec fougue, mais un peu trop,
Je lui serre la main et ris :
Aimable, car j’aime ça.

Bertolt Brecht, Baal, version 1919, traduction Éloi Recoing, L’Arche Éditeur, 2017

Sélection d’avis du public

Baal Le 4 mai 2017 à 09h07

Excellente mise en scène, un Stanislas Nordey exceptionnel. Un chef d'oeuvre au théâtre. Bravo!

Baal Par Marie-NoëlleBP - 2 mai 2017 à 10h37

Texte long qu'une mise en scène excellente et de très bons acteurs ne suffit pas à sauver. Certes l'aspect mauvais garçon est bien rendu par Brecht, mais la poésie délicate et tendre de Villon m'a manqué.

Baal Par Anne T. - 22 avril 2017 à 13h39

Très belle mise en scène mais pas d'émotion et au final très très ennuyeux

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Baal Le 4 mai 2017 à 09h07

Excellente mise en scène, un Stanislas Nordey exceptionnel. Un chef d'oeuvre au théâtre. Bravo!

Baal Par Marie-NoëlleBP (31 avis) - 2 mai 2017 à 10h37

Texte long qu'une mise en scène excellente et de très bons acteurs ne suffit pas à sauver. Certes l'aspect mauvais garçon est bien rendu par Brecht, mais la poésie délicate et tendre de Villon m'a manqué.

Baal Par Anne T. (2 avis) - 22 avril 2017 à 13h39

Très belle mise en scène mais pas d'émotion et au final très très ennuyeux

Informations pratiques

La Colline (Théâtre National)

15, rue Malte Brun 75020 Paris

Accès handicapé (sous conditions) Bar Gambetta Librairie/boutique Restaurant Salle climatisée Vestiaire
  • Métro : Gambetta à 73 m
  • Bus : Gambetta - Pyrénées à 53 m, Gambetta à 57 m, Gambetta - Cher à 144 m, Gambetta - Mairie du 20e à 150 m
  • Station de taxis : Gambetta
    Stations vélib  : Gambetta-Père Lachaise n°20024 ou Mairie du 20e n°20106 ou Sorbier-Gasnier
    Guy n°20010

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Plan d’accès

La Colline (Théâtre National)
15, rue Malte Brun 75020 Paris
Spectacle terminé depuis le samedi 20 mai 2017

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