Asphalt Jungle

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Manufacture des Abbesses , Paris

Du 29 août au 13 octobre 2018
Durée : 1 heure

CONTEMPORAIN

Deux individus demandent à un troisième de taper sur un quatrième. A partir cette donne, un jeu pervers se trame inexorablement sous nos yeux. Pas de bourreau ni victime sans complices. Violence gratuite, embrigadement, soumission... mais aussi ironie, humour noir et extravagance : voilà le cocktail détonant du western urbain de Sylvain Levey.
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Spectacle terminé depuis le 13 octobre 2018

 

Photos & vidéos

Asphalt Jungle

De

Sylvain Levey

Mise en scène

Laurent Maindon

Avec

Ghyslain Del Pino

,

Christophe Gravouil

,

Yann Josso

,

Nicolas Sansier

  • Western urbain

Deux individus demandent à un troisième de taper sur un quatrième. À partir de cette donne, un jeu pervers se trame inexorablement sous nos yeux. Pas de bourreau ni victime sans complices. Violence gratuite, embrigadement, soumission... mais aussi ironie, humour noir et extravagance : voilà le cocktail détonant de ce western urbain. Les textes de Levey semblent des météorites tombés d’un ciel tourmenté.

Asphalt Jungle créé en 2008, est une pièce audacieuse qui traite de la violence gratuite. La pièce explore tous les mécanismes de manipulation, de soumission et de harcèlement à l’œuvre. Il s’agit d’un drame de la vie quotidienne dont l’actualité du propos se vérifie malheureusement toujours.

Par la Cie du Rictus.

  • La presse

« Une heure durant, ce rituel de torture mentale et physique, prétendument ludique, va glacer les sangs. Parce que les comédiens incarnent avec un cynisme distancié et constamment inquiétant leurs personnages de trop banals bourreaux et victimes. Pas un moment de pause, de calme, d’espérance dans le quatuor assassin, brut et brutal de Sylvain Levey. (...) Le spectacle est sec, dur. Troublant. Mais il blesse là où il faut. Les relations terribles et mortifères entre les êtres, les jeux de violence et d’humiliation dont nous ne sommes pas toujours maîtres et que nous acceptons. Autant de questions posées ici sans complaisance ni voyeurisme et à travers une forme étonnante. » Fabienne Pascaud, Télérama

« C’est un spectacle d’une précision, d’une force et d’une subtilité dans la brutalité, tout a fait remarquable… » Gilles Costaz, France Inter, Le Masque et la plume

« Jusqu’à quel point sommes-nous les complices passifs et mutiques des horreurs qui se déroulent sous nos yeux ? Ce spectacle, d’une noirceur oppressante, fait mine de passer par l’absurde, et donc le rire, mais en réalité il nous accule dans une voie sans échappatoire. Sur le plateau sombre et sobre, nul besoin de panneau indicateur. C’est bien en enfer que nous sommes. Sauve qui peut ! » Joëlle Gayot, Télérama sortir

« Ghyslain Del Pino, Christophe Gravouil, Yann Josso et Nicolas Sansier interprètent leurs rôles avec un très grand talent et une finesse suggestive d’autant plus efficace qu’elle ne caricature jamais ces êtres atroces, figures plutôt que personnages, humains, nos semblables, nos contemporains, nous, peut-être… » Catherine Robert, La Terrasse

« Ici, on apprend à se concilier les autres, à les trahir, à les haïr, à les tuer, impossible de s’échapper. Devant le dégoût d’un des deux survivants, l’autre conclura : « Ce n’est que le début… Serre les dents. » » L’Echo de l’Ouest

« Une mise en scène dépouillée et un recours parcimonieux à la vidéo plaident une économie volontaire d’effets. Nul besoin d’en rajouter autour d’un verbe au scalpel servi par une belle distribution. » Le Maine Libre

« Le texte de Sylvain Levey entraine le spectateur dans le fait divers, signe des dérives des sociétés, et dans le passage à l’acte. Laurent Maindon propose une mise en scène dépouillée, au plus vif du sujet et investit dans la direction d’acteurs-un remarquable quatuor : Ghyslain Del Pino, Christophe Gravouil, Yann Josso, Nicolas Sansier. » Brigitte Rémer, Ubiquité Cullture

  • La captation du mal-être

Quand on lit les textes de Sylvain Levey, on est immédiatement frappé par les qualités de captation de celui‐ci. Captation d’une solitude, captation d’une révolte, captation d’un malaise ou d’un mal‐être indéfini. Les personnages semblent subir une pression qu’ils ne perçoivent pas mais qui tend à les broyer. D’autres reproduisent des comportements ou revendiquent des convictions dont ils ignorent la cause et l’origine. La force de ces regards posés sur des situations indépendantes entre elles, c’est qu’elle n’est pas partisane d’une idéologie. Levey ne nous inflige pas une analyse pseudo‐marxisante ni même le discours lénifiant des experts en psychologie collective qui abondent sur les chaînes de télévision. Il nous donne à voir une société qui se cherche à travers les faits divers ; ceux‐ci devenant les révélateurs supposés de nos comportements, seuls indices pour comprendre notre situation.

Ses esquisses à lui révèlent les meurtrissures d’une société dérivante, en quête d’elle‐même, se réinventant ses propres mythes. Elles mettent en évidence les tendances que nous constatons partout en Europe et en Amérique du nord : repli sur soi, peur de l’autre. Tous ces réflexes identitaires qui mènent à l’annihilation de l’autre ou au suicide. Et c’est là que Sylvain Levey parvient à débusquer l’universel enfoui, à restaurer dans l’aventure individuelle ce qu’elle a de mythologique.

Il erre entre ces âmes et ces affres à la manière d’un Gus van Sant, tentant la reconstitution du passage à l’acte en déroulant les faits.

Laurent Maindon

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