33 Évanouissements

Saint-Denis (93)
du 18 au 27 mai 2007
1h40

33 Évanouissements

Loin du Tchekhov mélancolique connu de nos scènes, ces farces (Le Jubilé, L'Ours, La Demande en mariage) sont des satires sociales dont Meyerhold voulait obtenir « un rire à travers les larmes » et « à travers ce petit vaudeville, toute une mer d'associations ». Travailler ainsi Tchekhov était affirmer l'appartenance de cet auteur à une veine fantastique russe où le grotesque et l'acuité politique ont leur part.

La fin du XIXe siècle et le « tournant du siècle » correspondent à un grand moment d'effervescence politique, sociale, intellectuelle et artistique. Cette période d'ouverture sur l'étranger et de croisements intenses entre les disciplines conduit le théâtre, en particulier en Russie, à remettre en cause le réalisme académique. Le symbolisme et le naturalisme incarneront ces nouvelles voies d'évolution. L'immense œuvre de Vsevolod Meyerhold prend naissance au cœur de cette crise, à cet embranchement, pour s'en éloigner et renouveler profondément les pratiques.

L'érudition, le brassage des traditions théâtrales, la violence des questions sociales qui les traverse, leur capacité à « brûler des questions » et à interroger l'essence du théâtre, frappent quand on étudie ces avant-gardes. C'est dans cette vigilance artistique et politique que Meyerhold s'est approprié trois farces de Tchekhov, Le Jubilé, L'Ours et La Demande en mariage, en 1935, sous le titre 33 Évanouissements.

Loin du Tchekhov mélancolique connu de nos scènes, ces farces sont des satires sociales dont Meyerhold voulait obtenir « un rire à travers les larmes » et « à travers ce petit vaudeville, toute une mer d'associations ». Travailler ainsi Tchekhov était affirmer l'appartenance de cet auteur à une veine fantastique russe où le grotesque et l'acuité politique ont leur part.

D'où le désir de Pierre Hoden de monter ces trois farces avec le regard de ce géant du théâtre européen. Et dans l'ombre portée des décloisonnements que Meyerhold opéra dans le théâtre, le faire avec des amateurs, comme ce fut déjà le cas pour certains spectacles précédents, notamment Le Procès de Lucullus.

Traduction française de Catherine Hoden. Avec des artistes amateurs de St-Denis et les comédiens de la Compagnie Les Affranchis, d'après la création de Vsevolod Meyerhold.

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Spectacle terminé depuis le dimanche 27 mai 2007

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