
Que feriez-vous si à 21 ans, vous appreniez que vous étiez atteint d’une maladie auto-immune qui peut mener à la paralysie ?
Valentine a 21 ans, une énergie débordante et des projets plein la tête. Entourée d’un grand-père qu’elle adore, de parents tumultueux, mais aimants, l’avenir semble lui appartenir. Jusqu’au jour où tout bascule. Elle pourrait s’effondrer. Elle choisit de partir 274 jours à l’autre bout du monde avec Rosy.
Mais qui est Rosy ? Élodie Menant donne vie à 18 personnages, avec humour, dérision et sensibilité. Cette histoire est une déclaration d’amour à la vie, un cheminement lumineux et universel sur la résilience, l’acceptation de soi et la magie des rencontres qui nous transforment.
Inspiré de l'histoire vraie de Marine Barnerias.
« Un seule-en-scène bouleversant et lumineux. » Arts-spectacles.com
« Le mouvement est au cœur du dispositif scénique. La danse traverse le spectacle, avec un corps tantôt explosif, tantôt subtil. Le rythme est également insufflé par le texte et par le jeu intense de la comédienne, qui navigue entre le comique et le tragique. » Presse Agence
Un assaut en plein cœur, lorsque Marine m’a raconté son histoire. Une force de vie inouïe se dégageait d’elle : un refus catégorique de la fatalité, une quête de soi et du monde, une nécessité vitale de sortir des conventions.
L’histoire de Marine m’a bouleversée. Lorsqu’elle apprend sa maladie, elle décide de faire un pied de nez à la vie. Marine représente l’héroïne qui ose aller vers l’inconnu et qui en ressort grandie, confiante. Elle découvre d’autres cultures, d’autres manières de penser, d’autres façons de vivre. Une parenthèse de 9 mois qui bouscule tous ses a priori, toutes ses certitudes et surtout qui lui permet de mieux comprendre son corps, de mieux appréhender son mental. Ce voyage la confronte à elle-même, la bouscule, la dérange, mais surtout va provoquer l’apaisement face à la maladie. Il ouvre le champ des possibles et cette épopée donne au spectacle un souffle de vie plein d’espoir.
Afin de laisser la parole au corps qui peine, qui a peur, qui défaille, il me semblait important d’inclure un travail chorégraphique qui exprime des sensations que les mots parfois ne peuvent traduire.
Cette pièce est pour moi une ode à la vie, à la rencontre de soi, de l’autre et du monde.
Elodie Menant
En découvrant le texte d’Élodie, j’ai immédiatement retrouvé ce que j’aime chez elle : sa foi en la vie, sa joie inaltérable (ou presque), et cette façon qu’elle a de prendre les épreuves à bras-le-corps pour les transformer et donner du sens à son existence. J’ai donc accepté sa proposition de la mettre en scène avec une grande joie, mais également en toute conscience de l’engagement et de l’exigence que demande ce projet.
Marine Barnerias, qui inspire le personnage de Valentine, a choisi non pas de se battre contre sa maladie, mais de se réconcilier avec elle-même. Elle le fait à travers une exploration à la fois intime et spectaculaire, introspective et profondément tournée vers les autres.
La mise en scène sera en mouvement permanent. Parce que c’est l’histoire d’une femme qui se met en marche — et que rien ne pourra l’arrêter. Pour rendre perceptible cet élan vital, la danse viendra traverser et bousculer le personnage de Valentine. Son corps sera constamment en mouvement : parfois infime, parfois explosif, parfois esthétique, parfois dérangeant.
Il y a aussi le mouvement du texte, notamment à travers les slams, portés par une musique qui avance comme un train dans la nuit. Il y a le mouvement de la comédienne elle-même : sa respiration, sa manière de traverser le spectacle avec intensité, ses ruptures, ses contrastes entre comique et tragique, toujours à fleur de peau.
La musique joue un rôle essentiel, elle fait exister les pays traversés mais aussi les espaces intimes et les moments de solitude. Elle évolue tout au long du spectacle, parfois légère, lente, puis puissante et libératrice.
Le seul-en-scène permet un rythme plus intense, plus continu, presque haletant et le spectacle devient alors une expérience sensorielle autant qu’émotionnelle.
Eric Bu
15 rue du Retrait 75020 Paris